Développement et Paix appuie les victimes des cyclones à Madagascar

Dans Urgences
28 juin 2012
par 
Guy Des Aulniers, Chargé de programmes - Secours d'urgence

En février dernier, deux cyclones, le cyclone tropical intense Giovanna et le cyclone tropical modéré Irina, ont frappé l’île de Madagascar, causant d’importants dégâts. Selon le bilan officiel, on comptait 111 personnes décédées, 299 blessées, 3 disparues, 332 204 sinistrées, et 55 060 personnes déplacées. Comme la saison cyclonique coïncidait avec la période de soudure (période précédant les premières récoltes), l’insécurité alimentaire saisonnière a été aggravée. Toutes les sources de revenu des ménages sont très perturbées : salariat agricole, vente des produits locaux, pêche, exploitations forestières. Les stocks de produits alimentaires ont tous été consommés dans les 15 à 30 jours après le passage du cyclone, et 80 % des plantations ont été détruites. Plus de 25 % des maisons situées dans les localités victimes du cyclone Irina et dans la zone de Convergence Intertropicale ont été inondées. Les ménages ont quitté leurs habitations pour se réfugier dans des centres d’hébergements, auprès de leur famille ou de leurs voisins.

En réponse, Caritas Madagascar a lancé un appel d’urgence à travers le réseau Caritas Internationalis afin de combler les besoins alimentaires et sanitaires des ménages affectés par les cyclones et en les aidant à reprendre leurs activités socio-économiques (vivres et argent contre travail, foires aux semences, distribution de kits agricoles et réparation des maisons). L’intervention, prévue pour une année, se terminera en mars 2013. Développement et Paix a octroyé une somme de 50 000 $ CAD à ce programme de plus d’un million de dollars.

Développement et Paix travaille à Madagascar depuis de nombreuses années sur un programme qui vise à mettre en valeur les importantes richesses naturelles de façon à contribuer aussi au développement du pays et des communautés locales. Ce travail est notamment fait en collaboration avec la Conférence des évêques de Madagascar et Catholic Relief Services – CRS.

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