Épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest

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Notre programme

Entre août 2014 et février 2016, Développement et Paix a engagé 350 000 $ pour répondre à court terme à la crise afin de contenir la propagation du virus et aux conséquences à moyen et long terme de l’épidémie d’Ebola sur l’économie, le tissu social et la sécurité alimentaire.

Ainsi, au Sierra Leone, Développement et Paix a appuyé la réponse humanitaire de quatre partenaires dont, le Sierra Leone Young Christian Students Movement (SLYCSM), Eastern Radio, Justice and Peace Commission Kenema et Caritas Sierra Leone.

Au Liberia, l’organisme a soutenu Caritas Liberia dans sa réponse à l’épidémie.

Ebola

Santini Tricket se lave les mains à un stand de Caritas Sierra Leone, un partenaire de Développement et Paix. Caritas travaille en Sierra Leone autour des mesures de prévention à mettre en place afin d’enrayer la propagation du virus Ebola. Photo Tommy Trenchard.

Développement et Paix a ainsi axé sa stratégie autour d’une mobilisation sociale efficace et de la promotion de la participation de toutes les structures communautaires dans la lutte contre l’épidémie d’Ébola et de ses effets. Les objectifs des projets ont été les suivants :

  • Renforcer et approfondir les connaissances, l’attitude et les comportements sur la prévention et la transmission de la maladie ;
  • Apporter une aide alimentaire et un soutien pour la sécurité alimentaire des familles et des agriculteurs et agricultrices pour qui la production agricole a été affectée ;
  • Contribuer aux moyens de subsistance des familles affectées par l’épidémie ;
  • Reconstruire la cohésion sociale en reconstruisant les liens entre les individus, les familles et les communautés et en réduisant la stigmatisation des personnes ayant été affectées ;
  • Fournir une aide psychologique aux personnes qui souffrent de traumatisme psychologique lié aux décès, à la migration, au rejet ou à la stigmatisation ;
  • Porter une attention particulière aux orphelins d’Ebola et aux enfants vulnérables et les aider à réintégrer des familles et leur communauté d’origine.

 

L’épidémie est terminée, mais les impacts se font toujours sentir

Malgré la fin de la crise, nous devons soutenir les communautés, qui ont été affectées à plusieurs niveaux, afin qu’elles puissent retrouver une vie normale, tout en poursuivant les mesures de prévention. Développement et Paix inscrit son action dans le long terme et poursuit son travail de renforcement des forces sociales locales pour relancer l’action citoyenne et notamment en Sierra Leone.

La situation

Une épidémie de fièvre hémorragique à virus Ébola, la plus grave de ce type jamais connue, a touché la Guinée, le Sierra Leone et le Libéria, de 2013 à 2016. La réponse apportée par la communauté internationale a été considérée comme trop lente et insuffisante. En février 2015, l’OMS faisait état de 9 604 morts et de plus de 23 500 cas d’infection.

 

Les caractéristiques d’une épidémie sans précédent

L’épidémie a été la plus étendue et la plus longue de l’histoire, son épicentre touchant plusieurs pays et affectant aussi bien les zones rurales qu’urbaines. La propagation de la maladie a été aggravée par plusieurs facteurs :

  • Des pays fragilisés par des coups d’État, des guerres civiles, des cycles d’instabilité politique et des politiques économiques déstructurantes ;
  • Le dysfonctionnement des systèmes de santé et leur manque de ressources humaines et matérielles ;
  • Le manque de confiance dans l’État, les autorités sanitaires et les ONG internationales;
  • Le manque d’information, la peur face à une maladie inconnue et le déni de l’existence du virus ;
  • La stigmatisation et l’isolement des personnes touchées devant renoncer aux contacts physiques directs et aux rites funéraires traditionnels.

 

Un désastre sanitaire et social

Au-delà de l’aspect sanitaire lié aux contaminations et aux décès, le virus Ebola, du fait de son mode de transmission, a bousculé et paralysé pendant plusieurs mois les espaces de sociabilité, les réseaux sociaux, les solidarités familiales, les systèmes de valeurs, les croyances et les rites sociaux.

