Six mois après le séisme au Népal – Questions-réponses avec le père Pius Perumana

1 décembre 2015

Il y a six mois, deux tremblements de terre dévastateurs frappaient le Népal, entraînant une destruction massive et affectant plus de 8 millions de personnes. En réponse à cette catastrophe naturelle, Développement et Paix s’est mobilisé dès les premières heures. En collaboration avec son partenaire Caritas Népal, mais aussi avec d’autres organisations du réseau mondial Caritas, une aide d’urgence a été apportée aux familles et aux communautés. Le père Pius Perumana, directeur de Caritas Népal, fait le point sur l’intervention.

Le père Pius Perumana, directeur de Caritas Népal, participant à la distribution de secours aux survivants du séisme à Sindhupalchok. 

Qu’a fait Caritas au cours des six derniers mois?

Dans les six derniers mois, nous avons concentré nos efforts sur la fourniture de matériel de secours d’urgence, comme des bâches, des tapis de sol pour dormir, des couvertures, des seaux, des vêtements, du savon et divers objets. De plus, dans plusieurs villages qui faisaient face à une réelle pénurie de nourriture, nous avons également distribué des vivres; et dans certains villages, nous avons fourni des tentes et de la corde. Pour un certain nombre d’écoles et de postes de santé, nous avons distribué des lampes solaires, ainsi que des feuilles de tôle ondulée.

La famille Caritas a ainsi pu atteindre plus de 70 000 ménages au Népal. Il s’agit en quelque sorte d’une grande réussite pour la famille Caritas, sachant que sans être un acteur majeur, nous sommes presque à égalité avec le gouvernement.

Pouvez-vous nous citer une chose dont vous êtes fier dans l’intervention jusqu’ici?

Les sources de fierté sont si nombreuses. L’une d’entre elles est la loyauté et l’aide de nos groupes coopératifs et d’autres groupes que nous avons engagés dans l’initiative. Également, l’engagement des membres de notre personnel – la manière dont ils ont travaillé sans relâche.

Ces quelques derniers mois, divers organismes gouvernementaux, en particulier les autorités des districts que nous avons visités, ont été très élogieux à l’égard du travail de Caritas. Ils nous ont dit : « voilà comment les ONG doivent travailler ».

Pouvez-vous nous parler un peu de la prochaine étape de l’intervention de Caritas?

Dans la phase de reconstruction, nous envisageons de bâtir au moins 3500 maisons. Parallèlement à cela, il y aura aussi d’autres volets comme les moyens de subsistance, parce que les personnes doivent gagner leur vie, les produits WASH (eau, assainissement et hygiène), et la protection et la réduction des risques de catastrophe. Notre réflexion s’inspire d’une approche holistique.

Comment cette catastrophe a-t-elle affecté les programmes de développement à long terme?

Nos programmes de développement à long terme étaient surtout situés dans l’ouest du Népal. À l’heure actuelle, nous croyons qu’il faut étendre certains de ces programmes aux districts montagneux du nord.

Avez-vous autre chose à ajouter?

Je tiens à remercier du fond du cœur tous les partenaires de Caritas, car c’était formidable – ensemble, nous sommes plus forts. Nous l’avons prouvé cette fois-ci. Et pendant le tremblement de terre au Népal, l’effusion de sympathie, les messages... Je reçois encore des messages de plusieurs régions du monde.

De plus, nos partenaires se sont engagés activement à nos côtés. Un si grand nombre d’organisations Caritas sont toujours avec nous, et elles nous appuient à même leurs propres ressources. Il s’agissait véritablement d’un travail d’équipe de toute la famille Caritas; et je suis très heureux et vraiment reconnaissant envers tous les membres de la famille Caritas.