Brésil

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Notre programme

Développement et Paix a une longue histoire avec le Brésil. Notre programme s’est développé au fil des ans à partir des interactions avec les commissions pastorales de l’Église brésilienne qui avaient été créées pour répondre à certains enjeux socio-économiques spécifiques du pays. La Commission pastorale de la Terre (CPT) de l’Église demeure un important partenaire de Développement et Paix pour le renforcement des droits des paysans.

Développement et Paix a aussi contribué de façon significative à la croissance de quelques-uns des plus importants mouvements sociaux du Brésil, comme le Mouvement des paysans sans terre (MST) et le Mouvement des personnes affectées par les barrages (MAB), qui sont encore des partenaires de Développement et Paix.

Brazil citation

« Aujourd’hui, j’ai une vision différente du travail forcé et des droits des travailleurs. Notre employeur ne nous respectera que quand il saura que nous connaissons nos droits. » Maria Dalva, responsable d’un groupe de paysans qui reçoit de la formation de la CPT dans l’État du Pará.

À travers ces partenariats, le programme de Développement et Paix au Brésil cherche à redresser les injustices et dénoncer les abus dont sont victimes les communautés pauvres et marginalisées au nom de projets de développement qui ne bénéficient qu’aux grandes entreprises, tels les projets miniers, l’agriculture de monoculture à grande échelle et la construction de barrages hydro-électriques. Que ce soit en milieu rural ou urbain, les personnes pauvres et vulnérables ne profitent que rarement de la richesse générée par ces projets. Le Brésil se retrouve ainsi aux premiers rangs mondiaux en termes d’inégalité des revenus. Le travail de Développement et Paix a pour but d’assurer que les voix de ces communautés soient entendues et que leurs droits soient respectés au niveau municipal, des États et national.

Nos domaines d'action

Democratie et participation citoyenne icon

Démocratie
et participation citoyenne

Alimentation icon

Alimentation

“Food

Justice écologique

“Natural

Ressources naturelles

 

La situation

Même si le Brésil est considéré comme un pays émergent, le taux d’inégalité entre les riches et les pauvres est l’un des plus élevés au monde. La richesse du pays s’est construite aux dépens des communautés pauvres et marginalisées, ainsi que par une exploitation effrénée de ses ressources naturelles. Les communautés autochtones ont été témoins de la destruction et de la contamination de leurs terres ancestrales de la forêt tropicale amazonienne; les paysans ont été chassés de leurs fermes; et en ville, les communautés des favelas sont privées des services de base. À Minas Gerais, en novembre 2015, un grave désastre minier a démontré les risques liés aux industries extractives dans le pays et le manque de régulation de ce secteur.

Récemment, la destitution de la Présidente Dilma Roussef a placé au pouvoir un gouvernement non élu, menaçant ainsi la démocratie ainsi que les récentes réformes et programmes visant la création d’une société plus juste. En parallèle, les défenseurs de droits humains, les activistes environnementaux et les communautés pauvres se sont vus de plus en plus criminalisés.

Les commissions pastorales de l’Église continuent d’œuvrer pour la justice sociale et l’Église catholique brésilienne demeure un acteur infatigable dans cette lutte pour la justice sociale au Brésil. Elle participe activement au réseau latino-américain « Églises et Industries minières », ainsi qu’au Réseau ecclésial pan-amazonien, tous les deux soutenus de différentes manières par Développement et Paix.

Partenaire(s)

Mouvement des personnes affectées par les barrages (MAB)

Dans de nombreuses régions du monde, le potentiel hydroélectrique du Brésil est envié. Plusieurs multinationales viennent s’y installer et pour répondre à leur soif insatiable d’énergie, le Brésil doit construire encore plus de barrages. Bien qu’abondante, l’électricité est détournée aux profits des multinationales. Conséquence : son prix grimpe. Les Brésiliens paient le 5e tarif d’électricité le plus élevé au monde, une situation désastreuse pour les familles vulnérables. En 2009, le MAB a donc mis sur pied une campagne nationale contre le coût exorbitant de l’électricité.

Au chapitre du droit au logement, un million de Brésiliens ont été expulsés de leurs terres au cours des 40 dernières années pour la construction de plus de 2 000 barrages. Ils vivent souvent pauvrement dans les bidonvilles. D’autres ont rejoint les rangs des travailleurs ruraux sans terre qui luttent pour un morceau de terrain. D’autres encore se sont organisés grâce au MAB pour lutter afin que ceux qui construisent de nouveaux barrages offrent des compensations suffisantes pour leur permettre de se reloger et de reconstruire leur vie.

En appui, le MAB organise des activités de formation et d’éducation. Ainsi, ces dernières années, le MAB a développé un projet d’alphabétisation des jeunes et des adultes auquel ont participé plus de 5 500 personnes en collaboration avec le ministère de l’Éducation et de la Culture. Le but est de rejoindre un total d’environ 10 000 participants chaque année grâce à des activités de formation (réunions, ateliers, cours, séminaires, échanges, études, etc.).

