Découvrir le mouvement jeunesse et les jeunes délégués de l’AO 2022

Des membres de Développement et Paix à l’Assemblée des jeunes de 2019 (notre dernier grand événement jeunesse en personne avant la pandémie de COVID-19), dont certains seront délégués à l’Assemblée d’orientation de 2022.

Depuis des décennies, Développement et Paix – Caritas Canada travaille avec les jeunes pour les encourager à s’impliquer dans la solidarité internationale et à insuffler de l’énergie et de la passion à notre mouvement. Nous sommes donc très heureux que huit jeunes délégués participent à notre Assemblée d’orientation de 2022, qui aura lieu du 16 au 19 juin à Halifax, en Nouvelle-Écosse. Deux jeunes délégués feront partie du panel qui mènera les discussions sur la meilleure façon de renouveler notre mouvement de manière synodale, et tous prendront part à un large éventail de discussions qui leur tiennent à cœur, tout en nouant des relations et en assurant leur place au premier plan de nos actions.

Les sujets qui passionnent les jeunes

Lors des consultations qui ont précédé l’Assemblée d’orientation, les jeunes membres nous ont fait part de leurs principales préoccupations. Il est très important pour eux que Développement et Paix et l’Église catholique au Canada dans son ensemble adoptent une approche centrée sur la personne et sur les plus pauvres dans le monde.

À cet égard, le climat est une question qui préoccupe particulièrement nos jeunes membres. Comme ils le soulignent, les discussions sur le climat peuvent parfois adopter une approche très hiérarchique de haut vers le bas (top-down), en mettant l’accent sur l’influence des élites et sur les approches « vertes » qui finissent par déplacer les gens. Ces jeunes adultes savent que les personnes les plus touchées par la crise climatique sont celles que nous ne voyons pas. La crise climatique est une crise humaine. Les jeunes membres ont le sentiment que l’on parle beaucoup à haut niveau de la réduction des gaz à effet de serre, mais pas assez du financement de la lutte contre les changements climatiques. Sans ce dernier, les populations des pays du Sud sont pratiquement obligées de continuer à vivre et à produire selon des modes souvent à forte empreinte carbone. C’est pourquoi nos jeunes sympathisantes et sympathisants sont si passionnés par nos projets de promotion de la justice écologique dans les pays du Sud. Ils comprennent que la résolution des problèmes liés au climat est intimement liée à l’option préférentielle de l’Église pour les pauvres. Comme une de nos membres jeunesse nous a récemment dit :

Je me suis impliquée à Développement et Paix parce que j’y ai vu une opportunité d’apprendre sur l’enseignement social catholique et sur mes responsabilités envers le soin de notre maison commune. — Andrea Grace Dsouza, jeune déléguée du Manitoba à l’Assemblée d’orientation de 2022

En ce qui concerne les moyens d’y parvenir, nos jeunes membres n’ont pas seulement de la passion, mais aussi de l’initiative. Ils savent que nous devons continuer à sensibiliser les gens à ces questions en en parlant avec d’autres personnes, en faisant du travail de plaidoyer auprès des députés et en participant à des événements. En fait, ces jeunes adultes font de ces conversations leur mission.

Où ils voient le mouvement aller

Une autre question qui passionne les jeunes membres est la réconciliation avec les peuples autochtones. Peu de Canadiens ou de catholiques savent la vérité de notre histoire en ce qui concerne les peuples autochtones. Nos jeunes membres aimeraient donc que nous sensibilisions les gens à cet égard.

Voici une merveilleuse opportunité ! Tout en comprenant l’histoire et le mandat de Développement et Paix, les jeunes membres envisagent des campagnes qui établissent des liens entre les injustices auxquelles sont confrontés les peuples autochtones ici au Canada et dans le monde entier. En tant qu’organisation de solidarité internationale, Développement et Paix – Caritas Canada est très bien placé pour le faire. Cela fait également partie de notre responsabilité en tant que Canadiennes et Canadiens et du travail que nous devons accomplir en tant que catholiques. Bien sûr, les jeunes ne veulent pas retirer leur soutien à nos partenaires des pays du Sud. La solidarité n’est pas un geste à somme nulle. Les jeunes membres réfléchissent plutôt à la façon dont nous pouvons intégrer les préoccupations des peuples autochtones du Canada dans notre travail de solidarité internationale. Ils veulent entrer en contact avec les groupes autochtones locaux et leur demander comment nous pouvons être solidaires avec eux, et ils veulent parler des enjeux, faire partie de réseaux et soutenir publiquement les initiatives autochtones. Sans nécessairement se traduire par des projets, ces efforts peuvent viser à promouvoir la justice pour les peuples autochtones au Canada et à l’étranger.

En somme, nous sommes très enthousiastes du mouvement de jeunesse de Développement et Paix et nous avons hâte de discuter de ces questions en personne avec les jeunes délégués lors de l’Assemblée d’orientation de 2022. Il ne fait aucun doute que les jeunes membres et les jeunes sympathisantes et sympathisants de Développement et Paix, avec toute leur passion, leur esprit d’initiative et leurs idées, seront à l’avant-garde de nos initiatives.

À propos de Développement et Paix

Développement et Paix – Caritas Canada est l’organisme officiel de solidarité internationale de l’Église catholique au Canada. Il travaille en partenariat avec des organisations locales dans plus d’une trentaine de pays d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie et du Moyen-Orient pour accroître la justice dans le monde et agir en solidarité avec les personnes les plus vulnérables.

