Aux côtés des écoles catholiques pour favoriser le développement humain intégral

31 octobre 2017
par 
Dominique Chivot, président du Conseil diocésain de Sault-Ste-Marie Francophone

Il y a maintenant deux semaines, le 17 octobre, 35 enseignantes et enseignants responsables du volet construction identitaire au sein du Conseil scolaire du Nouvel-Ontario ont participé, à la Villa Loyola, à une retraite organisée par deux animateurs du bureau national de Développement et Paix, Tara Hurford et Alfonso Ibarra. Si le Conseil a jugé utile de permettre à ces enseignants de participer à cette journée de formation, c’est que les écoles catholiques et Développement et Paix – Caritas Canada partagent un mandat commun d’éducation, celui de favoriser le développement humain intégral.

Rappelons que Développement et Paix est l’organisme officiel de solidarité internationale de l’Église catholique du Canada et qu’il a été fondé par les évêques canadiens en 1967 qui lui ont donné comme premier mandat de sensibiliser la population canadienne aux causes profondes de la pauvreté dans le monde.

Une partie de cette retraite a porté sur les façons dont nous pouvons nous engager dans la mission sociale de l’Église qui s’incarne à la fois dans le service social (œuvres de charité) et l’action sociale (œuvres de justice). Si l’Église ne peut se dispenser de l’exercice de la charité et ainsi répondre aux besoins immédiats des personnes marginalisées par la pauvreté, elle doit aussi, au nom des valeurs évangéliques et des nombreuses encycliques sociales de l’Église, s’attaquer aux causes structurelles (le pourquoi) de la pauvreté. C’est là une question de justice sociale.  Dans nos écoles, nous pouvons encourager les jeunes à s’engager dans cette forme de solidarité.

Une autre partie de la rencontre a porté sur l’étude de cas qui ont permis aux  professeurs de mieux saisir les fondements de la mission sociale de l’Église.  Nous savons qu’aujourd’hui près de 800 millions de personnes souffrent encore de sous-alimentation chronique dans le monde. Devant ce constat intolérable, il est indispensable de fournir de la nourriture là où elle est nécessaire, mais il faut en même temps s’interroger sur les causes profondes de ce fléau humanitaire. Nous savons aussi que 1% de la population mondiale possède aujourd’hui 50% des ressources. Au nom de la justice sociale, l’Église a comme mission de condamner ce partage inacceptable des richesses dont sont principalement victimes les pays du Sud.

Les évêques, fondateurs de Développement et Paix, ont manifesté la volonté de soutenir ces pays qui cherchent des méthodes de développement pour sortir des systèmes sociaux, politiques et économiques injustes. Cette option préférentielle pour les pauvres remet en cause bien souvent la conception des pays occidentaux de leur propre développement. C’est le deuxième mandat que l’Église canadienne a donné à Développement et Paix qui s’efforce de le remplir depuis 50 ans à travers ces campagnes annuelles. Les animateurs se sont efforcés de montrer les enjeux de la présente campagne d’automne qui porte sur l’apport des femmes aux processus de paix et de réconciliation.

Le but ultime de cette retraite était de promouvoir la participation des jeunes dans les campagnes de Développement et Paix. Pour la rendre possible, l’organisme a développé, depuis 2010, un programme pour les écoles dans le but d’apporter une contribution valable à l’éducation catholique sur des questions de solidarité internationale en fournissant des ressources, des occasions de formation qui répondent aux besoins et aux intérêts des élèves et du personnel enseignant.

Nous souhaitons au Conseil scolaire du Nouvel-Ontario et à Développement et Paix un fructueux partenariat.