La voix des pays du Sud à la COP21

15 décembre 2015

Plusieurs partenaires de Développement et Paix étaient présents à la COP21 à Paris pour rappeler aux négociateurs que les impacts des changements climatiques se font déjà sentir auprès des populations des pays du Sud. Un des éléments clés négocié à la Conférence sur le climat est la création d’un fonds pour soutenir les pays les plus pauvres et les plus vulnérables dans l'adaptation et l'atténuation des changements climatiques. Ce fonds serait formé des contributions des pays riches qui ont le plus bénéficié du modèle économique responsable des changements climatiques. Leur richesse provient d’industries, telles les industries extractives, qui contribuent le plus aux changements climatiques, et dont les impacts se font désormais sentir dans les pays du Sud, plus particulièrement auprès des populations les plus pauvres et les plus vulnérables. Ce fonds vert pour le climat a été l'un des points les plus litigieux des négociations; les pays riches acceptant à contrecœur de prendre responsabilité pour les dommages qu'ils ont fait.

Des partenaires de Développement et Paix sont venus du Brésil, du Honduras, du Nigeria, du Pérou et des Philippines pour donner une voix à leurs communautés et décrier les dangers auxquelles elles font face. Il est question de la survie même de leur peuple. Alors que plusieurs ont suivi les négociations de l'intérieur du Bourget, plusieurs autres ont participé à des événements organisés par la société civile en marge de la COP21, démontrant même une plus grande foi en la capacité des gens de la société civile à se mobiliser et à faire preuve de solidarité plutôt qu’envers ceux qui négocient derrière des portes closes.

Joseph Purugganan, coordonnateur de Focus on the Global South, partenaire de Développement et Paix aux Philippines, a participé aux événements organisés dans la Zone d'action climatique (ZAC), un espace où un large éventail de sujets ont été abordés, tels que la souveraineté alimentaire comme solution pour diminuer les changements climatiques ou la mobilisation des femmes en Afrique contre l'exploitation minière. La présence de nos partenaires a fait en sorte que, même si les personnes les plus marginalisées n’avaient pas de voix à l’intérieur des négociations, leurs combats ont été portés à Paris et partagés avec d'autres pour qu’à l’avenir nous soyons toutes et tous solidaires et puissions agir ensemble pour la justice climatique.

Voici une courte entrevue réalisée avec Joseph au sujet des négociations: