Réseau africain pour le développement intégré (RADI)
Le RADI s’emploie à répondre aux besoins des gens en proposant des solutions respectueuses de leurs droits et de leur environnement. Leur mission se réalise sous la forme de services d’aide et de formation juridique de façon à aider les personnes appauvries à mieux défendre leurs droits.
Le RADI encourage entre autres les femmes à se regrouper en associations. Il a formé quatre coalitions régionales de groupes de femmes appelé les Unions de groupements partenaires du RADI (UGPR). Aujourd’hui, le mouvement prend de l’ampleur et s’organise nationalement. Les femmes mettent en place des mutuelles d'épargne et de crédit, s'organisent pour mieux participer aux foires commerciales et s’activent pour améliorer la production, la transformation et la distribution des produits agricoles et artisanaux réalisés par les femmes membres.
Progressivement, ces femmes ont pris de l'assurance. « Je prends maintenant la parole en public. Je m'impose davantage dans mon association agricole. Je suis devenue incontournable et ma voix compte », lance la présidente de la zone de Thiès, au centre du pays. Ici, les femmes veulent désormais piloter elles-mêmes leur développement.
Au-delà des réalisations économiques, les ateliers de sensibilisation ou causeries, comme elles disent ici, les ont incitées à occuper des fonctions dans les structures décisionnelles. Elles sont majoritaires au sein du comité régional qui veille au développement des services de santé. Elles sont aussi majoritaires au sein du comité qui s'occupe de la distribution locale d'eau. Deux membres participent au cadre de concertation qui assure le développement de la région. « On le voit comme un stage », explique Khoudia Sylla, la secrétaire de l'UGPR de Thiès. « Cela va nous permettre d'accumuler de l'expérience pour occuper éventuellement des lieux de prise de décisions plus importants. »