Des catholiques se réunissent à Paris pour mener une action commune pour la justice climatique !

18 décembre 2015
By: 
Elana Wright, Chargée de plaidoyer

Alors que les négociateurs de 195 pays étaient confinés au Bourget la semaine dernière pour la COP21, des représentants et des membres de Développement et Paix ont rejoint des représentants et des sympathisants britanniques, français, belges, néerlandais, allemands, espagnols et italiens d’organisations catholiques de développement d’un peu partout en Europe pour partager leur engagement envers la justice climatique. Ils se sont inspirés les uns les autres en échangeant des solutions et des stratégies de lutte contre les changements climatiques et pour un monde plus juste. Privilégiant le pouvoir du peuple, ces activités, organisées dans le cadre de l’initiative d’action commune dirigée par la CIDSE, une alliance d’organisations catholiques de développement international dont Développement et Paix fait partie, ont rassemblé notre mouvement pour quelques journées intenses de conférences, d’ateliers, de poésie, de séances d’information et de démonstrations, suivies par une messe de clôture.

Fraîchement arrivés de marches organisées dans nos villes d’origine, nous avons partagé nos réussites et nos défis dans l’éducation de nos concitoyens au sujet des répercussions des changements climatiques sur les communautés vivant dans les pays du Sud. En mettant l’accent sur les nombreux moyens dont nous disposons pour réduire notre empreinte carbone, nous avons également partagé des solutions de rechange et des options que nous pouvons adopter pour faire notre part. Qu’ils s’agissent pour notre paroisse d’adopter la philosophie « Vivre simplement », comme le font les partisans de CAFOD en Grande-Bretagne, ou d’aider les communautés à réduire les déchets comme cela se fait en Allemagne, nous avons partagé des solutions de rechange locales, coopératives, éthiques et écologiques qui protègent autant la population que la planète.

Nous avons écouté des dirigeants courageux du Pérou, d’Afrique australe et des États insulaires du Pacifique Sud qui lancent l’alarme sur l’urgence de la situation, et qui nous demandent de collaborer avec eux en tant que citoyens du monde pour résoudre ce problème mondial.

Les participants sont repartis avec une meilleure compréhension de l’importance de la lutte contre la surconsommation de carburants fossiles et des ressources que nous, dans les pays du Nord, tenons pour acquises, ainsi que de la nécessité d’élaborer et de promouvoir des solutions de rechange salutaires pour les êtres humains et pour la planète. Ces solutions écologiques, gérées par les communautés, peuvent même consolider nos collectivités et les laisser en meilleure posture qu’auparavant. L’engagement à réduire notre empreinte carbone, en revendiquant une transition rapide vers les énergies renouvelables et à soutenir nos organisations partenaires dans le Sud, est une solution à la crise climatique à laquelle nous pouvons tous nous rallier.

Le pape François nous dit dans son encyclique : « Mais aujourd’hui, nous ne pouvons pas nous empêcher de reconnaître qu’une vraie approche écologique se transforme toujours en une approche sociale, qui doit intégrer la justice dans les discussions sur l’environnement, pour écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres. » Tandis que les négociateurs canadiens rentraient chez eux avec un accord sur le climat signé, et beaucoup de travail à faire afin de le respecter, la délégation de Développement et Paix quittait Paris avec l’engagement plus ferme de diriger nos communautés dans la transition vers un monde fondé sur la justice climatique.