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Retour d'exil
10 septembre 2009

Sur la colline de Buruhukiro, dans la très dense ville de Rumonge, au sud du Burundi, la situation est difficile. Explosive même.

C'est que l'endroit vit le retour des Burundais qui, en 1972, ont dû quitter précipitemment le pays pour aller se réfugier dans l'un des camps de la Tanzanie voisine.

« En 1972, ils étaient 20 000. Aujourd'hui, 400 000 sont arrivés ou en route », estime Jean Buregeya. En fait, 80% de la population de Rumonge a quitté le pays en 1972, sur fond de conflit ethnique.

« On part à quatre personnes. Près de quarante ans plus tard, on revient avec toute la famille qui compte maintenant vingt-cinq ou trente personnes », ajoute le responsable du monitoring des rapatriés pour la section locale de la Ligue ITEKA, un organisme de défense des droits qu'appuie Développement et Paix.

Les problèmes sont nombreux. Après tant d'année, les terres des rapatriés sont occupées par d'autres personnes ou encore c'est l'État qui les a récupérées pour y installer des services publics, comme une école.

Dans le petit bureau de la Ligue ITEKA, les rapatriés se pressent pour obtenir de l'aide. Plusieurs sont nés durant l'exil tanzanien et connaissent mieux l'anglais que le français ou le kirundi. Tous ignorent les lois burundaises qui régissent la propriété foncière. Les agents d'écoute de la Ligue ITEKA recueillent les plaintes, expliquent  les lois et règlements, fournissent le transport vers les bureaux administratifs et accompagnent les rapatriés dans leurs démarches pour faire reconnaître leur droit à la terre. Mais ils accueillent aussi les résidants actuels qui eux aussi ont des droits.

itekaDans la grande salle du Centre des jeunes, un rapatrié dénonce le fait qu'il était mieux traité en Tanzanie et ne comprend pas pourquoi les autorités qui l'ont accompagné durant son retour d'exil sont maintenant parties. Une bonne cinquantaine d'hommes et de femmes sont là, rapatriés ou résidants, à l'invitation de la Ligue ITEKA.

Objectif de la rencontre? Trouver des solutions durables et non-violentes au problème de l'accessibilité de la terre.

itekaÀ l'extérieur, des femmes veillent des tas de bois, quelques chaises et tables. Ce sont les biens que leur famille a rapporté de Tanzanie afin de reconstruire leur maison. Et, demain, d'autres familles viendront les rejoindre.

Les responsables de la Ligue ITEKA sont visiblement inquiets, particulièrement en cette veille d'élections. Des politiciens n'hésitent pas à jouer la carte ethnique pour obtenir des votes. « Votez pour moi et vous reprendrez vos terres » ou encore « votez pour moi et vous ne perdrez pas vos lopins ».

Les agents d'écoute de la Ligue ITEKA cherchent plutôt des solutions pacifiques et juridiques durables. La situation est urgente.

En savoir plus sur Ligue ITEKA
Des problèmes écrasants
8 septembre 2009
« Je fais ceci pour mes enfants, » répond le Dr David Nahimana, président de la Ligue ITEKA, un partenaire de Développement et Paix au Burundi. C’est ce qu’il m’a répondu lorsque je lui ai demandé pourquoi il était bénévole au sein d’ITEKA, dont le mandat inclut la défense des droits de la personne et l’accès à la justice pour les citoyens ordinaires du Burundi. Nous parlions justement des défis auxquels fait face ce pays pauvre (le Burundi occupe le 172e rang sur 179 sur l’indice de développement humain des Nations Unies.)

En 2005, après 15 ans de guerre civile, des élections ont été tenues au Burundi sous  surveillance de l’ONU. Une autre élection devrait être tenue en 2010 et les préparatifs vont bon train. ITEKA, avec l’aide financière de Développement et Paix, œuvre dans des domaines tels que : l’éducation des gens en milieu rural quant à leurs droits en tant que citoyens, une poussée pour mettre fin à la corruption et à la violence gouvernementales, la réconciliation entre les ex-combattants et la promotion des droits et de la sécurité des femmes.  

En considérant tous les problèmes écrasants auxquels fait face ce pays de 9 millions d’habitants (dont presque la moitié ont moins de 14 ans), il est facile de conclure que l’avenir semble sans espoir. Mais, grâce au travail d’ITEKA et d’autres partenaires de Développement et Paix, le futur semble plus prometteur, et le Dr Nahimana ose espérer que ses enfants seront assurés d’un meilleur avenir.

Pat Hogan
Président, Conseil national

Sur la route
3 septembre 2009
Get the Flash Player to see this rotator.

