Aux côtés des réfugiés burundais en Tanzanie

Dans Urgences
6 juin 2016
par 
Khoudia Ndiaye, agente de communications

Le Burundi est plongé dans une crise politique depuis l’annonce très controversée, en avril 2015, de la candidature du président Pierre Nkurunziza, pour un troisième mandat. Des milliers de Burundaises et de Burundais ont traversé la frontière vers la Tanzanie afin de fuir l’instabilité politique et les violences qui ont paralysé l’économie et affecté la situation des personnes les plus vulnérables.

Développement et Paix a débloqué la somme de 100 000 $ afin de soutenir les efforts de ses partenaires, Caritas Tanzanie et Caritas Kigoma, dans huit centre de transit des réfugiés, situés à l’ouest de la Tanzanie.

La Tanzanie accueille plus de 135 000 réfugiés en provenance du Burundi dont plus de la moitié (environ 78 000) ont trouvé refuge dans le camp Nyarugusu et dont la capacité d’accueil est estimée à 50 0000 personnes. Ils ont ainsi rejoint 64 000 réfugiés congolais arrivés en 1997 alors qu’ils fuyaient la guerre civile en République démocratique du Congo. Le camp de réfugiés de Nyarugusu est surpeuplé, les services sont saturés, et les organisations humanitaires peinent à fournir une aide adéquate aux milliers de personnes réfugiées.

L’action de Développement et Paix et de ses partenaires du réseau Caritas permettra de :

  • Distribuer de la nourriture et des biens de première nécessité ;
  • Distribuer des abris et des articles de couchage ;
  • Dispenser des services éducatifs, tels que la scolarisation des enfants réfugiés ;
  • Des services d’aide et de conseils apportés aux réfugiés.
 

Développement et Paix suit de près l’évolution de la situation et est en communication permanente avec ses partenaires du réseau Caritas.

 

 

Développement et Paix  œuvre au Burundi depuis 1974. L’organisme agit dans les domaines agricoles et fonciers mais également dans le domaine de la démocratie et de la participation citoyenne, à travers des activités d’éducation civique, la formation d’observateurs pour assurer le suivi des violations des droits de la personne mais également en intervenant auprès des jeunes vivants dans les quartiers périphériques de la capitale Bujumbura.