Inauguration d’une nouvelle école en Haïti

14 novembre 2011

Par Kelly Di Domenico, Agente de communications

L’an dernier, lorsque j’ai visité l’Institution Mère Délia en Haïti, cette école pour jeunes filles administrée par les Sœurs de l’Immaculée-Conception n’existait pas réellement. L’école s’était effondrée pendant le tremblement de terre de 2010 – heureusement, il n’y avait personne à l’intérieur – obligeant ses 850 élèves à se partager un petit bâtiment, à monter des tentes dans la cour de récréation et à assister à leurs cours sous les arbres. Lors de ma visite, les travaux venaient tout juste de commencer sur le chantier de construction d’une nouvelle école pour ces jeunes filles. Développement et Paix s’était engagé à acheminer 360 000 $ pour la construction de l’école, qui devait compter deux étages et 20 salles de classe.

Pendant que les ouvriers s’affairaient sur le chantier, à poser les briques de la fondation, à placer stratégiquement les piliers de la nouvelle structure antisismique et à transporter des brouettes de ciment, les élèves faisaient des calculs et récitaient leurs leçons de grammaire, assises sous de grandes tentes déployées dans la cour de récréation. Ce qui m’avait frappé lors de ma visite, c’était l’atmosphère de calme, et même de joie, qui y régnait. Les rires des jeunes filles résonnaient tandis qu’elles s’amusaient dans la petite partie de la cour de récréation restée libre. Cependant, de l’autre côté des portes de l’école, on apercevait des piles de gravats, des bâtiments abandonnés et des routes défoncées, conséquences du récent tremblement de terre si dévastateur pour le pays et pour sa population. Il semblait qu’à l’abri de l’Institution Mère Délia, les jeunes filles pouvaient se sentir en sécurité et bénéficier d’un répit momentané des traumatismes qu’elles vivent quotidiennement, pour se concentrer sur leurs études et sur des projets d’un avenir meilleur pour elles-mêmes et pour le pays qu’elles aiment tant. Si un espoir aussi palpable pointait déjà parmi les tentes et les nuages de poussière soulevés par les travaux de construction, une fois l’école achevée, je ne peux qu’imaginer ce que pourront réussir ces élèves une fois qu’elles auront franchi les portes de leur école pour la dernière fois.

Article relié : Une nouvelle école pour un nouvel avenir, 6 janvier 2011.