Des FEMMES qui ont inspiré notre histoire

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Gabrielle Lachance

Canada

Gabrielle Lachance fut la première femme – et la seule dans l’histoire de Développement et Paix – à avoir été directrice générale de l’organisation. En poste de 1988 jusqu’en 1996, Gabrielle Lachance a mené plusieurs dossiers qui ont fait de l’organisme de coopération internationale l’un des plus influents dans la société et dans l’Église du Canada.

Dès les premiers mois de son mandat, Gabrielle Lachance a participé aux grandes campagnes de Développement et Paix consacrées à l’Afrique du Sud et au maintien des sanctions économiques contre ce pays afin que cesse l’apartheid. Trois mois après la libération de Nelson Mandela en février 1990, elle créait, aux côtés du chef historique du Congrès national africain (ANC) et de Joe Clark, secrétaire d’État aux Affaires extérieures, le Fonds Nelson Mandela, responsable d’appuyer financièrement des ressources éducatives en Afrique du Sud.

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Carmen Quintana

Chili

Quand elle avait 18 ans, Carmen Gloria Quintana a été brûlée vive par des militaires chiliens l’ayant arrêtée alors qu’elle participait à une manifestation contre le régime dictatorial de Pinochet. Souffrant de brûlures au 2e et 3e degré sur 62 % de sa surface corporelle, elle a ensuite été mise à l’arrière d’un camion, puis jetée comme un tas d’ordures dans un ravin et laissée pour morte.

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Berta Cáceres

Honduras

Berta Cáceres était une leader autochtone, mère, sage-femme et militante environnementaliste du Honduras. Cette amie de Développement et Paix a lutté pour stopper la construction de quatre barrages hydro-électriques qui auraient détruit une rivière essentielle à la survie de sa communauté – un projet pour lequel les populations n’ont pas été consultées.

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Hanan Halima

Syrie

Hanan Halima est une entrepreneure de 34 ans qui a fui sa Syrie natale en 2013 en raison du conflit persistant. Elle s’est rendue en Égypte, où elle a participé à la création du Réseau des femmes syriennes, qui encourage la coopération entre les militantes et les organisations syriennes.

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Rigoberta Menchú Tum

Guatemala

Rigoberta Menchú est une guatémaltèque d’origine Quiché. Dès son tout jeune âge, elle s’implique dans des mouvements sociaux appuyés par l’église catholique et devient rapidement une figure de proue du mouvement de défense des droits des femmes. Sa jeunesse est marquée par l’assassinat de plusieurs membres de sa famille, dont son père et sa mère, en raison de leur implication politique.

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Sr. Norma McDonald CSC, Congrégation des Sœurs de Sainte-Croix

Saint-Boniface, Manitoba

Sœur Norma McDonald a grandi à North Vancouver et est entrée chez les Sœurs de Sainte-Croix à l’âge de 21 ans. Elle a tout d’abord enseigné en Alberta et au Québec avant de poursuivre sa carrière en éducation au Manitoba, entre autres à l’École Lagimodière, au Collège Louis-Riel et à l’Université de Saint-Boniface où elle a fondé le groupe Développement et Paix USB en 1993. Elle a reçu la médaille du Jubilé de diamant de la Reine Élisabeth II en 2012, et le Certificat de reconnaissance du Conseil national de Développement et Paix en 2014.

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Sr. Roma De Robertis, Congrégation des Sœurs de la Charité de l’Immaculée-Conception

Saint John, N.B.

Ce sont trois Albertaines laïques qui ont invité Soeur Roma De Robertis à se joindre à Développement et Paix, alors que celle-ci n’avait que vingt ans. Elle en a désormais soixante et est plus que jamais reconnaissante d’être membre de cette organisation. Ses parents, des immigrants ayant affronté la guerre et la pauvreté, lui ont transmis un fort sens de la responsabilité envers le bien commun.