« La vie est une lutte de tous les instants. Personne n'y échappe », lance spontanément Pélagie, notre accompagnatrice burundaise au cours de ce périple de deux heures en automobile qui nous conduit aux portes du Rwanda.

Nous allons rencontrer les responsables de deux projets soutenus par Développement et Paix : une Fédération de producteurs de café qui permet une plus juste rétribution au petit producteur et un service de micro-financement comparable aux débuts fragiles des Caisses Desjardins.

Ce cri du coeur de notre guide résume l'activité incessante de chaque côté de la route qui serpente les hautes collines du Burundi. C'est une lutte de tous les instants contre la misère et pour la survie. Tel est le spectacle sous nos yeux: une grande suite de femmes et de jeunes filles, vêtues d'amples vêtements colorés, portant de lourdes charges sur la tête (bois, eau, etc.) et parfois un bébé sur le dos.

Elles se font dépasser par une foule de jeunes cyclistes porteurs de fardeaux encore plus lourds et qui souvent se mettent à deux pour pousser le vélo sur une très longue distance, jusqu'au sommet de la côte. Puis il y a ces enfants, pieds nus, et tous ces cultivateurs que l'on voit dans les champs.

Comment ne pas être ému devant tant de courage et de combativité?
Comment ne pas demander au Seigneur de nous aider à être davantage solidaire de ces frères et soeurs en humanité?

Mgr Pierre-André Fournier, archevêque de Rimouski

D'autres élections
2 septembre 2009
Pierre Claver Ndayicariye a besoin de 43 millions de dollars. Et rapidement. Ce n'est pas pour lui, bien sûr, mais pour l'organisme qu'il dirige, la Commission électorale nationale indépendante (CENI), chargée de mettre en place tous les éléments qui vont permettre la tenue d'élections au milieu de l'année 2010. «Le temps presse», dit-il posément dans le bureau où il reçoit la délégation canadienne.

Il a déjà obtenu des appuis de différents pays donateurs, dont la Norvège et la Suisse. Il n'a pas nommé le Canada. Et ce n'est visiblement pas un oubli.

Tout comme la Coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME), un organisme qu'appuie Développement et Paix, la CENI va organiser des séances d'éducation civique. La COSOME, présente lors des élections de 2005, a notamment déployé 1200 observateurs (30% des bureaux de scrutin). Pour 2010, c'est la totalité des bureaux que l'on vise.

Une large coalition, non partisane faut-il le mentionner, la COSOME rassemble différents groupes sociaux. Les évêques du Burundi, par leur Commission Justice et Paix, participent aux travaux de COSOME.

(Photo: une affiche qu'utilisent les formateurs de COSOME lorsqu'ils animent des ateliers sur le processus électoral. Chaque Burundais, peu importe son appartenance ethnique ou religieuse, a les mêmes droits).
« Apprendre à vivre ensemble »
1er septembre 2009

Dans la pièce très encombrée qui est utilisée comme secrétariat au Centre Jeunes Kamenge (CJK), le visiteur est frappé par cette haute étagère qui contient de petites boîtes remplies de cartes oranges.

Chaque carte plastifiée et numérotée contient une photo et les prénom et nom de tous ceux et celles qui sont membres du CJK depuis son ouverture depuis 1993. Il y en a plus de 32 000.

Des milliers de jeunes ont pris part aux activités du Centre depuis son ouverture, quelques jours avant que le pays ne sombre dans la guerre. On vient y pratiquer un sport, suivre des cours, regarder un film ou apprendre l'informatique. On y vient surtout « pour apprendre à vivre ensemble », dit le père Claudio Marano. Peu importe son origine ethnique, ses croyances religieuses, ses options politiques.

Les membres de la délégation se disent impressionnés devant le nombre de membres et cet amoncellement de cartes oranges. « Vous n'avez pas vu ces autres cartes », lance le père Claudio, avant de mener les membres devant ce tableau dans le couloir près de l'entrée. Là, plus de 200 cartes sont épinglées. Ce sont celles de tous les membres tués durant la guerre. Silence.

En savoir plus sur CJK
« Les gens du Canada ne vous oublieront pas »
30 août 2009
À peine arrivés à Bujumbura, au Burundi, après une nuit complète passée dans les aéroports et les avions, les membres de la délégation se sont dirigés vers le Centre Jeunes Kamenge (CJK), une commune du nord de la ville.

Une surprise de taille les y attendait.

