Dimanche, jour de féria

27 juillet 2017
par 
Stagiaires du groupe QSF en Bolivie

Huit jeunes québécoises et québécois effectuent actuellement un stage d’initiation à la solidarité internationale en Bolivie dans le cadre du programme Québec sans frontières (QSF). Ils appuient actuellement un partenaire de Développement et Paix, le Centro de Promoción y Salud Integral (CEPROSI), à La Paz. 

Le CEPROSI est un organisme à but non-lucratif qui intervient, depuis plus de 25 ans, auprès des femmes et des familles vivant à La Paz et à El Alto. Il a pour mission de promouvoir la santé intégrale auprès des femmes et des familles de ces secteurs par le biais d’actions éducatives, de communications et d’actions de plaidoyer.

Durant toute la durée de son séjour, le groupe nous partagera ses expériences. Dans ce texte, vous pourrez vous imaginer dansant avec tout le groupe lors de la féria alimentaire qui a eu lieu le 25 juin 2017.

Le dimanche 25 juin avait lieu une foire alimentaire à El Alto pour promouvoir les saines habitudes de vie. Nourriture santé, musique, danse et soleil étaient au rendez-vous! Les centres de femmes qui nous appuient depuis notre arrivée nous ont même déguisés en beaux légumes pour l’occasion! Cette féria était une occasion pour faire de l’éducation populaire sur le thème de la saine alimentation.

Il faut d’abord dire que notre stage en Bolivie comporte deux composantes, soit l’éducation populaire sur la saine alimentation et l’agriculture urbaine. Cette féria nous a donc permis d’informer les passants et, par la même occasion, de sensibiliser davantage les membres des centres de femmes qui vendaient leurs plats santés. Le jour même de la féria, une quinzaine de kiosques étaient installés et chaque centre de femmes avait son espace décoré d’artisanat et de tricots. Les autres kiosques présentaient des informations sur l’agriculture, les liens entre la psychologie et la nutrition et la consommation responsable de l’eau.

L’objectif de la foire alimentaire était non seulement de promouvoir une saine alimentation, mais aussi de rappeler l’importance de faire régulièrement de l’activité physique. Pendant 30 minutes, nous avons donc animé une séance de Zumba. Pour rendre l’activité la plus interpellante possible, nous avons commencé avec un grand classique; un chef d’œuvre qui a transcendé les époques, tous les discos d’ados et mariages: LA MACARENA.  Le résultat fut fulgurant; un franc succès!

Nous avions beaucoup de préparation avant le jour J; ce fut une première expérience en organisation d’événements pour plusieurs d’entre nous! Comme il s’agissait d’une foire alimentaire, nous devions nous assurer que le centre de femmes qui nous était assigné concocte un plat et un breuvage sains. Comme support visuel, nous avons fabriqué des affiches indiquant les ingrédients principaux des recettes, ainsi que leurs propriétés nutritionnelles. Le but de ces affiches était d’informer les passants des bienfaits de cuisinier sainement. Les supports visuels ne s’arrêtaient pas là! Nous étions déguisés en légumes (oui! oui! Vous avez bien lu). Alors, Stéphane était une acelga (bette), Stéphanie un frijole (haricot), Carolane un haba (grosse fève), Virginie une tomate, Samuel une lechuga (laitue), Camille une remolacha (betterave) et Chrystel une calabaza (citrouille). (Si vous avez maintenant une image mentale de légumes qui dansent la macarena, c’est normal et ma-gni-fi-que!)

La fin de semaine avant la féria, nous avons eu la chance de rencontrer des jeunes étudiants de la brigade écologique d’une école secondaire. En fait, nous avons réalisé des ateliers de bricolage et, grâce à l’imagination fertile et au talent créatif de chacun des participants, nous avons pu utiliser leurs affiches sur les thématiques de la conservation de l’eau, le droit à l’alimentation, l’agriculture urbaine et le «  vivir bien » (Vivre bien) lors de la féria.

Les résultats de la féria prouvent qu’il s’agit d’un bon moyen de sensibiliser la population sur des enjeux essentiels. En plus d’une journée mémorable (entre autres à cause de notre séance de Zumba spectaculaire), les femmes ont aussi pu amasser un petit montant d’argent grâce à la vente de leurs plats et leur artisanat. Un tel événement demande beaucoup de préparation, mais est assurément à répéter!