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Sr. Marie Zarowny photo

Sr. Marie Zarowny, Congrégation des Sœurs de Saint-Anne

Victoria, B.C

Soeur Marie Zarowny fait partie de la Congrégation des Sœurs de Sainte-Anne, à Victoria, dont elle est co-directrice provinciale. Depuis 40 ans, Soeur Marie encourage les communautés chrétiennes à écouter et répondre à l’appel de l’Évangile en faveur de la transformation sociale et à approfondir leur compréhension des causes sous-jacentes à la pauvreté, l’oppression et la violence.

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Gabrielle Lachance

Gabrielle Lachance fut la première femme – et la seule dans l’histoire de Développement et Paix – à avoir été directrice générale de l’organisation. En poste de 1988 jusqu’en 1996, Gabrielle Lachance a mené plusieurs dossiers qui ont fait de l’organisme de coopération internationale l’un des plus influents dans la société et dans l’Église du Canada.

Dès les premiers mois de son mandat, Gabrielle Lachance a participé aux grandes campagnes de Développement et Paix consacrées à l’Afrique du Sud et au maintien des sanctions économiques contre ce pays afin que cesse l’apartheid. Trois mois après la libération de Nelson Mandela en février 1990, elle créait, aux côtés du chef historique du Congrès national africain (ANC) et de Joe Clark, secrétaire d’État aux Affaires extérieures, le Fonds Nelson Mandela, responsable d’appuyer financièrement des ressources éducatives en Afrique du Sud.

Elle affirmait alors que « les causes des distorsions dans le processus de développement sont structurelles. Elles doivent donc être combattues là où les décisions affectant le développement des peuples du tiers monde se prennent. Or ces instances sont les grandes institutions internationales et les gouvernements nationaux. » Depuis, les campagnes d’éducation de Développement et Paix ont toujours cherché à lier des situations d’injustice vécues au Sud aux décisions du gouvernement canadien ou des grandes institutions internationales auxquelles collabore le Canada.

Cette grande dame, qui s’est éteinte en 2014, restera dans nos cœurs pour toujours.

Carmen Quintana

Chile

Quand elle avait 18 ans, Carmen Gloria Quintana a été brûlée vive par des militaires chiliens l’ayant arrêtée alors qu’elle participait à une manifestation contre le régime dictatorial de Pinochet. Souffrant de brûlures au 2e et 3e degré sur 62 % de sa surface corporelle, elle a ensuite été mise à l’arrière d’un camion, puis jetée comme un tas d’ordures dans un ravin et laissée pour morte.

Son ami Rodrigo Rojas a subi le même sort qu’elle mais, contrairement à Carmen, il n’a malheureusement pas survécu à cette épreuve. Développement et Paix a soutenu la visite de Carmen aux Nations Unies, à Genève, où son témoignage a profondément ému les ambassadeurs et conduit à la condamnation sans équivoque du régime brutal du général Augusto Pinochet par la communauté internationale.

Carmen travaille maintenant comme attachée scientifique à l’ambassade du Chili au Canada et elle est la mère de trois filles. Son histoire en est une de véritable résurrection humaine.

Berta Cáceres

Honduras

Berta Cáceres était une leader autochtone, mère, sage-femme et militante environnementaliste du Honduras. Cette amie de Développement et Paix a lutté pour stopper la construction de quatre barrages hydro-électriques qui auraient détruit une rivière essentielle à la survie de sa communauté – un projet pour lequel les populations n’ont pas été consultées.

L’an passé, en mars 2016, Berta a été assassinée chez elle par des hommes armés non identifiés, soupçonnés d’être liés aux militaires et à la compagnie qui construit les barrages. Nous nous souvenons de Berta et d’autres femmes militantes qui travaillent pour la justice sociale, souvent au péril de leur vie.


« Je ne peux pas circuler librement sur mes terres ou nager dans la rivière sacrée, et je suis séparée de mes enfants en raison des menaces qui pèsent sur moi. Je ne peux pas vivre en paix puisque je crains constamment d’être assassinée ou kidnappée. Mais je refuse de m’exiler. Je suis une combattante pour les droits humains, et je n’abandonnerai pas cette lutte »

Hanan Halima

Syrie

Hanan Halima est une entrepreneure de 34 ans qui a fui sa Syrie natale en 2013 en raison du conflit persistant. Elle s’est rendue en Égypte, où elle a participé à la création du Réseau des femmes syriennes, qui encourage la coopération entre les militantes et les organisations syriennes.