Chaque dimanche matin, les membres et participants aux ateliers et aux activités de loisirs offerts par le CJK, participent à une messe. Ce matin, ils étaient quelque 450, entassasés dans un petit auditorium, chantant, claquant des mains ou dansant au son d'une musique, forte et rythmée.

Mgr Pierre-André Fournier, membre de la délégation, a remercié chacun des jeunes présents pour leur accueil mais surtout pour leur engagement dans les activités organisées par le CJK. « Les gens du Canada ne vous oublieront pas », a assuré l'archevêque de Rimouski.

Après un repas et deux heures de repos, les membres de la délégation ont eu droit à une visite des différents quartiers de la ville.

En savoir plus sur CJK

Des élections en 2011
29 août 2009
Un nouveau défi - comme s'il n'en avait pas assez! - pour Caritas Zambie. Les élections de 2011 approchent à grand pas.

L'organisme a pourtant l'habitude de travailler dans ce domaine. Depuis 2001, il s'occupe d'un programme d'éducation civique appelé Parliamentary Liaison Program. Au menu : rencontres avec les députés, forums publics où citoyens et politiciens débattent des dossiers les plus brûlants et sensibilisation à l'importance d'aller voter.

Mais pour 2011, on souhaite que Caritas ait une participation pendant et après les élections. Cela implique la surveillance des bureaux de votation, une analyse des résultats et, surtout, une évaluation des premières décisions prises par les élus.

L'organisme compte une vingtaine d'employés et s'intéresse aussi à la sécurité alimentaire, offre des conseils paralégaux pour ceux et celles qui n'ont pas les moyens de recourir aux services juridiques et prend la parole pour dénoncer la corruption et les lois injustes.

Le site Internet de ce partenaire de Développement et Paix : www.caritaszambia.org.zm

Photo: le personnel de Caritas Zambie et les membres de la délégation canadienne.

Des partenaires à la une
28 août 2009
À la une du quotidien The Post, tout en haut de la page, on trouve le titre suivant: Appealing shouldn't be controversial, says Emily. Pas de nom de famille, seulement le prénom.

Mais en Zambie, tout le monde connaît Emily Sikazwe, la directrice générale de Femmes pour le changement (WfC).

Et c'est elle que les membres de la mission vont rencontrer dans quelques minutes.

Dès l'ouverture de la grille, ils seront accueillis par plusieurs dizaines de femmes et d'hommes, chantant et dansant. Et durant une bonne partie de la journée, chacune de ces personnes viendront exprimer ce que cet organisme d'éducation populaire a fait pour elles.

Il a été beaucoup question d'égalité des hommes et des femmes, de participation des femmes à la vie sociale, de protection des malades et des plus pauvres, de prise en charge des orphelins du sida.

Emily a bien parlé un peu, elle dont la voix fait trembler bien des politiciens. Mais ce sont surtout les femmes de la base qui ont pris la parole.

En passant, en première page du Post, en bas cette fois, on parle de Caritas Zambie et de son directeur Sam Mulafulafu. Lui..., on le rencontre demain.

En savoir plus sur WfC

« Donner une dimension concrète à leur foi... »
29 août 2009
Chaque paroisse, dans les dix diocèses de la Zambie, a un comité de justice sociale qui incite les catholiques à donner une dimension concrète à leur foi.

Leur engagement, dans les questions sociales, touche des domaines aussi divers que les droits des travailleurs dans les mines de cuivre, la situation lamentable des prisonniers, l'égalité des femmes, la pauvreté et la condition des fermiers, et même une préoccupation réelle pour le contenu de la future constitution du pays!

C'est ce qu'ont appris les membres de la délégation canadienne de la bouche même du Secrétaire général de la Conférence épiscopale de la Zambie, le P. Joseph Komakoma, qui, avant d'occuper ses fonctions, était le directeur national de l'organisme Justice et Paix. Il a parcouru tous les diocèses pour mettre en place ces nombreux comités. Le gouvernement zambien tient compte des recommandations que lui présente l'Église catholique parce que les analyses sont bien fondées sur des faits. L'Église jouit ainsi d'une bonne crédibilité et devient un joueur majeur dans les enjeux de société de ce pays.

Mgr Mario Paquette, P.H.

Photo: Le P. Joseph Komakoma offre un livre contenant les lettres pastorales et les déclarations des évêques de la Zambie en rapport avec l'enseignement social de l'Église.
Réflexion
28 août 2009
Le soleil commençait à peine à se lever lorsque notre avion décolla de Lusaka en route pour Ndola et la ceinture cuprifère de la Zambie. Notre visite était axée sur l’industrie du cuivre ainsi que les conditions de travail des mineurs dont la situation a été bouleversée par la privatisation de l’industrie dans les années 90.  À notre atterrissage, nous avons été chaleureusement accueillis par Mgr Noel O'Regan et le personnel du diocèse de Ndola, qui nous ont menés au village minier de Kitwe.

