Haïti a besoin de notre soutien

Le samedi 14 août 2021, à 8 h 29, un puissant séisme de magnitude de 7,2 a frappé la péninsule de Tiburon en Haïti, à environ 150 kilomètres à l’ouest de la capitale, Port-au-Prince. Une grande partie des dégâts se sont produits dans les villes de Jérémie et Les Cayes. La force du séisme a été ressentie dans presque tous les départements du pays, notamment le département de l’Ouest.

Cette catastrophe a frappé sévèrement la région sud d’Haïti, notamment les départements de la Grande-Anse et des Nippes. Ce dernier département a été particulièrement touché car l’épicentre du séisme se trouvait dans la ville de Petit-Trou-de-Nippes, dans l’arrondissement d’Anse-à-Veau.

Ce séisme a causé d’énormes dégâts. Le soir du 15 août, la Direction de la protection civile d’Haïti faisait état de 1 300 morts, de plus de 5 700 blessés, de 13 600 maisons détruites et de plus de 30 250 familles ayant besoin d’un abri. À ce moment-là, quelque 800 000 personnes étaient directement touchées et la population se préparait également à l’arrivée d’une dépression tropicale (nommée Grace), qui devrait apporter des pluies torrentielles et, potentiellement, des glissements de terrain et des inondations dans les régions.

De nombreux commerces, des édifices municipaux, des écoles et des maisons se sont effondrés et plusieurs points d’eau sont contaminés. Dans le diocèse des Cayes, l’Église catholique, une importante source de secours dans les moments difficiles, a signalé des dommages importants à plusieurs de ses structures.

À Port-à-Piment, la route de Labei est coupée du reste du département du Sud et est inaccessible aux véhicules. Ailleurs dans le pays, des routes sont endommagées ou bloquées par des glissements de terrain. Ceci cause des inondations mineures, des fissures et stratifications dans les zones rurales et sur les routes.

La catastrophe fait ressurgir les tragiques souvenirs du tremblement de terre survenu en 2010. Craignant des répliques sismiques, nombreuses sont les personnes qui préfèrent dormir dehors.

Le premier ministre haïtien, Ariel Henry, a décrété un état d’urgence d’un mois. Cela met en évidence les besoins criants en termes de nourriture, d’eau, d’abris, de vêtements, de couvertures, de matériel de premiers soins, de trousses d’hygiène, de véhicules et de carburant ainsi que de sauveteurs et de personnel médical.

Le partenaire de Développement et Paix, ITECA, a envoyé des camions de secours et des équipes d’évaluation dans les régions touchées.

Le partenaire de Développement et Paix, ITECA, a envoyé des camions de secours et des équipes d’évaluation dans les régions touchées.

Les partenaires de Développement et Paix — Caritas Canada, l’Institut de Technologie et d’Animation (ITECA) et Caritas Haïti sont entrés en action. Dans trois départements sinistrés, Caritas Haïti participe à diverses activités de coordination dans le cadre du plan national de gestion des risques d’Haïti, qui a été activé pour aider la population. ITECA a envoyé des camions de secours et des équipes d’évaluation dans les régions touchées.

Ce sont les mêmes régions dont vous aviez généreusement soutenu le rétablissement après l’ouragan Matthew en 2016. À l’époque, vos dons avaient permis à ITECA de construire 25 nouvelles maisons résistantes aux séismes dans la commune de Cavaillon. À ce jour, ITECA rapporte que 13 des 14 de ces maisons qu’ils ont inspectées ont résisté au tremblement de terre. Les maisons restantes seront inspectées prochainement.

Aujourd’hui, nos partenaires ont encore une fois besoin de votre soutien pour intensifier leurs efforts de secours et pour élaborer un programme de rétablissement durable.