Pour plus de renseignements sur les moyens de s’impliquer dans Développement et Paix en tant que jeune adulte, veuillez contacter Selina, responsable des programmes jeunesse, à l’adresse shunt@devp.org.

Se réunir pour imaginer notre avenir en tant que mouvement

Des membres de Développement et Paix avec l’équipe d’animation francophone à l’Assemblée régionale 2022 des régions du Québec et du Nouveau-Brunswick francophone, où ils ont discuté, entre autres, de l’Assemblée d’orientation.

Sous le thème Nourrir l’espoir, l’Assemblée d’orientation 2022 de Développement et Paix – Caritas Canada se déroulera du 16 au 19 juin à Halifax, en Nouvelle-Écosse. Nous sommes ravis d’annoncer que parmi les conférenciers qui se joindront aux délégués, aux membres du Conseil national et au personnel figurent le cardinal Michael Czerny, S.J., un Canadien, ainsi que le secrétaire général de Caritas Internationalis, Aloysius John ; l’honorable Graydon Nicholas du Cercle Notre-Dame-de-Guadalupe ; la sœur Jean Bellini de la Commission pastorale de la terre du Brésil ; et le Dr Isaac Asume Osuoka, directeur du Centre intégré de développement social (Social Action) du Nigeria.

Après deux ans de distanciation physique en raison de la pandémie de COVID-19, qui a reporté cette assemblée quinquennale initialement prévue pour 2020, nous avons particulièrement hâte de nous rencontrer en personne et d’imaginer notre avenir ensemble en tant que mouvement. Nous avons également hâte de célébrer notre appel commun et attendons avec impatience le renouvellement et l’espoir que cet évènement annonce pour notre mouvement.

Comment nous en sommes arrivés là

Le chemin que nous avons parcouru depuis notre dernière assemblée d’orientation a été rempli de défis et de questions difficiles, mais aussi de réussites et de joies. Au cours des derniers mois, Développement et Paix a tenu trois phases de consultations auprès de ses partenaires, alliés, membres, sympathisantes et sympathisants, ainsi que de son personnel. Au cours des consultations, divers enjeux sont ressortis, tels que le partenariat, les changements climatiques, les droits des femmes, la réalisation de changements structurels par le biais de mouvements sociaux, ainsi que l’intersection du travail de développement, de l’aide humanitaire et du travail de paix (le triple nexus).

Bien que Développement et Paix doive s’attaquer à de nombreux enjeux, une chose est certaine : ce mouvement cherche passionnément à garantir le rôle central de la voix des pauvres. — Danny Gillis, membre du Conseil national et président du Comité de planification de l’Assemblée d’orientation 2022

Un collage de photos prises lors de notre Assemblée d’orientation 2015, tenue à Otterburne, au Manitoba.

Afin d’assurer que les discussions de l’Assemblée d’orientation soient éclairées par toutes les voix exprimées lors des consultations, nous sommes en train de synthétiser les résultats en rapports thématiques, qui seront soumis aux délégués.

Que se passe-t-il à Halifax ?

Des délégués de diocèses de partout au Canada, huit jeunes délégués, des membres du Conseil national et du personnel seront rejoints par, entre autres, des représentants de la Conférence des évêques catholiques du Canada, de Caritas Internationalis, de KAIROS et de la Catholic Women’s League (ligue des femmes catholiques) ; la sœur Jean Bellini et le Dr Osuoka représentant nos partenaires des pays du Sud ; et les conférenciers invités le cardinal Czerny et Graydon Nicholas. Pendant quatre jours, nous allons réfléchir aux enjeux, avoir de vraies conversations, nous écouter les uns les autres et nous engager dans un processus synodal de prise de décision sur l’orientation générale de Développement et Paix en tant que mouvement.

Plus précisément, le jeudi 16 juin, il y aura une réception avec une prière d’ouverture et une invitation à écouter l’Esprit. Les deux jours suivants commenceront par des discussions sur la manière de renouveler notre mouvement, d’être l’Église des pauvres et d’être solidaires des communautés marginalisées des pays du Sud. Ensuite, nous nous concentrerons sur les questions internationales – telles que les droits des femmes, les changements climatiques et le triple nexus – ainsi que sur le discernement du rôle de notre mouvement dans le travail de réconciliation avec les peuples autochtones du Canada. Il y aura des conférences de partenaires, de représentants et d’invités tout au long de la fin de semaine. Dimanche matin, nous déciderons des priorités de notre mouvement pour les cinq prochaines années. Ainsi, nous quitterons l’Assemblée d’orientation 2022 en sachant qui nous sommes, ce que nous valorisons et où nous allons.

Nous publierons l’horaire dans un article séparé et des mises à jour sur nos comptes de médias sociaux, alors restez à l’affût et n’oubliez pas de suivre nos comptes Facebook, Twitter et Instagram.

À propos de Développement et Paix

Développement et Paix – Caritas Canada est l’organisme officiel de solidarité internationale de l’Église catholique au Canada. Il travaille en partenariat avec des organisations locales dans plus d’une trentaine de pays d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie et du Moyen-Orient pour accroître la justice dans le monde et agir en solidarité avec les personnes les plus vulnérables.

Mise à jour sur notre collecte de fonds pour l’Ukraine

Des bénévoles de Caritas à Münster, en Allemagne, préparent un envoi de denrées humanitaires (en haut), et des bénévoles de Caritas à Odessa, en Ukraine, assurent la distribution de denrées humanitaires. (Caritas Internationalis)

Développement et Paix – Caritas Canada recueille des fonds d’urgence pour l’Ukraine depuis le début de la guerre, qui a déplacé plus de 12 millions d’Ukrainiennes et d’Ukrainiens (environ 7 millions à l’intérieur du pays et 5 millions dans les pays voisins). Cet argent aide non seulement nos partenaires Caritas en Ukraine et dans les pays voisins à répondre aux besoins en secours humanitaires des Ukrainiennes et Ukrainiens fuyant la guerre ou en situation d’isolement, mais il sera également destiné à terme à appuyer des projets de relèvement et de reconstruction.

