Le CDA, un partenaire précieux

11 juin 2013
par 
Martin Blanchet, membre de Développement et Paix
Les stagiaires sont attentifs aux propos de la sage-femme.

Des membres de Développement et Paix effectuent actuellement un voyage de solidarité à Madagascar, en compagnie de deux animatrices régionales. Dans les semaines à venir, ils visiteront des organisations locales soutenues par Développement et Paix et partageront avec nous le récit de leur visite et de leurs expériences.

J’aimerais aujourd’hui vous parler du Conseil de Développement d‘Andohatapenka (CDA), un partenaire de Développement et Paix établi depuis 1987 dans l’un des quartiers les plus pauvres de la capitale, Antananarivo. L’action du CDA s’articule autour de quatre axes d’intervention : la santé, l’éducation, la justice et l’accès à emploi.

Nous avons visité les deux cliniques médicales qui se trouvent au CDA et dans lesquelles travaillent plusieurs médecins et sages-femmes. Ces cliniques mettent l’accent sur la médecine préventive comme par exemple la vaccination des enfants, les consultations prénatales, la planification familiale naturelle ou encore les tests de dépistage. Chaque consultation est fixée au prix minime de 0,50 $. Et lorsque le patient n’est pas en mesure de payer, c’est gratuit ! Les médecins examinent les patients et prescrivent les médicaments nécessaires et lorsqu’ils sont absents, ce sont les sages-femmes qui prennent le relais et s’occupent de tout.

Tous les rôles que doit jouer la femme avant que ne vienne le changement.Les cliniques sont également en charge de deux volets éducatifs comprenant des interventions dans le domaine de l’éducation sexuelle des jeunes filles et la formation de stagiaires dans le domaine médical. Lorsque nous étions sur place, une patiente a tenu à rencontrer l’une des sages-femmes afin de lui demander un logement car elle et ses enfants sont très pauvres. Mais le centre n’a pas les moyens de les nourrir et de les loger.

Le CDA abrite également une clinique juridique qui donne des conseils et émet des avis légaux. Les cas sont très variés. Certaines personnes viennent au centre afin de résoudre des disputes familiales et la plupart du temps, les recommandations de la clinique mènent à des réconciliations. D’autres cherchent tout simplement à se renseigner sur les leurs droits en matière d’accès à la propriété. C’est un domaine qui a une grande importance dans la mesure où beaucoup de personnes n’ont ni carte d’identité ni titre de propriété pour des terrains qu’ils possèdent parfois depuis plusieurs générations. Il y a seulement deux situations dans lesquelles la clinique ne peut pas intervenir : en cas de viol ou d’acte criminel. Dans ces cas bien précis, les victimes sont référées à d’autres instances juridiques qui ont la capacité de les accueillir.

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