Le Mouvement des paysans sans terre (MST)

Plus grand mouvement social d’Amérique latine, le MST a gagné, avec ses membres, 25 millions d’hectares depuis 20 ans. C’est l’équivalent de la superficie de l’Angleterre, de l’Écosse, de l’Irlande du Nord et du Pays de Galles réunis.

MST se bat depuis 1984 pour une nouvelle réforme agraire car au Brésil, 1,6 % des propriétaires possèdent presque la moitié des terres agricoles exploitables.

Le Mouvement des paysans sans terre sème, petit à petit, un Brésil différent. Un Brésil où la terre n’appartiendra plus à une minorité, mais à ceux et celles qui la cultivent. Un pays d’égalité, où oppression et esclavage auront été déracinés. Un Brésil où l’agriculture respectera les cycles de la nature et répondra aux besoins des gens. Les membres du MST ont ainsi créé des coopératives agricoles, construit des maisons, des écoles et des cliniques sur les terres et ont ainsi assuré une sécurité alimentaire à plus de 350 000 familles.

Nouvelles
Savez-vous où est investi l’argent de votre fonds de pension
7 février 2017

Depuis des années les Canadiens profitent du mois de février pour revoir leurs investissements avant la fin de la période prévue par les impôts. Mais vous êtes-vous déjà demandé si vous aviez des investissements « responsables »?

31 octobre 2016

Il y a un an, le Brésil connaissait la pire catastrophe environnementale de son histoire alors qu’un barrage de retenue de résidus miniers s’est effondré sur le site de la mine de fer de Mariana, dans l’État du Minas Gerais, rejetant des millions de tonnes de boues et de toxines dans le Rio Doce.

Rogério Alves/TV Senado
10 décembre 2015

Les partenaires de Développement et Paix au Brésil condamnent la négligence et le manque de responsabilisation des sociétés impliquées dans une récente catastrophe minière aux conséquences tragiques. De l’avis de certains, il s’agit de l’un des pires désastres environnementaux de l’histoire du pays.

1 avril 2015

Chers sœurs et frères,

Au Brésil, 3,4 millions de personnes vivent en état d’insécurité alimentaire.

Cette réalité suscite une profonde indignation chez ceux et celles d’entre nous qui en sommes témoins.

C’est le cas de la Commission pastorale de la terre (CPT), établie par les évêques du Brésil.

19 mars 2015

S’il y a un message que Mgr Eugenio Rixen souhaite partager avec les gens d’ici au cours de sa visite de solidarité au Canada, c’est que la foi et l’action ne sont pas en opposition, mais vont plutôt de pair.

24 février 2015

Maria Dalva dirige un groupe de 54 agriculteurs dans l’État de Para au Brésil. Pour beaucoup de membres du groupe toutefois, l’amour de la terre a été menacé par les conditions de travail proches de l’esclavage imposées par le propriétaire de la plantation.

10 novembre 2014

Du 27 au 29 octobre, le Vatican a accueilli la rencontre mondiale des mouvements populaires pour discuter des problèmes de l’exclusion et de la pauvreté dans la société d’aujourd’hui, et trouver des moyens par lesquels ces mouvements peuvent unir leurs efforts et coordonner leurs luttes pour la justice.

24 octobre 2014

En décembre dernier, l’Académie pontificale des sciences a tenu au Vatican un atelier intitulé L’urgence des exclus sociaux.

Credit: AFP PHOTO / KARIM JAAFAR
17 juin 2014

Il suffit de très peu de choses pour organiser une partie de soccer. Un ballon et deux buts improvisés suffisent pour jouer. Cette facilité à pratiquer ce sport est probablement une des raisons qui le rend si populaire.

Credit: CPT Archives
9 mai 2014

Développement et Paix est profondément attristé par la nouvelle des décès de Dom Tomás Balduíno et Dom José Moreira Bastos, deux dirigeants de son organisation partenaire brésilienne, la Commission pastorale de la terre (CPT).  Pendant des décennies, la CPT a dénoncé les violences faites aux paysans et a plaidé en faveur de la réforme agraire afin de

2 mai 2014

En avril dernier, le pape François a rencontré Mgr Erwin Kräutler, évêque de la Prélature de Xingu et président du Conseil indigène missionnaire (CIMI), dont le travail est soutenu par Développement et Paix dans les États de Goiás et Tocantins (GOTO) dans le centre du Brésil.

10 juin 2013

Développement et Paix s’inquiète de la situation dans laquelle se retrouvent des défenseurs des droits de la personne au Brésil, victimes d’agissements peu transparents de la part de la compagnie minière VALE, le plus important producteur mondial de minerai de fer et la deuxième plus grande entreprise d’exploitation minière au monde.

18 octobre 2012

Le 20 octobre, la Commission pastorale de la terre (CPT) , partenaire de Développement et Paix au Brésil, rendra hommage à Dom Tomás Balduino.

24 février 2012

« La structure agraire brésilienne est une structure qui nécessite de profonds changements si nous voulons un pays plus libre et démocratique. »
José Gomes Neto, secrétaire, Commission pastorale de la terre (CPT)