Concernant les opérations de secours humanitaires, Caritas-Ukraine et Caritas-SPES Ukraine seuls ont déjà fourni de la nourriture, de l’eau, des logements temporaires, des vêtements, des produits de toilette, des soins médicaux, des services de garde, un soutien psychosocial et d’autres biens et services de première nécessité à plus de 670 000 Ukrainiennes et Ukrainiens vulnérables.

Il faut donner une chance à la paix. Les conflits armés et la violence ne sont pas la solution. Les vies humaines doivent être préservées et la dignité humaine défendue. — Aloysius John, secrétaire général de Caritas Internationalis

Alors que le front principal se déplace vers l’est du pays, certaines des personnes déplacées sont en train de retourner chez elles dans les régions de l’ouest et du centre. En même temps, ce n’est que tout récemment que des informations ont été relayées au sujet d’une attaque le 15 mars contre le centre Caritas de Marioupol, au sud-est du pays, qui a coûté la vie à sept personnes, dont deux membres du personnel. Nous exprimons nos condoléances les plus sincères à leurs familles et à nos collègues. C’est donc avec une ardeur renouvelée que nous prévoyons de contribuer aux opérations de relèvement et de reconstruction dans les mois à venir alors que les personnes déplacées continuent de rentrer chez elles dans certaines régions.

Jusqu’à présent, nous avons recueilli plus de 1,1 million $ destinés aux opérations de secours humanitaires, ainsi qu’aux futurs projets de relèvement et de reconstruction, et ce chiffre ne cesse d’augmenter !

Merci à toutes et à tous pour votre générosité et votre appui et veuillez vous joindre à nous dans la prière pour que les négociations de paix aboutissent.


À propos de Développement et Paix

Développement et Paix – Caritas Canada est l’organisme officiel de solidarité internationale de l’Église catholique au Canada. Il travaille en partenariat avec des organisations locales dans plus d’une trentaine de pays d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie et du Moyen-Orient pour accroître la justice dans le monde et agir en solidarité avec les personnes les plus vulnérables.

Pour plus de renseignements, veuillez contacter :

Emma Harries
Conseillère en communications et relations publiques
Développement et Paix — Caritas Canada
514 257-8710, poste 318 | eharries@devp.org

Ce dimanche, célébrons le Jour du Seigneur ensemble !

La messe télévisée Le Jour du Seigneur du 3 avril sera présidée par Monsieur l’Abbé Christian Bourgault, prêtre du diocèse de Sainte Anne-de la Pocatière, et consacrée au Dimanche de la solidarité de Développement et Paix – Caritas Canada.

Le 3 avril, 5e dimanche du Carême, la messe télévisée Le Jour du Seigneur diffusée à 10 h HAE sur le réseau français ICI Radio-Canada Télé sera consacrée au Dimanche de la solidarité de Développement et Paix. La célébration eucharistique présidée par Monsieur l’Abbé Christian Bourgault, prêtre du diocèse de Sainte‑Anne-de‑la‑Pocatière, sera diffusée en direct de l’Oratoire Saint-Joseph de Québec, qui se trouve dans la Maison mère des Sœurs Saint-Joseph de Saint‑Vallier. Ce très bel oratoire ouvert au public est situé au 560, chemin Sainte-Foy à Québec, G1S 2J6.

Tout au long de la célébration, nous porterons dans la prière nos sœurs et nos frères des pays du Sud dans le besoin, ainsi que les personnes dans le monde affectées par un conflit armé. Le mot d’ouverture de la célébration soulignera le Dimanche de la solidarité célébré à la grandeur du pays. Au temps de l’homélie, on témoignera de la mission de Développement et Paix et du travail humanitaire de ses partenaires en Asie, en Afrique, en Amérique latine et au Moyen‑Orient. La prière universelle présentera à Dieu avec confiance les besoins de notre monde et de l’Église.

Le Dimanche de la solidarité s’inscrit dans le cadre de la campagne Carême de partage de Développement et Paix qui a pour thème cette année Les gens et la planète avant tout. Cette campagne met l’accent sur des initiatives inspirantes mises en œuvre par des membres de communautés des pays du Sud dans le respect de la nature, des droits de la personne et de l’environnement. À Madagascar, par exemple, le Conseil de développement d’Andohatapenaka, un partenaire de Développement et Paix, a accompagné les résidentes et les résidents d’un des quartiers les plus vulnérabilisés pour le transformer en village écologique.* Cette réalisation est une belle réponse à l’appel du pape François qui nous invite à emprunter un chemin de conversion écologique afin de protéger la terre, la forêt, l’air et l’eau pour les générations présentes et futures.

Notre don Carême de partage nous rend solidaires des organisations partenaires de Développement et Paix qui participent à la construction d’un monde d’entraide, de justice et de paix. Grâce à notre générosité, ces organisations animent au sein des communautés qu’elles accompagnent des programmes de développement communautaire qui permettent à leurs membres d’améliorer leurs conditions de vie de façon durable.

