La Red de Hermandad y Solidaridad Colombia REDHER, vient d’annoncer le massacre commis par des groupes d’extrême droite dans une communauté autochtone en Colombie. Trois personnes ont été assassinées et une quatrième est dans un état grave.
La dénonciation envoyée par le CRIDEC (Consejo Regional Indigena de Caldas) a été confirmée par l’ONIC (Organisacion Nacional Indigena de Colombia), un partenaire de Développement et Paix. Le CRIDEC regroupe les communautés autochtones de la région de Caldas en Colombie. Cette région attire l’intérêt de compagnies minières canadiennes et colombiennes qui veulent exploiter des mines d’or, sans pour autant avoir l’accord des communautés qui occupent ces terres depuis des siècles.
Le CRIDEC a fait plusieurs déclarations en se prononçant contre l’entente signée entre le gouvernement colombien à travers INGEOMINAS et la compagnie canadienne COLOMBIA GOLDFIELDS. Le cas le plus connu est celui de MARMATO (voir le reportage de CBC en anglais), ville coloniale située sur une montagne d’or qui selon le projet sera détruite pour laisser place à la plus grande mine à ciel ouvert d’Amérique du Sud, avec des graves conséquences pour l’environnement et pour les communautés qui habitent ces terres.
Dans le communiqué envoyé par REDHER, le CRIDEC dénonce le harcèlement et les menaces constantes subies par les communautés de la part des groupes d’extrême droite. Ils ont reçu des feuilles volantes dans lesquelles apparaissent les noms d’au moins 60 personnes autochtones et métisses menacées de mort par les « nouvelles générations de paramilitaires » nommées «Aguilas Negras ».
Selon l’information reçue, malgré avoir demandé la protection des organismes de sécurité colombiens et d’avoir informé des menaces et agressions de paramilitaires, le gouvernement n’a pas réagi et la tragédie est survenue.
Développement et Paix reste vigilant concernant les violations des droits humains en Colombie et soutient ses partenaires dans leur recherche de la vérité et de la justice.