| Le député André Bellavance souhaite qu’un bureau de l’ombusdman soit institué afin de veiller à ce que les compagnies minières canadiennes qui oeuvrent à l’étranger le fassent de manière responsable.
Le député de Richmond—Arthabaska n’a pas hésité à endosser la nouvelle pétition de Développement et Paix. À ce jour, 2 500 personnes des Bois-Francs ont signé cette carte postale. Ces cartes, adressées au premier ministre du Canada, sont toujours disponibles au bureau de Solidarité Nord-Sud des Bois-Francs.
Pour Développement et Paix, un ombudsman permettrait aux communautés du Sud d’être entendues lorsque leurs droits et leur environnement sont menacés par les activités de compagnies minières canadiennes.
Jean-Guy Marcotte, travailleur humanitaire de chez-nous oeuvrant au Pérou, reprend avec conviction les propos de Willy Benavente, de la Commission épiscopale d’action sociale du Pérou, un partenaire de Développement et Paix. «Avec un ombudsman, les communautés du Sud pourraient porter plainte contre des compagnies minières canadiennes menaçant leurs droits collectifs à la terre, à l’eau et aux forêts», estime M. Marcotte.
Cet ombudsman recevrait les plaintes, enquêterait et proposerait des mesures afin que les compagnies minières canadiennes respectent les droits humains et l’environnement partout dans le monde. En mars dernier, l’industrie minière et les organisations sociales ont d’ailleurs produit un rapport consensuel à la suite d’une série de consultations initiées et tenues par le gouvernement – les Tables rondes nationales sur la responsabilité sociale des entreprises extractives – qui recommandait la mise en place d’un ombudsman indépendant, disposant de ressources adéquates.
Le 24 octobre dernier lors d’une rencontre avec les députés et sénateurs sur la colline parlementaire, Développement et Paix déplorait «qu’il s’est écoulé 209 jours depuis le dépôt du rapport des Tables rondes qui recommande l’adoption de mesures importantes et concrètes pour améliorer le rendement des entreprises canadiennes d’extraction». Le député Bellavance entérine lui aussi ce fait.
«153 000 personnes au Canada ont déjà indiqué très clairement qu’elles veulent que notre gouvernement agisse et réponde à ces conflits en mettant en place des normes et un mécanisme efficace pour la reddition de comptes et la résolution des plaintes. C’est simple, nous voulons que le gouvernement Harper passe à l’action», explique monsieur Marcotte, nouveau président du mouvement Développement et Paix pour le diocèse de Nicolet.
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