En ce Dimanche de la solidarité, les personnes qui ne pourront faire leur don Carême de partage dans le cadre de la quête commandée qui se tient dans leur communauté chrétienne peuvent faire leur don en ligne sur le site internet de Développement et Paix, par téléphone au 1 888 234-8533 ou par la poste à Développement et Paix, 1425, boul. René-Lévesque Ouest, 3étage Montréal (Québec) H3G 1T7.

Ensemble, célébrons le Jour du Seigneur dans la joie ! Solidaires de Développement et Paix, de ses partenaires ainsi que de nos sœurs et nos frères, soyons fiers d’être des artisanes et des artisans de paix, des instruments de la Paix de Jésus le Christ notre Seigneur.

La messe télévisée Le Jour du Seigneur est présentée par la Société Radio-Canada en collaboration avec le Comité de diffusion des célébrations liturgiques de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC). 

*Ce projet a été réalisé grâce à la participation financière du gouvernement du Québec et rejoint les objectifs du Plan pour une économie verte 2030.

Lors de la rencontre entre le pape François et la délégation autochtone, les Canadiennes et les Canadiens à travers le pays sont appelés à s’unir dans la prière et les cérémonies sacrées

Une délégation composée de représentants de l’Assemblée des Premières Nations, du Ralliement national des Métis, de l’Inuit Tapiriit Kanatami et de la Conférence des évêques catholiques du Canada rend visite au pape François pendant cinq jours, du lundi 28 mars au vendredi 1er avril 2022.

En solidarité avec les gardiens du feu autochtones qui entretiennent la flamme sacrée dans votre région et dans tout le pays, le Cercle Notre-Dame-de-Guadalupe vous invite à allumer un feu ou une bougie et à prier lors du début de la rencontre. Nous prierons Notre-Dame de Guadalupe et lui demanderons d’intercéder auprès de son Fils pour qu’il répande des grâces abondantes parmi nous et entre nous pour la conversion et la guérison des cœurs, alors que nous poursuivons notre route vers la vérité et la réconciliation.

Le Cercle encourage une vague de prière, dans chacune des régions, pendant ce temps béni :

  • Heure de l’Atlantique
    5 h à 9 h (Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard, Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve-et-Labrador)
  • Heure de l’Est
    8 h à 11 h (Québec, Nunavut)
    11 h à 13 h (Ontario, Nunavut)
  • Heure Centrale
    midi à 15 h (Manitoba)
    15 h à 18 h (Saskatchewan)
  • Heure des Rocheuses
    17 h à 20 h (Alberta, Territoires du Nord-Ouest)
    20 h à 23 h (Yukon, Territoires du Nord-Ouest)
  • Heure du Pacifique
    21 h à 23 h (Colombie-Britannique)

Pour encourager « l’ensemble de notre communauté croyante à profiter de ce moment historique pour s’unir dans la prière et la solidarité à ceux et celles qui rencontreront le Saint-Père, afin que cette rencontre devienne un jalon authentique de notre cheminement vers la réconciliation », le Cercle partage les ressources suivantes :

  • Une lettre des coprésidents du Cercle
  • Une carte de prière à Notre-Dame de Guadalupe que vous pouvez télécharger et partager dans vos communautés paroissiales et diocésaines et parmi les membres de vos groupes
  • Une invitation à participer à une célébration du Feu sacré qui aura lieu à la grandeur du pays le premier jour de la rencontre

Ô Sainte Vierge, Notre Dame de Guadalupe, par votre intercession auprès de votre Fils, nous qui vivons sur cette terre, membres des peuples autochtones et d’autres communautés, tous ensemble,
Que nous puissions expérimenter la guérison et la réconciliation, au long de ce chemin transformé de justice et de paix pour nos enfants.
Mère de l’Église, priez pour nous.

À propos du Cercle Notre-Dame-de-Guadalupe

Le Cercle Notre-Dame-de-Guadalupe est « une coalition catholique regroupant des Autochtones, des évêques, des membres du clergé, des mouvements laïques et des instituts de vie consacrée engagés dans le renouvellement et la promotion des relations entre l’Église catholique et le peuple autochtone du Canada. » Pour plus de détails, veuillez visiter son site Internet (seulement en anglais).

Réflexion du 20 mars 2022 – 3e dimanche du Carême

Lectures : Exode 3,1-8a.13-15 ; Psaume 102(103),1-2.3-4.6-7.8.11 ; 1 Corinthiens 10,1-6.10-12 ; Matthieu 4,17 ; Luc 13,1-9

Laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas. – (Luc 13,8-9)

La solidarité demande du temps

Il est facile de rejeter ce qui ne fonctionne pas comme nous le souhaitons. Le propriétaire du verger constate qu’un arbre ne joue pas son rôle, qu’il ne donne pas de fruit, et il décide de le remplacer. Mais le jardinier sait non seulement que l’arbre a de la valeur et mérite qu’on en prenne soin, mais encore qu’il serait risqué de le remplacer sans comprendre pourquoi il est en difficulté. Si le problème se trouve dans le sol, le nouveau plant pourrait avoir les mêmes problèmes.

Pour cultiver des communautés en santé, comme pour cultiver des plantes saines, il faut comprendre le contexte dans lequel elles vivent. Comme la qualité du sol pour les plantes, l’analyse des réalités sociales, politiques, économiques et écologiques nous aide à cerner les problèmes des communautés et le type d’intervention qui s’impose. De même qu’il ne suffit pas d’arroser une plante si le sol est contaminé, l’aide au développement, qu’il s’agisse d’éducation ou d’aide alimentaire, ne suffira pas si une communauté risque d’être chassée de ses terres.

