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Salvador – Amérique latine
© prensagrafica.com
Le 2 juillet dernier, des leaders de CRIPDES (Association des communautés rurales pour le Développement du Salvador), un organisme partenaire de Développement et Paix, ont été arrêtés alors qu’ils se dirigeaient vers une manifestation pacifiste à Suchitoto, près de San Salvador. Une grande coalition d’organisations de la société civile s’était alors rassemblée afin de protester contre la proposition du gouvernement d’Antonio Saca de privatiser le système local d’approvisionnement en eau. Les membres de CRIPDES avaient prévu manifester à Suchitoto, où le président Saca devait prendre la parole.

Partenaire de longue date de Développement et Paix, CRIPDES travaille depuis de nombreuses années à renforcer les communautés rurales et à les accompagner dans leur lutte pour l’obtention de meilleures conditions de vie pour les pauvres. L’accès à l’eau pour les pauvres est une priorité pour CRIPDES, ce qui explique que l’organisme soit préoccupé par les politiques gouvernementales qui peuvent menacer ce droit.

Cinq personnes furent interceptées en route vers la manifestation : Martha Lorena Araujo, présidente de CRIPDES, Rosa Maria Centeno, vice-présidente, Maria Haydee Chicas, responsable des communications et journaliste, ainsi que Manuel Antonio Rodriguez, leur chauffeur. Dix autres personnes furent quant à elles arrêtées à la manifestation.

Toutes ont été accusées « d’actions terroristes » sous la sévère loi antiterroriste du Salvador, alors que la manifestation constituait clairement une protestation sociale légitime. Comme les quatre membres de CRIPDES arrêtés n’étaient même pas arrivés à la manifestation, il est difficile de concevoir que des accusations aient pu être légitimement portées contre eux.
Dernières nouvelles :
27 juillet : La présidente Martha Lorena Araujo et la vice-présidente Rosa Maria Centeno de CRIPDES, ainsi que les sept autres personnes détenues ont été libérées provisoirement aujourd'hui. Toutefois, les accusations
« d'actions terroristes » n'ont pas été retirées.
23 juillet : Cinq des détenus, incluant Maris Haydee Chicas, responsable des communications de CRIPDES, ont depuis été libérés provisoirement; toutefois, les accusations portées contre eux n’ont pas été retirées.
Lettres de solidarité envoyées par de Développement et Paix
Développement et Paix a réagi à cette situation en envoyant ces lettres :
  • Lettre de la présidente du conseil national de Développement et Paix au président du Salvadorfrançais, espagnol

  • Lettre du chargé de programmes pour le Salvador au président du pays directeur de la police nationale - espagnol

Autre action :
Développement et Paix a aussi ajouté son nom à une annonce parue le 21 juillet dernier dans le quotidien Diario Colatino, demandant la libération des détenus et le retrait des accusations : espagnol, anglais
Vous trouverez plus d’information sur les sites suivants :
Reporters sans frontières
SalvAide (en anglais)
Upside Down World (en anglais)
Philippines – Asie
La campagne Stop the Killings
Il y a eu une grave détérioration des droits humains aux Philippines à la suite de l’élection de la présidente Macapalgal-Arroyo en 2001, comme en témoignent les assassinats de plus de 850 militants des droits humains, avocats, journalistes, représentants de l’Église, syndicalistes, leaders paysans et leaders d’organisations politiques qui en ont résulté.
La coalition de « Stop the Killings » est composée des Églises, organisations non gouvernementales et groupes de solidarité suivants :
AgroPaix
Développement et Paix
L’Église anglicane du Canada
KAIROS
L’Église unie de Beaconsfield
Ontario Committee for Human Rights in the Philippines
Canadian Advocacy Group on the Philippines
Primate's World Relief and Development Fund
Center for Philippine Concerns
Philippine Solidarity Group-Toronto
Chaire d'études asiatiques - Université de Montréal
L’Église unie du Canada
10 mai 2007
La coalition « Stop the Killings » demande au gouvernement du Canada de faire pression sur les Philippines pour que cessent les assassinats politiques
La réponse du gouvernement canadien à la pétition pour dénoncer les assassinats politiques aux Philippines.

Voici la réponse du gouvernement canadien à la pétition signée par 5 000 Canadiens et Canadiennes pour dénoncer les assassinats politiques et le climat d'impunité aux Philippines.

En mars dernier, Développement et Paix a participé à la venue 5 Philippins au Canada. Ces Philippins ont témoigné de la situation insoutenable des droits de la personne aux Philippines et de la torture dont ils ont été victimes. [D'ailleurs, l'un deux a demandé et obtenu le statut de réfugié au Canada]. La tournée canadienne les a amenés à Montréal, Toronto, Ottawa et Vancouver. Des députés canadiens, dont madame Jocelyne Lalonde du Bloc Québécois qui a pris la tête du mouvement, ont décidé de dénoncer en chambre la situation déplorable des droits de la personne aux Philippines. Une pétition a circulé et a été transmise au Parlement en mai dernier. Voici donc la réponse du gouvernement canadien:

RÉPONSE DU MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE L’AGENCE DE PROMOTION ÉCONOMIQUE DU CANADA ATLANTIQUE

Le gouvernement du Canada est profondément préoccupé par les exécutions sommaires pratiquées aux Philippines.

