Dans les hauteurs

17 décembre 2011
par 
François Gloutnay, agent de communications

Nous voici à Duval, un village isolé à une heure de la capitale. Trente-quatre maisons ici ont été construites grâce à des subsides de Caritas. La maison de Marie-Rose Kébreau est entourée par deux bâtiments. À droite, c'est ce qui reste de la maison qu'elle occupait avant le séisme de 2010. À gauche, c'est la maison de fortune qu'elle a fabriquée avec des feuilles métalliques et du bois.

On frappe à la porte. Elle n'y est pas, nous répond sa fille aînée, Rachel. Elle n'hésite pas à nous laisser entrer dans cette maison qui compte deux chambres, une cuisine et un garde-manger. Aime-t-elle sa nouvelle maison? « Anpil, anpil, anpil , répond-elle à Antoine Verlaine Bien-aimé, coordonnateur de la Caritas Port-au-Prince. « Beaucoup, beaucoup, beaucoup. C'est comme si c'était climatisé. On y est bien. »

En suivant une route escarpée, tout en haut de la montagne, une soixantaine de personnes sont à la kombit (en créole, corvée). Tous et toutes brisent des pierres, les transportent puis les déposent afin de créer une longue clôture rocheuse qui retiendra l'eau et l'empêchera de dévaler la pente lors de la saison des pluies. C'est là que des familles vont semer et récolter leurs légumes. Qui découvre-t-on là? Marie-Rose Kébreau, la dame de la maison de Duval. Elle a bénéficié du programme des maisons. À son tour d'aider des voisins.

« C'est seulement Caritas qui nous aide. Après, mais aussi avant le séisme , dit le père Nazaire Isaac, curé de la paroisse, que l'on trouve en train de préparer un mariage qu'il célébrera un peu plus tard. Loin de la capitale, dont il dépend pourtant administrativement, le village de Duval est oublié par les autorités. Les besoins sont pourtant grands : 90% des maisons ont été détruites lors du tremblement de terre. Les activités menées par la Caritas de Port-au-Prince sont appuyées par Développement et Paix.

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