Les suivis médicaux ont été arrêtés pour les maladies chroniques, les traitements des maladies tropicales et les suivis de maternité, et les enfants ne recevaient plus leurs vaccins. La production et la distribution des aliments ainsi que les flux commerciaux par voie terrestre ont été paralysés; la sécurité alimentaire et les moyens de subsistances des populations ont donc été affectés.

Le 14 janvier 2016, l’Organisation mondiale de la santé a officiellement annoncé la fin de l'épidémie d'Ebola, avec l'arrêt de la transmission au Liberia, dernier pays déclaré comme ayant éradiqué le virus. L’épidémie aura fait plus de 11 000 morts en Afrique de l’Ouest.
Nouvelles
7 avril 2015

La première fois que j’ai entendu parler de la Sierra Leone, je devais avoir 14 ou 15 ans. J’avais lu un article sur les enfants soldats engagés dans la guerre civile. À voir les photos – des enfants avec des armes à feu, drogués et démembrés -, cette guerre n’avait pas du tout l’air « civile ». J’en avais le cœur brisé.

5 mars 2015

En réponse à l’épidémie d’Ebola qui est toujours en cours en Afrique de l’Ouest, Développement et Paix contribuera à hauteur de 100 000 $ à l’intervention de Caritas Sierra Leone.

14 janvier 2015

La Sierra Leone présente actuellement la plus forte incidence du virus Ebola, avec plus de 7,786 personnes touchées et 2,696 décès confirmés (en date du 14 janvier 2015). Au-delà de la crise sanitaire immédiate, des préoccupations ont également été soulevées quant aux retombées socio-économiques à long terme de la maladie.

15 décembre 2014

Avec un taux de létalité de plus de 60 %, la conséquence de l’épidémie Ebola actuelle sur les corps est évidente. L’impact psychologique est moins visible, mais le virus brise aussi les esprits. Il fomente la peur et perturbe la santé mentale.

Une formation avec des bénévoles communautaires en santé de Caritas au Sierra Leone
17 novembre 2014

L’épidémie d’Ebola qui fait rage actuellement en Guinée, au Sierra Leone et au Libéria est la plus importante, la plus longue et la plus complexe jamais connue. Son ampleur et sa croissance exponentielle vont au-delà de la nature hautement mortelle du virus même; elles s’expliquent et s’inscrivent dans un contexte fragile donné.

24 septembre 2014

En Guinée, au Sierra Leone et au Libéria, le virus Ebola – officiellement déclaré urgence de santé publique internationale par l’Organisation Mondiale de la Santé – met à mal des systèmes de santé fragiles. Ces pays étaient par ailleurs déjà confrontés à d’autres crises sanitaires majeures telles que la mortalité maternelle et infantile et la malaria.

19 septembre 2014

La pire épidémie d’Ebola de l’Histoire constitue un véritable défi sanitaire dans trois des pays les plus pauvres du monde. Au Libéria et en Sierra Leone, sortis depuis peu d’une guerre civile, elle représente également un sérieux obstacle supplémentaire au développement du fait de ses conséquences psychologiques, sociales et économiques.

26 août 2014

Les virus ne connaissant pas les frontières, l’Ebola est devenu une menace pour plusieurs États frontaliers d’Afrique de l’Ouest. À la difficulté de trouver une solution transnationale s’ajoutent les contraintes de contrôle d’une maladie qui a des implications sociales, psychologiques et économiques.

15 août 2014

Développement et Paix confirme son appui à Caritas Sierra Leone afin de contribuer à arrêter la propagation du virus Ebola. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré cette semaine l’état d’urgence de santé mondiale, alors que plus de 1000 décès au Sierra Leone, en Guinée, au Libéria et au Nigéria sont liés à l’épidémie d’Ebola.

Photos

Ebola Crisis West Africa 2015