La pauvreté dans le monde d’aujourd’hui n’est ni naturelle ni simple. Il n’y a pas de solutions rapides et faciles parce que la pauvreté est entretenue par un ordre mondial qui privilégie le profit du petit nombre au détriment du bien-être de tous. Ce même « désordre » sert le confort et la commodité des uns en déplaçant, en opprimant et en rabaissant les autres. La seule façon de s’en prendre à ces systèmes d’oppression complexes consiste à éliminer la distinction entre « nous » et « eux », et c’est précisément le sens du travail de solidarité.

Qui dit solidarité dit travailler ensemble en tant que partenaires, partager les joies et les luttes en abordant des enjeux qui nous concernent tous. Il s’agit de relever les défis des autres comme si c’était les nôtres, même si nous ne ressentons pas directement l’impact d’un problème ou l’efficacité de nos actions. La solidarité prend du temps. La solidarité demande de l’espérance. La solidarité exige de la persévérance. Nous ne voyons pas souvent les résultats immédiats de notre travail, mais nous percevons des signes ; et nous devons continuer à cultiver le Royaume pour lequel nous prions si souvent.

Au cours des 15 dernières années, Développement et Paix – Caritas Canada s’est efforcé de s’attaquer à un facteur de pauvreté auquel les Canadiennes et les Canadiens sont particulièrement sensibles : le non-respect des droits de la personne et de l’environnement par des entreprises qui interviennent dans les pays du Sud. Depuis des décennies, les communautés locales et les observateurs internationaux dénoncent les comportements contraires à l’éthique de nombreuses entreprises canadiennes et de leurs filiales, notamment le déplacement de communautés, l’irresponsabilité face aux impacts sociaux et environnementaux de leurs activités (dont la contamination des cours d’eau et des terres agricoles) et la violence à l’égard des leaders locaux qui défendent les droits de leurs communautés. Pourtant, le Canada n’a toujours pas de loi qui obligerait les entreprises canadiennes à prévenir les violations des droits de la personne dans le cadre de leurs activités à l’étranger. L’ombudsman canadien n’a toujours pas les pouvoirs nécessaires pour enquêter correctement sur les plaintes. Nous persistons donc à réclamer des changements, avec espoir et conviction, car nous savons que « le Seigneur fait œuvre de justice, il défend le droit des opprimés » (Psaume 102,6).

À la fin de la messe, on nous demande d’aller vivre l’Évangile, de le mettre en pratique dans nos vies. Faites-le avec nous, suivons l’exemple du jardinier et « bêchons autour » des problèmes de justice afin de cultiver un monde plus juste, où chacune et chacun puissent vivre dans la dignité.

Dès aujourd’hui, signez notre pétition pour la responsabilité sociale des entreprises, si vous ne l’avez pas déjà fait. Partagez-la avec vos proches, dans votre milieu et, c’est important, présentez-la à votre personne députée fédérale. Écoutez le témoignage de nos partenaires sur le terrain sur notre site Web et accueillez leur message d’espérance.

Il y a un an, bien peu de gens au Canada avaient entendu parler de « diligence raisonnable en matière de droits de la personne et d’environnement ». Aujourd’hui, un projet de loi visant à la mettre en œuvre est devant la Chambre des communes, et des milliers d’entre vous se sont joints à l’appel pour l’appuyer. Il n’est pas trop tard. Ensemble, continuons à faire preuve de solidarité.

Kathleen Cross, chargée de l’Assemblée d’orientation, Développement et Paix – Caritas Canada

Réflexion du 6 mars 2022 – 1er dimanche du Carême

Lectures : Deutéronome 26,4-10 ; Psaume 91,1-2.10-11.12-13.14-15 ; Romains 10,8-13 ; Matthieu 4,4b ; Luc 4,1-13

Nous avons crié vers le Seigneur, le Dieu de nos pères. Il a entendu notre voix, il a vu que nous étions dans la misère, la peine et l’oppression. – Deutéronome 26,7

La métanoïa : de quoi changer notre cœur et nos façons de faire

Le temps du Carême nous permet de changer nos cœurs, nos habitudes et nos mentalités pour nous concentrer sur le Christ. Pendant la première semaine du Carême, les textes de l’Écriture nous parlent des tentations et des désirs de ce monde, de notre fragilité humaine et du besoin que nous avons d’avoir Jésus dans notre vie pour nous aider à combattre les obstacles que Satan dresse devant nous.

Dans le livre du Deutéronome, Moïse rappelle aux Israélites la grandeur et la bonté de Dieu, qui se manifestent dans Sa création et par « des signes et des prodiges » (Dt 26,8). Moïse appelle aussi le peuple à rester fidèle au projet de Dieu et souligne que le Seigneur entend notre voix et qu’il voit la misère, la peine et l’oppression que nous subissons (Dt 26,7). Si Dieu prend la peine de voir toute cette misère, cette peine et cette oppression, ne devons-nous pas, nous aussi, ouvrir les yeux sur la misère et l’oppression que subissent nos sœurs et nos frères dans les pays du Sud ?

Le pape François nous invite à prêter attention aux « signes des temps ». Cela nous demande d’être attentifs et proactifs pour répondre aux cris de la Création qui exige un changement. Dans notre campagne Les gens et la planète avant tout, nous continuons de répondre aux besoins des populations du Sud, en particulier au Cambodge, au Honduras et à Madagascar.

