8 décembre 2015

Cette deuxième semaine à la COP21 est passionnante car débutent des discussions politiques : les discours des chefs d’États ont lancé le bal établissant le cadre au sein duquel les négociations auront lieu, par la suite les équipes de négociateurs ont pris le relais et ont proposé un texte d’entente avec un nombre d’option réduits au maximum. C’est dimanche dernier que la dernière ébauche du texte de l’entente a été diffusée. Désormais, les ministres reviennent pour la dernière ligne droite des négociations avec pour objectif de présenter un texte final mercredi soir. Quatre groupes de travail ont été mis sur pied et tous les pays sont présents dans ces groupes qui négocient de manière simultanée. Croyez-moi, ça négocie fort! Signe que le Canada occupe de nouveau un rôle de leader dans les négociations climatiques, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a demandé à Mme Catherine McKenna, ministre canadienne de l’environnement, d’agir à titre de facilitateur pour l’un de ces groupes.

La ministre McKenna a d’ailleurs crée la surprise lors de la session d'information que la délégation canadienne organise quotidiennement avec les représentants de la société civile présents à la COP21. En effet, elle a confirmé que le Canada était favorable à l’adoption d’un accord contraignant qui viserait à ne pas dépasser une hausse de température de 1,5 degré Celsius ! La foule était très heureuse d’apprendre cette nouvelle qui démontre le nouveau rôle de leader qu’entend jouer le Canada sur la scène internationale.

Si le gouvernement du Canada pouvait identifier des cibles ambitieuses à atteindre en 2020 et avoir un plan réaliste pour y parvenir, notre pays serait véritablement de retour dans les négociations sur le climat. À suivre !

Geneviève Talbot, Chargée de recherche et de plaidoyer
En direct de la COP21, à Paris.