| Les plus importants groupes humanitaires
du Canada exhortent le Premier ministre Harper à renouveler
sans équivoque son engagement à l’égard
du Protocole de Kyoto afin de faire en sorte que le Canada fasse
sa part pour réduire au minimum les effets du réchauffement
planétaire sur les personnes les plus vulnérables
des pays du Sud.
« Les rapports de l’ONU ont démontré
clairement que les pays les plus pauvres de la planète
ressentiront d’une manière disproportionnée
les effets du réchauffement planétaire; en effet,
celui-ci fera augmenter le nombre de désastres écologiques
et menacera la santé, les moyens de subsistance et
l’accès à la nourriture et à l’eau
potable de millions de personnes déjà démunies,
» affirme A. John Watson, PDG de CARE Canada. «
En reniant son engagement face à Kyoto et en reportant
la mise en œuvre immédiate de mesures pour trouver
une solution aux changements climatiques, le gouvernement
du Canada nuit, en réalité, aux efforts de la
communauté internationale pour réduire la pauvreté,
améliorer la santé et assurer la durabilité
de l’environnement dans les pays pauvres. »
Le 29 septembre, le Conseil canadien pour la coopération
internationale (CCCI), la Banque de céréales
vivrières du Canada, CARE Canada, CUSO, Développement
et Paix, le Comité central mennonite du Canada, One
Sky, Oxfam Canada, l’Église Unie du Canada, USC
Canada et Vision mondiale Canada ont écrit au Premier
ministre Harper pour réclamer que le Canada prenne
toutes les mesures nécessaires pour répondre
à ses engagements internationaux en matière
de changements climatiques et qu’il aide les populations
vulnérables des pays du Sud à s’adapter
aux changements qui se sont déjà produits.
Le rapport de la commissaire fédérale à
l’environnement publié le 28 septembre demande
clairement au Premier ministre de mettre en place un plan
complet, crédible et articulé sur les changements
climatiques, assorti d’objectifs à court et à
long terme pour réduire les émissions de gaz
à effet de serre. Toutefois, les mesures élaborées
et les annonces faites par le gouvernement jusqu’à
présent laissent présager que le plan vert qu’il
propose comportera des promesses plutôt qu’un
véritable plan d’action sur les changements climatiques.
Les groupes humanitaires craignent que, en reportant la mise
en œuvre immédiate de mesures pour trouver une
solution aux changements climatiques, le gouvernement fédéral
expose à des risques des millions de personnes vivant
dans les pays pauvres et nuise aux efforts visant à
mettre fin à la pauvreté à l’échelle
mondiale.
Le Premier ministre Harper a déclaré récemment que le « Canada agissait lorsque les Nations Unies le lui demandaient ». Les Nations Unies ont demandé aux pays industrialisés, comme le Canada, d’assumer un rôle de leader dans la réduction des gaz à effet de serre. Elles ont aussi engagé les nations industrialisées à contribuer à l’amélioration des conditions de vie des personnes qui habitent les pays pauvres.
« En reniant son engagement face au Protocole de Kyoto, le gouvernement du Canada faillit, en réalité, à ces deux engagements internationaux, » indique Gerry Barr, PDG du Conseil canadien pour la coopération internationale. |