Crise humanitaire en Afrique – Développement et Paix aide les populations des pays touchés

Développement et Paix – Caritas Canada est actif dans la région depuis plusieurs années, à la fois pour répondre aux besoins humanitaires et pour trouver des solutions à long terme à ces crises endémiques.
Voici certaines des actions que nous menons aux côtés de nos partenaires dans la région :


Soudan du Sud

Situation : La famine a été déclarée le 20 février dans l’État d’Unité où 80 000 Soudanais du Sud sont touchés. Au total dans le pays, c’est 6,1 millions de personnes qui sont dans le besoin dont 1,9 million de personnes déplacées par la guerre et/ou la sécheresse. Le Soudan du Sud est le plus jeune État du monde, mais sa création est survenue après plusieurs années de luttes ethniques et religieuses opposant groupes rebelles et forces soudanaises, luttes qui aujourd’hui se poursuivent.

Actions : Nous travaillons avec la Caritas Soudan du Sud et les Caritas diocésaines, ainsi que les organisations sœurs membres de la CIDSE, dont la CAFOD (Catholic Agency For Overseas Development) et Trocaire, et le Catholic Relief Service depuis 2014 afin de venir en aide aux populations aux prises avec des graves problèmes de sécurité alimentaire et de nutrition liés à la sécheresse et aux conflits internes. Les troubles ethniques et la présence de groupes armés rendent difficile l'acheminement de l'aide sur le terrain, mais les projets mis en place sont porteurs d'espoir pour les populations. Depuis la crise de juillet 2016, et aux côtés de la Caritas nationale, Développement et Paix a fourni une aide essentielle aux populations affectées dans quatre diocèses du pays. De juillet à ce jour, dans les diocèses de Wau, Yei, Torit et Juba:

  • 2 330 ménages ont reçu de la nourriture;
  • 4 330 ménages ont eu accès à une eau potable, à des installations sanitaires et ont développé de meilleures pratiques hygiéniques; et
  • 1 000 ménages ont pu trouver refuge dans l’enceinte des églises pour une période de trois mois, leur procurant un peu de répit et de sécurité.

 


Nord-est du Nigéria

Situation : 8,3 millions de personnes sont dans le besoin dans cette région dont 1,9 million de personnes déplacées. Les principaux besoins sont en nutrition, protection et en eau. L’urgence alimentaire concerne les États de Borno, Adamawa et Yobé, très peuplés, dans la région du bassin du lac Tchad. Des millions de personnes ont abandonné leurs habitations et leurs champs par crainte des exactions du groupe terroriste Boko Haram ou des représailles de l’armée nigériane.

Actions : Nous appuyons la Caritas Nigéria en vue d’améliorer la nutrition, l’accès à des moyens de subsistance, à l’eau, l’assainissement et l’hygiène et d’apporter des soins de santé pour 9 000 personnes déplacées internes, rapatriées et membres des communautés d’accueil dans l’État de Borno, affectées par le conflit lié à Boko Haram. Le programme permettra à 1 500 enfants âgés de moins de 5 ans atteints de malnutrition de recevoir un diagnostic et un traitement efficace à temps et répondra aux besoins de santé de 3 000 personnes grâce à des services médicaux de qualité. Il permettra également d’améliorer l’accès à des moyens de subsistance, à des activités génératrices de revenus ainsi qu’à de l’eau et à des installations sanitaires au sein des communautés grandement affectées par la crise.

 


Somalie

Situation : Plus de 6 millions de personnes sont dans le besoin dont 1,1 million de personnes déplacées par la guerre et/ou la sécheresse. La Somalie est dans une des régions les plus vulnérables sur la planète sur le plan alimentaire. Les grandes sécheresses de 1972, 1984-1985, 1991-1992, 2011 2012 ont régulièrement affamé cette région du monde. Le pays est en proie à une guerre civile depuis des décennies, le gouvernement actuel contrôlant essentiellement que la capitale Mogadishu et ses environs.

Actions : Nous travaillons avec Trocaire afin de fournir des soins de santé maternelle et infantile dans la région de Garbahaarey. Ainsi, près de 20 000 ménages – principalement des femmes enceintes, allaitantes et avec nourrissons ou enfants de moins de cinq ans ont été suivis et ont bénéficié de programmes de vaccination.