| Le président de Caritas Internationalis, le cardinal Oscar Rodriguez Maradiaga, affirme que les civils de Gaza vont être confrontés à une crise humanitaire si l’action militaire israélienne n’est pas interrompue par la communauté internationale. Il déclare que les organisations humanitaires doivent aider de toute urgence les malades et les blessés de Gaza, y compris les femmes et les enfants.
Caritas signale qu’il est dangereux de se déplacer à Gaza. Les médecins ne peuvent pas se rendre dans les hôpitaux ou aller voir les blessés chez eux et aucune aide ne peut être distribuée.
Caritas Internationalis, une confédération de 162 organisations humanitaires nationales catholiques dont est membre Développement et Paix, offre des services médicaux primaires à Gaza par l’intermédiaire de Caritas Jérusalem et de l’église paroissiale. Même si le centre médical Caritas et plusieurs postes médicaux restent opérationnels, la clinique mobile ne peut pas circuler.
«Caritas et ses partenaires de l’Église catholique en Terre sainte demandent un cessez-le-feu immédiat pour permettre aux malades et aux blessés d’être soignés. Des innocents souffrent car les organisations humanitaires ne peuvent pas se rendre sur place à cause de l’action militaire israélienne», ajoute le cardinal.
«Caritas demande que les États-Unis, l’UE et la communauté internationale fassent pression pour qu’un cessez-le-feu soit déclaré immédiatement afin de créer l’environnement nécessaire à Gaza pour que les organisations humanitaires puissent s’occuper des blessés. Ni Israël, ni le Hamas ne peuvent justifier la guerre. La dispute sur la proportionnalité est répugnante d’un point de vue moral quand nous parlons de vies d’enfants innocents.»
Les derniers chiffres indiquent que 87 enfants palestiniens ont été tués par les attaques israéliennes.
Caritas demande la fin immédiate à la fois des attaques à la roquette du Hamas contre le Sud d’Israël et des bombardements israéliens sur Gaza pour permettre à l’aide humanitaire d’être distribuée.
La secrétaire générale de Caritas Jérusalem, Claudette Habesch, déplore que son «personnel à Gaza assiste à l’effondrement des services médicaux. Des personnes meurent chez elles car elles ne peuvent pas être soignées. Gaza a 2 053 lits d’hôpitaux mais 2 500 personnes ont été blessées par les bombardements israéliens. Les médecins manquent de bandages et d’antiseptiques.»
Cette crise est le résultat de 18 mois de blocus israélien contre la bande de Gaza. Gaza manque de nourriture, de médicaments et d’autres services d’assistance.
Le passage de Kérem Shalom est le seul ouvert, mais il est insuffisant pour l’aide humanitaire dont la population de Gaza a besoin. Il peut laisser passer 100-150 camions par jour alors qu’il en faudrait au moins 400. Caritas demande que les passages de Karni et de Nahal Oz soient ouverts.
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