Des abris temporaires sont distribués dans les zones les plus touchées des Philippines

Dans Urgences
27 novembre 2013
par 
Ryan Worms, directeur adjoint du Service des programmes au Canada, depuis les Philippines
Personnel des forces armées autraliennes content d'aider à la livraison du matériel

La ville de Tacloban, l'une des zones les plus durement touchées par le typhon Haiyan, a connu un moment de répit lorsque le réseau Caritas a distribué 500 bâches aux personnes qui se sont retrouvées sans abri suite au passage de la tempête. Les bâches ont été transportées par l'armée de l'air australienne qui a pris la cargaison de Caritas à bord de son Hercule C- 130 de Cebu, la principale plaque tournante des opérations de secours, jusqu’à Tacloban.

« Nous avons été témoins de l'activité permanente de l'aide internationale, mais nous constatons aussi les nombreux défis qui y sont reliés », a déclaré Mark Mitchell, coordonnateur de l’équipe de soutien des secours d’urgence de Caritas aux Philippines. Sur la base aérienne militaire de Cebu, le va-et-vient est incessant. Des avions de transport des forces armées des Philippines, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, de la Chine et du Japon partent avec du matériel qui sera livré dans les zones affectées par la tempête et reviennent avec des rescapés qui fuient les villes dévastées.

L’équipe de Caritas est autorisée à monter à bord pour accompagner sa cargaison. « Les dommages à Tacloban sont très impressionnants. Nous savons que les bâches que nous apportons seront utilisées immédiatement afin de construire des abris d’urgence aux victimes de cette zone particulièrement touchée », ajoute Mark Mitchell.

Arrivée du matériel de Caritas à l'aéroport détruit de TaclobanÀ l’aéroport de Tacloban, le père Rick de la ville de Palo, une ville située plus au sud, est venu avec un camion afin de récupérer les bâches qui seront distribuées dans les prochains jours. Des milliers de bâches ainsi que des matériaux pour la construction d’abris d’urgence sont en route vers d’autres zones affectées.

Formant une longue file autour de l’aéroport, des victimes attendent d’être évacuées. Contrairement à d'autres régions moins touchées dans lesquelles nous nous sommes rendus, les enfants que nous rencontrons ici ne sourient pas. Ils ont les traits du visage marqués par la fatigue et par les traumatismes de ces derniers jours.

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