Un programme québécois — qui soutient des partenaires de Développement et Paix – récipiendaire du prestigieux Prix de l’action climatique mondiale des Nations Unies

2 octobre 2019

Développement et Paix — Caritas Canada félicite le gouvernement du Québec pour l’obtention du Prix de l’action climatique mondiale de l’ONU, 2019, décerné dans la catégorie Financement pour des investissements respectueux du climat, pour son Programme de coopération climatique internationale (PCCI). Ce prix prestigieux reconnaît « des solutions novatrices non seulement pour faire face au changement climatique, mais aussi pour faire avancer les progrès vers la réalisation de plusieurs autres objectifs de développement durable, par exemple, l’innovation, l’égalité des sexes et les possibilités économiques ».”

Le programme du Québec, qui soutient deux projets de Développement et Paix en Haïti et à Madagascar, est l’un des 15 lauréats choisis parmi 670 candidatures, incluant des gouvernements locaux, des entreprises multinationales, de grands projets d’investissement et des initiatives de développement local.

Les émissions de carbone financent des projets écologiques

Créé en 2016 par le gouvernement du Québec, en réponse à l’Accord de Paris sur le climat, le PCCI est le premier programme de ce genre, au niveau infranational, financé par les profits du marché du carbone (un cadre réglementaire qui impose des plafonds d’émissions de dioxyde de carbone et permet aux faibles émetteurs de vendre des crédits carbone aux grands émetteurs).

Les 30,1 millions de dollars du programme soutiennent des projets qui aident plus de 150 000 personnes à résister et à s’adapter aux impacts des changements climatiques dans 11 pays francophones d’Afrique et des Caraïbes. Parmi eux, deux projets réalisés par des partenaires de Développement et Paix, en Haïti et à Madagascar.

Aider les producteurs et les productrices à faire face aux changements climatiques.

Grâce aux fonds du PCCI, Développement et Paix met en œuvre le projet PROCLIMA*, en partenariat avec l’Institut de technologie et d’animation (ITECA), aux Cayes en Haïti. Ce projet aide les communautés paysannes à s’adapter aux effets des changements climatiques par des techniques agricoles adaptées et la promotion d’une filière alimentaire biologique.

Dans le cadre de ce projet, les paysannes et paysans plaident pour une réglementation plus stricte de l’usage des pesticides; apprennent à sélectionner et semer des variétés plus robustes et plus résilientes; diversifient leurs revenus par l’élevage de volailles et de lapins; et jouent un rôle accru dans la protection de l’intégrité de leur environnement local. Globalement, le projet améliore la sécurité alimentaire, génère des revenus réguliers et fiables pour certaines des communautés les plus vulnérables d’Haïti, et les protège des aléas des changements climatiques.

Une plus grande autonomie grâce à la formation

Le financement du PCCI permet aussi à Développement et Paix de soutenir le travail de son partenaire, le Conseil de développement d’Andohatapenaka (CDA)*. Dans 55 fokontany (villages) de la province d’Antananarivo, à Madagascar, le CDA organise des séminaires et des ateliers pour former les citoyennes, les citoyens et les représentants du gouvernement local aux pratiques de l’agriculture durable et de la gestion des déchets. Dans 18 communautés, le Conseil facilite le développement de plans d’action participatifs pour les communautés. Toutes ces initiatives permettent de construire la résilience aux changements climatiques et de réduire les impacts des inondations et autres facteurs d’insalubrité.

Développement et Paix est très reconnaissant du soutien qu’il reçoit de la part du gouvernement du Québec, pour ces projets et d’autres. En plus de contribuer à l’avancement de la justice sociale et écologique, le prix attribué au Programme de coopération climatique internationale positionne la province du Québec comme une véritable force progressiste au plan international.

* Ce projet est réalisé grâce à la participation financière du gouvernement du Québec, dans le cadre du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques, financé par le Fonds vert.