La petite école de la solidarité

23 octobre 2012
par 
Josianne Gauthier, Directrice générale adjointe et Guy Des Aulniers, chargé de programme pour les secours d'urgence

Apparemment, la solidarité se transmet et s’enseigne plus facilement qu’on ne pourrait imaginer. Quand la directrice de garderie de notre garçon de 3 ans m’a informée qu’elle montait un projet de sensibilisation sur l’Afrique pour les petits de 2-5 ans et que le tout se terminerait avec une collecte de fonds en faveur de notre campagne d’urgence au Sahel, j’étais à la fois surprise et touchée.

Nos garçons ont souvent eu à expliquer que leur papa était en Afrique depuis qu’ils sont petits. À chaque fois, ils arrivaient avec un nouveau nom de pays en bouche : Kenya, Éthiopie, Zambie, et plus récemment, Mali, Burkina Faso et Niger. La directrice et ses éducatrices ont décidé que ce serait l’occasion de faire découvrir l’Afrique à tous ces petits curieux.

Durant l’été, pendant que Développement et Paix était en campagne d’urgence pour la crise alimentaire au Sahel, la garderie « Moi, toi et les nôtres », à Montréal, explorait avec les enfants ce qu’était l’Afrique. Un peu de géographie, les noms des animaux, les noms des plantes, des ateliers d’artisanat pour créer des bijoux, des chandails imprimés, une murale d’un village africain et d’énormes sculptures en papier mâché de girafes et d’un puits. Le projet s'est terminé avec une exposition artisanale et une collecte de fonds auprès des parents. L’enthousiasme, la volonté et la curiosité des enfants a été contagieuse. La fierté des parents s’est tout naturellement transformée en générosité. La garderie a pu faire un don de 1126 $ à Développement et Paix pour appuyer le travail de réhabilitation au Niger, comprenant la construction de points d’eau et la relance des activités agricoles.

Vendredi le 12 octobre, nous sommes allés remercier les enfants et leurs éducatrices et recevoir leur chèque en leur montrant des images de la sécheresse et de ce que leur solidarité a pu apporter à leurs amis du Niger. La sincérité et la volonté qu’on a découvert chez ces petits, guidés et accompagnés par les adultes dans leur vie, nous rappelle que la solidarité n’est pas compliquée, elle peut être toute simple. Il s’agit de commencer par un geste de partage.

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