Carême de partage

Un jardin de guérison aux Philippines

2 mars 2015
« Votre don de solidarité est une véritable expression du Notre Père : Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien. C’est pourquoi le geste du don est un geste véritablement spirituel. »
- Paul-André Durocher, archevêque de Gatineau et président de la Conférence des évêques catholiques du Canada

Au coucher du soleil, dès le premier souffle de brise fraîche, un bourdonnement envahit une petite parcelle de terre, face à la mer, dans la ville de Tacloban aux Philippines. Le jardin est bientôt rempli de femmes et d’enfants qui s’activent sous le ciel teinté de rose — le signal que la température est enfin assez fraîche pour labourer la terre, arracher les mauvaises herbes et s’occuper des légumes qui émergent du sol.

Toutes les femmes réunies ici ont un point commun : ce sont toutes des survivantes du typhon Haiyan (connu localement sous le nom de Yolanda). Leur district, situé directement sur la côte, a été l’un des plus durement touchés par le typhon. La plupart vivent maintenant dans des tentes qui deviennent étouffantes sous la chaleur du soleil et elles risquent d’être déplacées par le gouvernement, sans aucune idée de l’endroit où elles pourraient être relocalisées. Beaucoup d’entre elles sont également veuves, parce que leurs maris sont restés derrière pour protéger leurs biens et ont été emportés par la tempête. Elles parviennent difficilement à nourrir leur famille jour après jour.

Avec l’aide du partenaire de Développement et Paix, Urban Poor Associates (UPA), elles ont formé l’Association des survivantes de Yolanda. Un de leurs premiers projets a été la création d’un jardin communautaire. Avec l’aide d’UPA, l’association a reçu des semences et des outils agricoles du gouvernement.

Le petit Jobert Pindos, 4 ans, vient régulièrement au jardin avec sa mère. Il agrippe solidement une feuille de palmier repliée contenant une grande quantité d’ignames qui seront cuites pour le souper. Jobert est aveugle et sa mère a de la difficulté à le nourrir, lui et sa sœur, depuis qu’ils ont perdu leur père dans le typhon.

Pour les femmes de l’association, ce jardin offre une source de nourriture physique tout autant que spirituelle. C’est un lieu où elles peuvent se réunir pour rire, pleurer et même partager un repas. Ce jardin fait face à l’océan qui s’est montré si cruel envers elles, mais les aide à guérir et à faire la paix avec ce qu’elles ont vécu. Ensemble, elles recouvrent leurs forces et, en unissant leurs efforts, elles peuvent créer un avenir meilleur.


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