Les représentants du gouvernement canadien ont à maintes reprises fait part de leurs inquiétudes à ce sujet à tous les échelons du gouvernement des Philippines, par l’intermédiaire de notre ambassade aux Philippines et au Canada. Le 11 juin 2007, le secrétaire parlementaire du ministre des Affaires étrangères, M. Deepak Obhrai, s’est levé à la Chambre des communes pour exprimer les préoccupations du gouvernement canadien à ce sujet. Le Canada soutient la mise en place de ressources et de compétences accrues dans les institutions gouvernementales des Philippines et dans les organismes de la société civile qui s’efforcent de redresser la situation en matière de droits de la personne. L’aide au développement octroyée par le Canada aux Philippines contribue à faire avancer le respect des droits de la personne en renforçant la gouvernance, la primauté du droit et la résolution de conflit.

Le Canada a encouragé plusieurs initiatives philippines importantes qui s’attaquent au problème des exécutions sommaires, notamment la force opérationnelle USIF, à l’échelon national, et la Commission Melo, toutes deux instaurées par le gouvernement des Philippines. Le Canada était parmi les pays qui ont souligné l’importance de rendre public le rapport de l’ancien juge associé de la Cour suprême, M. José Melo, lequel peut être consulté à l’adresse suivante : Pinoyhr (en anglais seulement).

Les représentants du gouvernement canadien continuent de consulter les groupes les plus touchés par la violence, notamment dans les régions éloignées des Philippines. La communication continue entre les représentants de l’ambassade du Canada et les hauts responsables du gouvernement des Philippines constitue un élément clé de notre engagement bilatéral à l’égard des droits de la personne.

De plus, le Canada soutient et encourage les efforts déployés par les sociétés minières canadiennes aux Philippines pour faire en sorte que leurs activités soient responsables sur le plan social et environnemental. En 2006, le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international a dirigé une série de tables rondes organisées par le gouvernement du Canada sur la responsabilité sociale des entreprises et le secteur canadien de l’extraction dans les pays en développement. Concurremment, un groupe consultatif composé de spécialistes de l’industrie, du domaine du travail et de la société civile a été mis sur pied pour aider à l’élaboration de programmes et de politiques dans le secteur de la responsabilité sociale des entreprises pour les sociétés minières canadiennes. En outre, le Canada s’attend à ce que les sociétés canadiennes respectent les lignes directrices de l’Organisation de coopération et de développement économiques sur le comportement responsable des entreprises.

Le gouvernement du Canada se réjouit des mesures prises par le gouvernement des Philippines et la société civile philippine pour faire cesser les exécutions sommaires et continue d’exhorter ces derniers à mener promptement des enquêtes rigoureuses et à engager des poursuites contre les auteurs de crimes. Nous avons accueilli favorablement l’invitation que le gouvernement des Philippines a fait parvenir au rapporteur spécial des Nations Unies, M. Philip Alston, pour qu’il enquête sur les exécutions sommaires et arbitraires, et nous attendons son rapport intégral. M. Alston occupe un poste de confiance exceptionnel lui permettant d’enquêter sur les exécutions sommaires et il nous tarde de connaître ses recommandations. Le gouvernement du Canada considère également favorablement l’annonce faite par la présidente des Philippines, Mme Gloria Macapagal-Arroyo, de la création de tribunaux spéciaux qui permettront de poursuivre les responsables de ces crimes et du renforcement des programmes de protection des témoins. Le Canada voit d’un bon œil cette résolution de faire avancer le respect des droits de la personne et appuie les mesures prises par le gouvernement des Philippines en vue de mettre fin aux exécutions sommaires.

Pour des renseignements additionnels, communiquez avec la coalition québécoise « Stop the Killings » :
Dominique Caouette (responsable des communications francophones)
Département de science politique, Université de Montréal
Tél: 514.343.7069
Courriel: dominique.caouette@umontreal.ca
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Développement et Paix poursuit son aide aux Irakiens
En savoir plus
Développement et Paix est l'organisme officiel de solidarité internationale
de l'Église catholique au Canada et le membre canadien de Caritas Internationalis.
1425, boul. René-Lévesque Ouest, 3e étage, Montréal (Québec) Canada H3G 1T7
Téléphone : 514 257-8711 | Télécopieur : 514 257-8497
Sans frais : 1 888 234-8533
Courriel : info@devp.org | Site Internet : www.devp.org
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