Découvrir ensemble

24 novembre 2011
par 
Danielle Gobeil

Le voyage c’est aussi les gens, ceux qu’on rencontre, ceux avec qui on voyage.

J’ai la chance cette fois de voyager avec des collègues de tous horizons, de découvrir avec eux la beauté, la diversité et la complexité de ce pays. Mes collègues de Développement et Paix d’abord, Guy et Kelly, que je découvre avec plaisir dans un autre contexte que le bureau. Et ces autres collègues de Caritas qui partagent des bouts de notre route. Il y a John de Caritas Internationalis qui nous apprend plein de choses sur l’Éthiopie, puis Marjolaine et Clémence, de Caritas France, avec lesquelles on peut échanger de temps à autre quelques impressions en français. Il y a enfin Neal. Ce Philippin travaille pour CRS et il accompagne Caritas Éthiopie dans ce programme d’urgence. Il nous a tellement aidés pour l’organisation de cette mission. 

Le voyage c’est aussi ces gens du pays qu’on découvre. D'abord notre hôte, Shiferaw, le coordonnateur du programme de développement à Caritas Éthiopie, qui nous a accueillis avec chaleur, qui nous accompagne dans nos déplacements et répond à nos questions avec patience.

À Adigrat, au Nord, et à Hosannah, à Meki et à Awassa, au Sud, on a rencontré le personnel de ces diocèses, des gens engagés, généreux de leur temps et de leurs connaissances. Ces gens travaillent à la base, avec les populations qui souffrent et ils sont parfois frustrés des contraintes qu’ils doivent vivre, celles de leur propre gouvernement, mais aussi celles des bailleurs de fonds qui n’ont pas toujours des politiques cohérentes… 

Je ne voudrais pas oublier la religieuse indienne, sœur Céline, rencontrée ce matin. Une boule d’énergie, qui mène son centre de santé tambour battant, avec un sourire, une tape affectueuse pour ses malades - même si elle voit défiler pas mal de misère.

Puis il y a ces femmes patientes et très dignes qui viennent chercher les compléments nutritifs qui permettront à leurs enfants de passer au travers de la période la plus aiguë d’insécurité.

Tous ces gens, on ne les oubliera pas. Ils font partie désormais de notre compréhension de ce pays.