Quoique la Zambie jouisse d’une abondance de ressources naturelles, le pays ne peut bénéficier de ces richesses à cause des clauses d’ententes signées par les compagnies minières.  De plus, depuis la privatisation, les mineurs ne possèdent plus les mêmes avantages sociaux auxquels ils avaient droit lorsque les mines appartenaient au gouvernement.

Notre discussion avec un économiste, le professeur John Lungu ainsi que notre rencontre avec l’Union des mineurs, nous ont permis de comprendre cette réalité compliquée. Il est encourageant de voir que l’Église catholique, par l’entremise de Caritas Ndola, est impliquée dans l’analyse et la défense de cette question importante.

Nous sommes retournés à Lusaka, épuisés mais détenant beaucoup plus d’information concernant ce secteur critique de l’économie de la Zambie.

Archevêque Brendan M. O'Brien

La Ligue des femmes catholiques
28 août 2009
Aussitôt arrivée à Ndola, Mary Nordick, une dirigeante de la Ligue des femmes catholiques du Canada, a retrouvé Christine Chanda, membre depuis vingt-cinq ans de la Ligue des femmes catholiques de Zambie.
La population ici ne reçoit pas de bénéfices ...
28 août 2009
Le président de l'Union des mineurs de la Zambie (Mine Workers Union of Zambia), Rayford Mbulu, ne mâche pas ses mots quand il est question de l'investissement social des compagnies minières étrangères présentes en Zambie. « La population ici ne reçoit pas de bénéfices. Il y a un sérieux manque de responsabilité sociale de la part de ces entreprises ». Mgr Brendan M. O'Brien, archevêque de Kingston, et Mgr Mario Paquette, secrétaire général de la Conférence des évêques catholiques du Canada écoutent les propos du leader syndical.
Qui sont les propriétaires de ces mines ?
28 août 2009
L'archevêque de Rimouski, Mgr Pierre-André Fournier, discute avec l'évêque de Ndola, Mgr Noel O’Regan, S.M.A.

Ce diocèse compte plusieurs mines de cuivre où les conditions de travail sont difficiles. Qui sont les propriétaires de ces mines? Des compagnies de Zambie? Très peu. Elles sont de propriété chinoise, australienne, indienne, sud-africaine et, bien sûr, canadienne.

L’A, B, C de la Zambie
28 août 2009

A pour Attendre : les gens s’installent au coin de la rue, à l’arrière des camions, près des étalages routiers où sont vendus vêtements, meubles, charbon, tomates, cartes téléphoniques et fruits, pour discuter, lire le journal, se reposer.

B pour Bienvenue : les gens se saluent amicalement en souriant, qu’il s’agisse d’accompagnateurs, de gardes-barrières, de soldats du haut-commissariat, ou de simples piétons.

C pour Corvées : les gens s’affairent à vendre leur marchandise, à briser des roches, à balayer les rues, à servir ou bien à arroser les pelouses.

D pour Déambuler : tout le monde marche partout, en tout temps. Les gens déambulent le long des routes désertes de l’aéroport, en bordure des rues achalandées de la ville, les femmes avec des paquets sur la tête, titubant en talons hauts, les hommes en complet ou en vêtements de travail, des enfants de tous âges, une femme âgée s’appuyant sur sa canne, mais majoritairement des jeunes hommes et femmes, seuls, en couple ou en groupe.

E pour Enchantement : la magnifique lavande, les cimes des arbres en brouillard fleuri pourpre, les arbustes aux fleurs rouges, orange et jaunes, éclatantes devant l’arrière-plan terne de la saison sèche.

Que de mots… des représentations claires et précises des problèmes et du potentiel de ce pays, qui évoquent la foi, l’engagement et l’espoir.

Qu’est-ce que l’avenir réserve ? Des défis accablants.

Mary Nordick

Le Panier de provisions
27 août 2009
À la fin de chaque mois, Raphael Sailota Phiri va dans différents marchés d'alimentation de Lusaka et prend en note le prix des oeufs, du lait frais, du sucre, du thé et d'une douzaine d'autres produits qui composent le panier de nourriture d'une famille moyenne de six personnes.

Ensuite, il va s'enquérir du prix moyen du charbon, du savon, de l'électricité, du service d'approvisionnement en eau et du logement qu'une famille doit verser par mois.