Lorsque l’instabilité politique s’est installée en Égypte, elle a quitté le pays pour se rendre en Turquie, où elle demeure toujours. Elle est l’une des cofondatrices de l’association Aosus, un partenaire de Développement et Paix qui travaille avec les Syriennes et les Syriens afin de promouvoir leur liberté, leur dignité, la justice et le respect de leurs droits fondamentaux.


« Je rêve de voir les femmes être en mesure de choisir le style de vie qu’elles veulent sans qu’on intervienne dans leur choix ou qu’on les empêche de faire ce qu’elles veulent, et que soit changée l’idée selon laquelle l’homme ou le mari signifie la sécurité pour la femme. Je rêve que les filles soient capables d’obtenir de meilleures chances d’éducation et de travail et de vivre en sécurité. J’espère que tout le monde sait qu’il y a des femmes qui subissent l’injustice, et j’aimerais qu’on leur vienne en aide pour vaincre l’injustice et la pauvreté.»

Rigoberta Menchú Tum

Guatemala

Rigoberta Menchú est une guatémaltèque d’origine Quiché. Dès son tout jeune âge, elle s’implique dans des mouvements sociaux appuyés par l’église catholique et devient rapidement une figure de proue du mouvement de défense des droits des femmes. Sa jeunesse est marquée par l’assassinat de plusieurs membres de sa famille, dont son père et sa mère, en raison de leur implication politique.

Suite à ces événements, Rigoberta Menchú est forcée de s’exiler au Mexique, d’où elle poursuivra sa lutte. Son engagement profond pour la défense des droits des peuples autochtones et pour la promotion de la paix lui a valu, en 1992, le prix Nobel de la paix. Alors à la tête du Comité pour l’unité paysanne (CUC), un partenaire de Développement et Paix – Caritas Canada, elle avait demandé à Marthe Lapierre, chargée de programme pour l’Amérique centrale, de l’accompagner à la remise des prix en Suède.


« Ce n’est qu’en avançant tous ensemble qu’il y aura finalement de la lumière et de l’espoir pour toutes les femmes de la terre ».

Sr. Norma McDonald CSC, Congrégation des Sœurs de Sainte-Croix

(Saint-Boniface, Manitoba)

Sœur Norma McDonald a grandi à North Vancouver et est entrée chez les Sœurs de Sainte-Croix à l’âge de 21 ans. Elle a tout d’abord enseigné en Alberta et au Québec avant de poursuivre sa carrière en éducation au Manitoba, entre autres à l’École Lagimodière, au Collège Louis-Riel et à l’Université de Saint-Boniface où elle a fondé le groupe Développement et Paix USB en 1993. Elle a reçu la médaille du Jubilé de diamant de la Reine Élisabeth II en 2012, et le Certificat de reconnaissance du Conseil national de Développement et Paix en 2014.

Ses années passées à sensibiliser les jeunes aux questions de justice sociale dans les pays du Sud l’ont appelée à faire preuve d’une plus grande intégrité et à tourner son regard vers des injustices qui font aussi parties de la réalité canadienne. Selon elle, un des plus grands défis actuels de la société canadienne est la relation entre les peuples autochtones et non autochtones. De là lui est venue l’inspiration du Projet réconciliACTION, dont le nom décrit parfaitement son profond désir de créer des relations dont les fruits sont la réconciliation et la guérison.


« La vision et les principes de Développement et Paix vont main dans la main avec les miens. J’ai toujours eu à cœur de partager avec les jeunes mon souci pour les démunis. Développement et Paix m’a toujours offert un appui concret grâce à ses campagnes d’éducation qui m’aident à sensibiliser les jeunes et à mettre en action ma foi chrétienne. »


« Peu importe si c’est au Nord ou au Sud, les répercussions de la colonisation ont engendré des injustices, et ce n’est qu’ensemble que nous pouvons jeter les bases d’une société plus juste et plus humaine. Ce sont tous les jeunes qui ont mis la main à la pâte avec moi au cours des années qui offrent le témoignage que cette transformation est possible! »

Sr. Roma De Robertis, Congrégation des Sœurs de la Charité de l’Immaculée-Conception

Saint John, N.B.

