Développement et Paix collabore avec Caritas Jérusalem afin de répondre aux énormes besoins humanitaires à Gaza

6 août 2014

Alors que s’amorce un cessez-le-feu de trois jours entre les forces israéliennes et le Hamas, il y a espoir que cette suspension des hostilités puisse mener à une paix plus durable. Dans le cadre de la trêve, les deux parties entreront dans des pourparlers de paix en Égypte dans les prochains jours.

Malgré cette lueur d’espoir, les besoins restent très élevés à Gaza. Après quatre semaines de violence qui ont causé la mort de 1865 Palestiniens et de 67 Israéliens, d’après les chiffres du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires, plus de 520 000 habitants de Gaza retournent dans des maisons qui ont parfois été détruites. Les services d’électricité et d’eau sont limités, tout comme la nourriture et les fournitures médicales qui serviront à traiter les quelque 10 000 personnes qui ont été blessées, dont 2700 enfants.

Développement et Paix collabore avec Caritas Jérusalem afin d’aider à couvrir une partie des besoins urgents créés par cette crise.

Ensemble, ils distribuent des fournitures médicales et du carburant aux hôpitaux, ainsi qu’au centre de santé et à la clinique mobile de Caritas Jérusalem. Ils ont également distribué des couvertures, de la nourriture et des trousses d’hygiène aux personnes les plus vulnérables, notamment les familles déplacées, les veuves avec enfants, les familles vivant sous le seuil de la pauvreté et celles dont le principal soutien de famille ne peut pas travailler en raison de blessures.

Malgré le contexte très stressant et dangereux, le personnel de Caritas Jérusalem réussit à fournir de l’aide et des services médicaux. L’un des aspects les plus critiques consiste à offrir des services psychosociaux aux habitants des zones les plus touchées, en particulier les enfants dont l’état est particulièrement préoccupant en raison du traumatisme de la violence dont ils ont été témoins.

« Récemment, j’ai rencontré un jeune garçon nommé Mohammed. Il avait perdu sa maison dans un raid de bombardement. Je lui ai demandé s’il y avait des jouets qu’il aimerait recevoir. Il m’a dit qu’il aimerait avoir un char d’assaut, un avion militaire et un policier qui pourrait veiller à ce qu’il retrouve sa maison. Mohammed a six ans et tout ce qu’il voit autour de lui n’est que guerre et destruction. Pour les enfants de Gaza, la peur et l’insécurité sont des cicatrices qui les marqueront toute leur vie. Nous devons prendre soin des personnes les plus vulnérables. Une partie intégrante de notre travail en tant que Caritas consiste à réconforter les gens durant cette période très dure », explique Ameen Sabbagh, le coordonnateur de Gaza pour Caritas Jérusalem à Gaza.

Ameen vit à Gaza depuis 13 ans et il a constaté les effets chez ses propres enfants. « Beaucoup de bâtiments en face de ma maison ont été bombardés. J’ai deux enfants, âgés de deux et six ans, et ils pleurent beaucoup à cause des bombardements. Malgré ce qui se passe maintenant, j’espère qu’il viendra un moment où ils seront en mesure d’avoir une vie où il y a de la paix et de l’amour plutôt que de la guerre et de la violence », dit-il.

Maintenant, avec le cessez-le-feu actuel en vigueur, il ne sait toujours pas combien de temps il faudra pour que les gens soient en mesure de rentrer chez eux, à condition qu’il n’y ait pas de reprise des hostilités.

Développement et Paix continuera de soutenir ses partenaires dans les Territoires palestiniens, non seulement en offrant des secours, mais aussi en travaillant à établir les conditions d’une paix à long terme, pour laquelle prient tant de gens de cette région.