Plusieurs communautés autochtones, faute de titres fonciers, voient des entreprises empiéter sur leurs territoires. De même que les Israélites étaient opprimés par les puissants, de nombreuses communautés autochtones du Sud sont opprimées par des entreprises et des États corrompus ou hostiles qui exploitent sans scrupules la terre et les gens. Dans l’esprit de la conversion écologique, demandons au Seigneur de venir dans nos cœurs nous aider à voir la misère, la souffrance et l’oppression des personnes et à agir pour les soulager. Comme le dit l’antienne du psaume d’aujourd’hui, « Reste avec nous, Seigneur, dans notre épreuve. »

La métanoïa que l’Évangile d’aujourd’hui nous invite à vivre est tout à fait dans l’esprit de la conversion écologique. Métanoïa est un mot grec qui désigne une conversion spirituelle : le fait de réaligner sa vie sur le Christ. L’Évangile nous appelle à la métanoïa en nous présentant Jésus qui démasque et dénonce les tentations de ce monde.

Dans la première tentation, Satan demande à Jésus de changer des pierres en pains. La réponse de Jésus, « l’homme ne vit pas seulement de pain » (Luc 4,4), nous rappelle que nous n’avons pas seulement besoin de biens matériels sur la Terre. Au Canada, il n’arrive pas si souvent que les gens se demandent d’où viennent les produits que nous consommons ; et dans les pays du Sud, nombreux sont celles et ceux qui sont victimes de notre consommation irréfléchie. Faute de reconnaître de façon durable et équitable la valeur du travail des gens du Sud, notre consommation hyper-capitaliste porte atteinte à la dignité de la personne humaine. À quel prix les produits que nous utilisons arrivent-ils jusqu’à nous ? Sont-ils devenus plus importants pour nous que l’amour du prochain ?

En gardiennes et gardiens responsables de la Terre, pratiquons la conversion écologique. Appliquons notre esprit et notre cœur à réduire et à corriger les préjudices causés par notre consommation capitaliste et faisons passer Les gens et la planète avant tout.

Chères sœurs et chers frères dans le Christ, laissons l’Esprit Saint nous guider à travers le désert de notre vie : il nous aidera à mieux discerner ce que nous faisons et à résister aux tentations du péché structurel. Pour l’amour de Dieu, prenons des décisions judicieuses, démasquons l’éclat fugitif des passions de ce monde, recherchons ce qui est juste et sachons respecter et défendre la dignité de notre prochain.

Par Jason Cegayle, animateur pour la province du Manitoba et la région de Thunder Bay, Développement et Paix – Caritas Canada

Construire un Québec sans frontières

Stagiaires qui tournent un documentaire à un Chemin de croix de San José de Apartado, Antioquia, Colombie. (Gracieuseté de l’Asociación Campesina de Antioquia, Colombie.)

MONTREAL, le 10 février 2022 – Le ministère des Relations internationales et de la Francophonie du gouvernement du Québec vient d’annoncer un appui financier de plus de 4,7 M$ sur une période de trois ans pour le volet 2 – Soutien aux projets ponctuels – du programme Nouveau Québec sans frontières (NQSF). Cet appui permettra de soutenir des projets de 11 organismes de coopération internationale québécois, y compris un projet de Développement et Paix – Caritas Canada, l’un des deux projets NQSF les mieux financés, à raison de 675 000 $.

Le NQSF vise à contribuer à la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale des collectivités des pays du Sud, dans une perspective de développement durable et de droits humains, tout en permettant aux Québécoises et aux Québécois d’appuyer et d’échanger avec des intervenants sur le terrain.

Partenaire de longue date du programme, Développement et Paix est ravi de participer à cette nouvelle version. Nos activités NQSF s’inscriront dans le cadre de notre nouveau projet Voix sans frontières pour la défense de la vie et du territoire, qui se déroulera pendant 27 mois jusqu’au 31 mars 2024.

Les activités du projet comprendront la formation de jeunes leaders et de correspondants communautaires au Honduras, des ateliers de production de documentaires et l’acquisition d’outils audiovisuels en Colombie, l’accompagnement des communautés vulnérables des deux pays dans des actions de plaidoyer pour la défense de leurs droits humains et environnementaux et de leur territoire, ainsi que la création de liens de solidarité entre des Québécois et Québécoises et les communautés desservies.

Au Honduras, les droits à la nourriture, à l’eau et à un environnement sain sont violés dans le cadre de mégaprojets miniers et hydroélectriques imposés sans le consentement de la population. Les communautés sont souvent victimes d’accaparement de leurs terres par l’élite commerciale, et les défenseurs des droits humains et environnementaux sont confrontés à des violations de leurs droits civils et politiques. Notre partenaire ERIC-RP (Fundación Equipo de Reflexión, Investigación y Comunicación – Radio Progreso) gère un service de radio communautaire qui est souvent le seul à aborder ces questions. Ses activités soutenues par notre projet comprennent la formation de jeunes leaders et la gestion et l’appui d’un réseau de correspondants communautaires dans les régions les plus reculées du Honduras. Le projet aura environ 430 bénéficiaires directs dans plusieurs départements, ainsi que 500 000 bénéficiaires indirects grâce à la radio communautaire.

Votre solidarité et votre accompagnement nous renforcent dans notre lutte, nous font nous sentir moins seuls et nous encouragent à continuer à travailler pour la justice pour les plus pauvres. – ERIC-RP, Honduras

En Colombie, après des décennies de violence, les communautés ont besoin d’une nouvelle culture de paix pour remplacer le langage et les habitudes engendrés par le conflit armé. Les activités réalisées dans le cadre de ce projet par notre partenaire l’ACA (Asociación Campesina de Antioquia) comprennent la formation de jeunes à la réalisation de documentaires audio-visuels qui impliquent les communautés entières, afin de les aider à se remettre de leurs traumatismes et à communiquer leurs rêves de paix. La participation active de femmes paysannes permettra de réfléchir sur la violence basée sur le genre et l’égalité des sexes. Le projet aura environ 1 400 bénéficiaires directs dans le département d’Antioquia, ainsi que 10 000 bénéficiaires indirects.

