Des partenaires de DÉVELOPPEMENT ET PAIX défendent les droits de la personne devant la CIDH

Plusieurs partenaires de DÉVELOPPEMENT ET PAIX assistent actuellement à la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) dans la ville de Washington, aux  États-Unis, pour y témoigner de la violence et des sévices subis de longue date par les collectivités auprès desquelles ils travaillent.

Il s’agit de la 156e session de la CIDH, un organe créé par l’Organisation des États américains (OEA) pour promouvoir et protéger les droits de la personne sur le continent américain, en particulier les groupes qui sont vulnérables et traditionnellement victimes de discrimination. La commission examine les plaintes et les pétitions portant sur des violations spécifiques des droits de la personne et publie des rapports sur ses conclusions qui peuvent servir à favoriser l’accès à la justice.

Du Brésil, le Conseil indigène missionnaire de l’Église brésilienne (CIMI) a participé à l’audience Rapports de violence contre les populations autochtones du Brésil, qui a eu lieu le mardi 20 octobre. Le CIMI-MS travaille auprès des groupes autochtones dans l’État du Mato Grosso do Sul, où les communautés sont violemment expulsées de leurs terres pour faire place à des projets agricoles à grande échelle. Les communautés sont criminalisées pour avoir défendu leurs terres et le CIMI lui-même, est accusé d’être l’instigateur de la violence, malgré le fait que dans les 12 dernières années, 390 membres des  communautés ont été tués dans des conflits liés à la terre. Le CIMI appelle actuellement le gouvernement brésilien à lancer une enquête publique sur les meurtres perpétrés contre les peuples Guarani-Kaiowá et Terena.

Notre partenaire Justiça no Trilhos (JnT) a également témoigné à cette audience. Ce groupe travaille notamment auprès des communautés touchées par un chemin de fer géré par le géant minier brésilien Vale, dans les États de Pará et de Maranhão dans la région amazonienne du Brésil. Le chemin de fer de Carajás est très controversé car il est surtout destiné à transporter le minerai extrait des exploitations de Vale dans la région. Le chemin de fer et le projet d’exploitation minière de Carajás ont déplacé des millions de personnes, dont beaucoup sont aujourd’hui confrontées à la pollution et à la déforestation massive causées par la voie ferrée. Depuis le début de l’exploitation minière, il y a plus de 30 ans, ces communautés n’ont bénéficié d’aucun investissement dans leur région résultant des bénéfices tirés de l’exploitation des ressources naturelles sur leurs terres.

Justiça no Trilhos (JnT) a également participé à l’audience sur la Situation des défenseurs de l’environnement dans le contexte des industries extractives en Amérique, qui a eu lieu lundi dernier, ainsi que notre partenaire hondurien, Le Comité des parents des disparus au Honduras (COFADEH).  Cette audience a mis en évidence la violence et les menaces pour la sécurité dont font l’objet les défenseurs de l’environnement dans toute l’Amérique latine. 

Notre partenaire colombien Justicia y Paz a participé aux audiences sur la Situation des défenseurs des droits de la personne qui militent pour la restitution des terres en Colombie et sur les Droits de la personne et réformes juridiques concernant les forces de sécurité en Colombie. Notre partenaire de la Conférence nationale des organisations afro-colombiennes (CNOA) a livré une présentation à l’audience Rapports de discrimination envers des personnes d’ascendance africaine en Colombie.

Notre partenaire hondurien, Fundación ERIC, qui appuie les stations de radio communautaires et la programmation sur les droits de la personne au Honduras, a participé à l’audience sur les Droits de la personne et interception des personnes admissibles à la protection internationale et à l’audience sur Les droits de la personne et l’eau en Amérique, qui accueillait également le témoignage du Centre hondurien de promotion du développement communautaire (CEHPRODEC) et du Comité national de défense des territoires confrontés à l’exploitation minière du Brésil.

Nous félicitons nos partenaires de leurs efforts courageux et inlassables pour défendre les personnes les plus pauvres et les plus marginalisés et leur donner une voix afin qu’elles puissent dénoncer les violations des droits de la personne auxquelles elles sont confrontées.

Pour en savoir plus sur les audiences, visitez www.oas.org/fr/cidh.