Les partenaires de Développement et Paix se mobilisent partout dans le monde pour faire face à la crise alimentaire
29 avril 2008
Montréal
Tandis que les agitations populaires et les menaces de famine s’amplifient, les partenaires de Développement et Paix font face à la chute du marché des denrées de base avec détermination et expertise. Ces organismes, notamment des Philippines, du Brésil et de la Sierra Leone, se mobilisent partout dans le monde pour promouvoir et mettre en œuvre des solutions durables au problème.

« La crise a aggravé une situation qui défavorisait déjà les pauvres », déclare Michael Casey, directeur général de Développement et Paix . M. Casey évoque les règles du commerce international qui ont permis aux riches pays du Nord de subventionner des fermiers, inondant les pays du Sud d’importations alimentaires bon marché qui compromettent le gagne-pain des paysans locaux. « Nous demandons à la communauté internationale de réviser ce système injuste et d’offrir son soutien aux groupes locaux pour qu’ils redressent de façon permanente le déséquilibre économique et social. »

De fait, le Partenariat pour la réforme agraire et les services de développement rural (PAARDS), un partenaire de Développement et Paix aux Philippines, a joué un rôle important dans l’organisation du Sommet mondial de l’alimentation qui a eu lieu à Manille le 2 avril dernier. Les participants au Sommet ont recommandé des réformes politiques majeures aux niveaux national et international. L’archevêque Antonio Javellana Ledesma des Philippines a déclaré que « la réforme agraire devient pressante puisque la crise alimentaire découle des questions de droits de propriété des terres agricoles. Les paysans, dépouillés de leurs terres, n’ont plus la capacité de nourrir leur propre famille. »

Au Brésil, le Mouvement des sans terre (MST) a appuyé cette déclaration, ajoutant que « le Brésil a besoin d’un nouveau modèle agraire pour assurer la souveraineté alimentaire et pour produire de la nourriture pour les 80 millions de Brésiliens qui ont faim. » Le MST coordonne en ce moment l’occupation de terres par 150 000 familles de paysans sans terre dans le but d’obtenir du gouvernement leur installation permanente.

En Sierra Leone, le Réseau mouvement pour la justice et le développement (NMJD) a demandé au gouvernement national d’augmenter ses dépenses en agriculture. Ce réseau accroîtra son appui aux paysans locaux en distribuant des semences et des outils et en offrant des formations techniques.

Depuis plus de quarante ans, Développement et Paix appuie des centaines de partenaires dans le Sud qui travaillent pour atteindre la souveraineté alimentaire par la redistribution des terres, le développement durable et d’autres projets d’autonomisation économique. L’organisme a aussi fait pression auprès du gouvernement canadien pour qu’il demande à l’Organisation mondiale du commerce et à d’autres membres de la communauté internationale d’adopter des politiques en faveur des pauvres.

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