Merci de tisser des réseaux de solidarité qui renforcent les processus communautaires, jettent des ponts pour apprendre à se connaître et transforment les relations Nord-Sud. – ACA, Colombie

Grâce au volet Éducation à la citoyenneté mondiale du projet, nous allons également sensibiliser et mobiliser le grand public québécois, y compris les jeunes, par leur participation à notre campagne Les gens et la planète avant tout, par la production d’un documentaire vidéo portant sur la programmation NQSF, ainsi que par des opportunités d’échange, d’apprentissage et de réseautage entre des Québécois et Québécoises et nos partenaires sur le terrain pour faire avancer des luttes communes.

Développement et Paix tient à souligner sa reconnaissance envers le ministère des Relations internationales et de la Francophonie pour son appui financier indispensable à ce projet, qui vise à construire des sociétés fondées sur la paix et la réconciliation, ainsi que sur la justice sociale et environnementale.


À propos de Développement et Paix

Développement et Paix – Caritas Canada est l’organisme officiel de solidarité internationale de l’Église catholique au Canada. Il travaille en partenariat avec des organisations locales dans plus d’une trentaine de pays d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie et du Moyen-Orient pour accroître la justice dans le monde et agir en solidarité avec les personnes les plus vulnérables.


Pour plus de renseignements, veuillez contacter :

Emma Harries
Conseillère en communications et relations publiques
Développement et Paix – Caritas Canada
514 257-8710 poste 318 | emma.harries@devp.org

Renforcement de Développement et Paix

Par Romain Duguay, Directeur général adjoint

À la suite de l’examen organisationnel de l’alignement entre Développement et Paix – Caritas Canada et la Conférence des évêques catholiques du Canada, le cabinet Deloitte a formulé 14 recommandations. En juillet 2020, plusieurs groupes de travail et comités ont été créés pour mettre en œuvre ces recommandations. Un comité de projet a également été mis en place pour veiller aux progrès de ces groupes. Le Comité de projet s’est rencontré régulièrement pour assurer le suivi du travail accompli par les différents groupes et pour offrir conseil lorsqu’ils ont rencontré des difficultés.

En début de l’année 2021, le Comité de projet a présenté un rapport de progrès au Comité exécutif du Conseil national. Aujourd’hui, la majorité des groupes ont maintenant terminé le gros de leurs travaux, et ce qui suit est un rapport sur le travail accompli et sur les prochaines étapes.

Gouvernance

Compte tenu de l’ampleur des recommandations, le Comité de gouvernance a choisi de se concentrer d’abord sur les recommandations visant à réduire la taille du Conseil national. Les changements nécessaires aux règlements généraux ont été proposés puis acceptés lors d’une réunion du Conseil national, et 12 membres nationaux ont été élus pour former le nouveau Conseil national, qui a ensuite adopté une proposition pour nommer les quatre évêques au Conseil. Le Conseil national se réunira au moins six fois au cours de l’année 2021 et 2022. Le travail est supervisé par le Comité de gouvernance et par le sous-comité ad hoc sur les règlements généraux.

Critères

Le Groupe de travail sur les critères a élaboré une nouvelle politique de partenariat contenant des critères bien définis, ainsi qu’une nouvelle procédure de sélection et de renouvellement des partenariats internationaux, impliquant les bonnes instances opérationnelles et de gouvernance. Ces deux documents ont été présentés et adoptés lors de la réunion du Conseil national en date du 23 février 2021. La politique de partenariat de 2014 continuera de servir de document exposant la philosophie de Développement et Paix à l’égard de la signification du partenariat.

Partenariats internationaux

En plus du Comité de développement international, le Conseil national a créé le Comité des partenariats internationaux pour examiner régulièrement les partenaires nouveaux et existants, faire le lien avec l’autorité ecclésiale locale et assurer un calendrier de révision des critères de sélection des partenaires et de la politique de partenariat. Si jamais un problème ou une question se pose concernant un partenaire, c’est le Comité des partenariats internationaux qui évaluera la situation. La nouvelle politique de partenariat, y compris les nouveaux critères, est disponible sur notre site Web. La liste des partenaires actuels est disponible sur demande.

Communications et gestion de crise

Pour répondre aux lacunes identifiées en matière de communications, le Groupe de travail se penchant sur ce dossier a travaillé à l’élaboration de plusieurs outils et de procédures améliorées, dont une politique de communication organisationnelle et des procédures de communications régionales et de communication de crise. La politique de communications est disponible sur notre site Web.

Culture

Le Groupe de travail sur la culture a été mandaté pour générer un changement de culture vers un esprit plus collaboratif et synodal. Des groupes de discussion ont également été organisés pour approfondir les réponses à un sondage mené auparavant à l’échelle de l’organisation. Un plan de transformation culturelle, fondé sur des analyses du sondage et des groupes de discussion, a été soumis au Conseil national et des activités sont engagées pour sa mise en œuvre.

Un Avent de guérison : l’histoire de la famille Ram-Leng

Leng Vun (à gauche) et Ram Nga prennent un repas avec leurs enfants.

Guéris-moi, Seigneur, et je serai guéri; sauve-moi, et je serai sauvé, car tu es ma louange.

