« Je ne sais pas si vous vous rendez compte à quel point vous êtes chanceux… »

3 juillet 2015
par 
Luke Stocking, animateur régional pour l'Ontario

Plusieurs membres de Développement et Paix sont actuellement en tournée de solidarité en Éthiopie pour rendre visite à des organisations locales appuyées par l’organisation. Au cours des prochains jours, ils rédigeront des billets de blogues au sujet de leurs visites et de leurs diverses expériences.

… m’a écrit la directrice de mon service, Josianne Gauthier, tandis que je me préparais à décoller pour l’Éthiopie, jeudi dernier. Elle a poursuivi : « L’histoire de l’Éthiopie est profondément liée à l’histoire du christianisme, de la dignité humaine, du  colonialisme, de la révolution et de l’échec du modèle d’aide au développement des années 1980.  Ils n’ont jamais été colonisés et cela se sent... Le paysage, la diversité des cultures et des groupes ethniques qui vivent dans ce pays... et le café, le café est sublime. La première chose que l’on remarque en descendant de l’avion à Addis-Abeba est le parfum de la torréfaction du café… »

Elle avait raison sur ces deux aspects. Je l’ai effectivement perçu et le parfum a effectivement empli mes narines. Notre groupe de 11 personnes de la Colombie-Britannique, de l’Ontario et du Québec participant à un voyage de solidarité de Développement et Paix est arrivé ici, à Addis-Abeba, le 28 juin. Les voyages de solidarité offrent à nos membres l’occasion de constater le travail de Développement et Paix et de ses partenaires à travers le monde. Nous collaborons avec trois principaux partenaires en Éthiopie et au cours de ce voyage, nous allons les rencontrer et apprendre de chacun d’eux. Ce premier jour, nous allons nous reposer du vol de 12 heures que nous venons de faire à partir de Toronto et du décalage de 7 heures. Ironiquement, en venant ici, nous sommes effectivement revenus huit ans en arrière. L’Éthiopie utilise en effet le calendrier julien et nous sommes donc en 2007!

« J’ai passé du temps à observer la vue depuis la fenêtre de ma chambre d’hôtel, dit Michelle, les toits de tôle ondulée et les antennes paraboliques dominent. » La pauvreté urbaine ainsi que l’insuffisance des infrastructures sont facilement visibles ici. La croissance est également visible sous la forme d’échafaudages sur les bâtiments en construction. L’échafaudage est en bois d’eucalyptus et ressemble à des squelettes géants en bois avec des entrailles de béton – pas tout à fait conforme à notre Code national du bâtiment. « La croissance est un mensonge à bien des égards, me dit quelqu’un, les bâtiments représentent la richesse d’une très petite minorité. Les inégalités de revenu se développent rapidement à Addis. »

Pour des raisons de sécurité, nous ne visitons pas le célèbre Markato, mais plutôt un marché local... sous la pluie. Le mois de juin est le mois de la saison des pluies et nous vivons notre première averse éthiopienne. Des enfants curieux nous approchent et entre notre anglais et leur amharique, nous faisons de notre mieux pour communiquer. Je prête mon téléphone à un jeune garçon afin qu’il puisse prendre une photo de son groupe d’amis. Son sourire est aussi large que le nôtre. Nous sommes arrivés et je me rends bien compte de la chance que j’ai.

 

Pour en savoir plus sur le voyage de solidarité en Éthiopie, visitez : ccodp.blogspot.ca