11 décembre 2015

Après deux semaines d’intenses négociations, la COP21 se termine sur une entente. Cette entente est loin d’être la meilleure que nous aurions pu obtenir et n’est pas à la hauteur des grandes mobilisations citoyennes qui ont précédé la Conférence. Toutefois, c’est une entente avec laquelle nous devrons travailler. La faiblesse des cibles de réduction d’émissions de gaz à effet de serre (GES) pré-2020 et post-2020, l’absence de mécanismes permettant d’améliorer les cibles actuelles et de mécanismes qui obligeraient les pays à annoncer de nouveaux engagements toujours plus ambitieux, sans compter le faible appui technique et financier à l’horizon 2020 pour soutenir les pays du Sud, sont autant de points faibles que nous pouvons attribuer à cette entente. De plus, l’accord de Paris n’a rien de contraignant puisqu’il repose essentiellement sur la bonne volonté des États.

La COP21 n’a pas puisé sa force entre les murs du Bourget (lieu des négociations) mais plutôt du côté des grandes mobilisations citoyennes. En effet, les citoyens du monde sont grandement préoccupés par la lutte contre les changements climatiques et souhaitent que les gouvernements agissent sur cet enjeu. Ils sont même prêts à modifier leurs propres habitudes de vie et de consommation pour y arriver. Le succès de la lutte contre les changements climatiques ne se trouve donc pas dans les résultats d’une entente internationale mais bien plus au niveau de la pression que mettront les citoyens sur les gouvernements et la capacité de chaque personne à changer ses propres comportements.

Voici en images, l’analyse de Développement et Paix sur les derniers évènements entourant la COP21.