Enfin, il obtient les salaires mensuels qu'un emploi d'un travailleur agricole journalier, qu'un garde de sécurité - il y en a partout ici, devant chaque édifice -, qu'une infirmière ou un professeur peut espérer rapporter à la maison.

Et chaque mois, le nombre de kwacha - la monnaie de la Zambie - gagné par un emploi est insuffisant pour payer le panier d'épicerie.

Cette grille, appelée le Panier de provisions, est produite par le Jesuit Center for Theological Reflection (JCTR - Le Centre jésuite pour la réflexion théologique), un partenaire visité aujourd'hui par les membres de la délégation.

Photo: Miniva Chibuye, responsable du programme des conditions sociales du JCTR, et Raphael Sailota Phiri, recherchiste.

En savoir plus sur JCTR

« Nous formons une famille... »
26 août 2009

En réaction à trois présentations portant sur le programme de justice économique de Caritas Zambie ainsi que sur le climat politique qui règne dans ce pays, voici ce qu’a déclaré Pat Hogan, président du conseil national :

« En prononçant ces mots d’appréciation quant à ces trois excellentes présentations sur le contexte zambien, je me souviens de ce que ma mère disait : “ Ne lave pas ton linge sale en public ”. Elle voulait bien sûr dire qu’il ne fallait pas énoncer les questions familiales privées à l’extérieur des quatre murs de notre maison (particulièrement lorsqu’il s’agissait d’échecs et de lacunes).

« Ce soir, nous avons entendu trois éloquents “ lavages de linge sale ” représentant les nombreux et sérieux défis auxquels sont confrontés les citoyens de la Zambie après 45 années d’indépendance.

« Toutefois, tout au long de ces présentations, je me suis senti devenir humble, respectueux et empathique, et je n’ai certainement pas porté de jugement. Vous avez nommé, avec audace et courage les problèmes, sans feindre les coups. Il ne fait aucun doute que vos défis sont considérables.

« Mais vous ne vous êtes pas arrêtés là. Vous avez également parlé des efforts visant à s’organiser, à transmettre des réponses et à aller de l’avant vers de meilleurs lendemains.

« Puis, je me suis souvenu qu’au Canada, nous pourrions également “ laver notre linge sale “. Je pense à nos défis canadiens ayant trait aux premières nations, à la diminution de la pauvreté, à l’environnement… et la liste continue.

« Je dis tout cela, car, chez Développement et Paix, nous tenons à vous assurer de notre solidarité avec vous dans ces batailles. Nous formons une famille, vous en Zambie et nous au Canada. Nous sommes des partenaires. Nous sommes des frères et sœurs du même Dieu, le Père aimant.

« Alors, oui, merci d’avoir “ lavé votre linge sale “ et vous ne l’avez pas fait devant des étrangers, mais en solidarité avec vos frères et vos sœurs du Canada. »

Pat Hogan

« Je suis très heureux de cette visite »
25 août 2009
Arrivés à Lusaka, en Zambie, mardi matin, les membres de la délégation ont aussitôt pris le chemin de la nonciature apostolique. Mgr Nicola Girasoli, nonce dans ce pays depuis 2006, tenait à les accueillir.

« Je suis très heureux de cette visite. Elle est importante pour nous. La Zambie est souvent mise de côté par les pays d'Europe et d'Amérique du Nord », a-t-il déclaré, regrettant la diminution de l'aide étrangère à l'Afrique. Le nonce apostolique a remis à Pat Hogan (à droite sur la photo), le président de Développement et Paix, une statue en bois d'ébène de Notre-Dame d'Afrique. Michael Casey, le directeur général, se joint à eux.

« Mettre l'Afrique sur la carte »
24 août 2009
C'est l'ambitieux objectif - trop ambitieux, sans doute - que les six membres d'une délégation de l'Église catholique du Canada ont choisi de se donner au moment de se rendre en Zambie et au Burundi.

Michael Casey, directeur général
 
Mgr Pierre-André Fournier
Mgr Pierre-André Fournier, archevêque de Rimouski
Mgr Brendan M. O'Brien
Mgr Brendan M. O'Brien, archevêque de Kingston
Mgr Mario Paquette
Mgr Mario Paquette, secrétaire général de la Conférence des évêques catholiques du Canada
Mary Nordick
Mary Nordick responsable - Vie communautaire Ligue des femmes catholiques du Canada
Mgr Brendan M. O'Brien
Pat Hogan
président, Développement et Paix
Mgr Pierre-André Fournier
Michael Casey
directeur général, Développement et Paix
La délégation rencontrera les groupes qu'appuie Développement et Paix dans ces deux pays.
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