Ce sont trois Albertaines laïques qui ont invité Soeur Roma De Robertis à se joindre à Développement et Paix, alors que celle-ci n’avait que vingt ans. Elle en a désormais soixante et est plus que jamais reconnaissante d’être membre de cette organisation. Ses parents, des immigrants ayant affronté la guerre et la pauvreté, lui ont transmis un fort sens de la responsabilité envers le bien commun. Ce sens de la responsabilité s’est renforcé au travers de ses expériences en tant que journaliste catholique, aumônière dans un campus et éducatrice pour adultes dans l’est et l’ouest du Canada.

Répondant à un appel pour un engagement plus profond, Sœur Roma a joint les Sœurs de la Charité de l’Immaculée-Conception en 1984 et elle est membre du cercle décisionnel depuis 2010. La vie religieuse contribue à accroître sa sensibilité face à la justice sociale et écologique et à la spiritualité. En tant que disciples de Jésus, nous sommes appelés à être des citoyens du monde à l’intérieur de notre univers créé pour l’amour et la justice.


« Développement et Paix me passionne depuis longtemps et j’éprouve de la reconnaissance envers cette organisation. Incarnant avec foi l’Évangile et l’enseignement social de l’Église, Développement et Paix nourrit des relations multiculturelles, multigénérationnelles et interconfessionnelles. Elle informe, inspire et milite pour l’humanité, tout en honorant la terre précieuse que nous a léguée Dieu. Je chéris la vision d’ensemble de Développement et Paix qui, tout comme les cultures autochtones, considère avec attention les générations futures. »

Crédit photo: James Walsh, Rod Stears Photography (Saint John, N.B.)

Sr. Marie Zarowny, Congrégation des Sœurs de Saint-Anne

Victoria, B.C

Soeur Marie Zarowny fait partie de la Congrégation des Sœurs de Sainte-Anne, à Victoria, dont elle est co-directrice provinciale. Depuis 40 ans, Soeur Marie encourage les communautés chrétiennes à écouter et répondre à l’appel de l’Évangile en faveur de la transformation sociale et à approfondir leur compréhension des causes sous-jacentes à la pauvreté, l’oppression et la violence.

Entre 1977 et 1984, elle a œuvré en tant que coordonnatrice du bureau pour la justice sociale du diocèse de Victoria. Durant ces années, elle a fait la promotion et a soutenu les différents comités de Développement et Paix dans son diocèse et a été active à l’intérieur du Comité sur l’éducation nationale.

Les droits des peuples autochtones au Canada sont également une priorité pour Sœur Marie, autant sur l’île de Vancouver que dans les Territoires du Nord-Ouest. Elle a travaillé pendant 20 ans pour une réponse juste et compatissante à la question des pensionnats et a travaillé à sensibiliser les Canadiennes et les Canadiens aux injustices incessantes auxquelles font face les Premières Nations au Canada.

Sœur Marie est détentrice d’un baccalauréat en éducation de l’Université de Victoria et d’une maîtrise en théologie (justice et paix) de la Maryknoll School of Theology. Elle s’est vue décerner un grade honorifique du collège Anna Maria à Paxton (MA) et du St. Mark’s College à Vancouver.

« Plus que jamais, nous entendons aujourd’hui les pleurs de celles et ceux dont nous avons jugé bon pouvoir nous passer, de ceux que nous avons mis de côté, et de notre planète-même. L’Évangile et notre humanité profonde nous incitent à répondre non seulement aux besoins les plus urgents, mais également à transformer les valeurs et les systèmes qui ont été créés dans de telles conditions. La seule façon d’y arriver est de tisser des liens entre des organisations comme Développement et Paix qui travaillent ensemble autour du monde pour l’avènement d’une société juste et attentionnée. »