Jérémie 17,14

Les histoires comme celle de la famille Ram-Leng peuvent être puissantes, déchirantes et inspirantes. Elles démontrent qu’il est possible de réparer des vies déchirées par la dépendance et la violence domestique, même dans les circonstances économiques les plus difficiles.

La consommation d’alcool et de drogues, la pauvreté, le manque d’éducation et l’inégalité des sexes sont autant de facteurs associés à la violence domestique. Au Cambodge, où l’inégalité entre les sexes est très répandue, nous avons aidé notre partenaire DPA (Development Partnership in Action [partenariat de développement en action]) à mener un projet visant à accroître le revenu des ménages, la sécurité des moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et la résilience aux catastrophes des personnes pauvres et vulnérables dans 14 villages. L’un des thèmes d’activités du projet, le développement fondé sur l’égalité des sexes pour améliorer les moyens de subsistance, vise à renforcer l’autonomie des femmes et à réduire la violence basée sur le genre.

Pour mettre fin à la violence domestique, DPA se sert d’un outil innovant, la Feuille de route sur le genre, qui traite des relations de pouvoir inégales entre les couples au sein des ménages. Par le biais d’ateliers et de séances de formation, d’orientation et de suivi, les couples sont initiés à de nouvelles modes de communication et d’interaction et sont accompagnés dans la conception et la mise en œuvre de leur propre feuille de route, leur chemin vers l’avenir qu’ils se souhaitent.

Le parcours de la famille Ram-Leng

Avant de se joindre au projet, Ram Nga,1 un ancien soldat souffrant d’alcoolisme et plongé dans la pauvreté, avait l’habitude de se disputer avec sa femme, Leng Vun, et parfois de la battre. Ce comportement faisait en sorte que sa famille était discriminée et marginalisée. Lorsque DPA a commencé à travailler dans leur village en 2016, Nga et Vun ont été identifiés par d’autres villageois pour participer aux activités de la feuille de route.

Nga et Vun ont par la suite reçu des formations sur des sujets allant des lois sur l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes aux effets négatifs de la consommation d’alcool. Ils ont également reçu des poulets, des graines de légumes et un système d’irrigation goutte à goutte, ainsi qu’une formation technique sur l’élevage des volailles et la culture des légumes et du riz.

Dans le cadre du plan familial qu’ils ont élaboré, Nga, pêcheur de métier, a d’abord réduit sa consommation d’alcool et a commencé à aider Vun à la maison, par exemple en fabriquant un poulailler, en s’occupant des poulets, en cultivant des légumes pour la famille et en aidant Vun à faire le ménage et à cultiver du riz. En 2017, il a complètement arrêté de boire et a développé leur production de volailles, de légumes et de riz. Plus tard, le couple a acheté un petit champ, où ils ont planté du riz deux fois par an, ce qui a considérablement augmenté leur revenu. De plus, Nga s’est efforcé de parler doucement à sa famille et de discuter avec ses enfants de leur avenir.

Leurs efforts ont porté fruit

Grâce aux changements apportés dans le cadre de leur plan familial, Nga et Vun jouissent aujourd’hui non seulement d’une sécurité alimentaire tout au long de l’année, mais aussi d’une harmonie au sein de leur famille. Leur foyer n’a pas vu de violence domestique depuis 2017. Nga partage même que ses enfants ont commencé à lui témoigner leur amour et à l’écouter davantage. Vun dit fièrement : « Mon mari s’est révélé être un bon mari et un bon père pour mes enfants. » Elle apprécie que Nga leur parle maintenant en employant « des mots doux et aimables ». Elle ajoute : « Je l’aime beaucoup. »

De plus, la famille est désormais respectée dans la communauté. Nga est devenu un modèle, sensibilisant d’autres couples mariés locaux victimes de violence domestique. « Je suis fière de mon mari », s’exclame Vun.

De la réflexion naît la gratitude

En réfléchissant au passé, Nga décrit la violence domestique comme un mal. Il éprouve également un fort sentiment de honte. Il avait l’habitude d’emprunter de l’argent aux voisins pour nourrir sa famille, car il dépensait des sommes importantes en alcool. Depuis qu’ils se sont joints au projet, Vun gère l’argent de la famille et met même de côté de quoi payer l’éducation des enfants.

Remerciant notre partenaire DPA d’avoir aidé sa famille, Nga considère le projet comme « ma réussite dans la vie ». Il conclut : « Ma famille est maintenant très heureuse, car mon comportement a changé de façon positive. »

Un changement durable

Le processus de guérison comporte de nombreuses étapes, et chaque rétablissement de la violence domestique est différent. Cependant, ce qui est nécessaire avant tout, c’est un véritable désir de changer et un engagement à le faire. D’autres facteurs, comme la pauvreté et les dépendances, doivent également être pris en compte pour favoriser un changement durable.

L’histoire de la famille Ram-Leng nous démontre que les chances de réussite peuvent être accrues lorsque d’autres membres de la communauté sont impliqués d’une manière qui tient les gens responsables de modifier leur comportement abusif. En plus de protéger les victimes, de telles interventions communautaires changent les mentalités profondément ancrées en matière des relations entre les sexes.

Aujourd’hui, Nga et Vun partagent leurs expériences pour aider les autres, ainsi montrant qu’il existe un moyen de sortir des cycles de la violence domestique et un chemin vers la guérison et le rétablissement.

Votre générosité permet à nos partenaires du monde entier d’aider des familles comme celle de Nga et Vun à se remettre et à bâtir leur vie.


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  1. Dans les nomenclatures khmères, le patronyme précède le prénom.