Les différentes facettes du CDA

17 juin 2013
par 
Martin Blanchet, membre de Développement et Paix
Des enfants souriants en train de jouer au CDA.

Des membres de Développement et Paix effectuent actuellement un voyage de solidarité à Madagascar, en compagnie de deux animatrices régionales. Dans les semaines à venir, ils visiteront des organisations locales soutenues par Développement et Paix et partageront avec nous le récit de leur visite et de leurs expériences.

L’éducation est l’un des moyens les plus efficaces pour sortir les personnes les plus vulnérables de la pauvreté. Le Conseil de Développement d‘Andohatapenka (CDA) a créé une école primaire qui accueille environ 650 élèves et dont la grande majorité vit dans le quartier pauvre d’Andohatapenka. Les élèves suivent des cours de mathématiques, de langues (français et malgache), d’éducation civique et d’instruction religieuse. Les élèves déjeunent tous les midis à la cantine du CDA et pour la majorité d’entre eux, il s’agit du seul repas de la journée.

Il est fréquent de voir des jeunes non scolarisés et illettrés s’installer dans le quartier. Lorsque ces derniers se présentent au CDA, ils sont orientés vers une classe de rattrapage où ils apprennent à lire et à écrire. Ils sont généralement très doués en calcul ! En effet, la plupart d’entre eux étaient des marchands ambulants vendant toutes sortes de produits dans la rue afin d’aider leur famille.

En plus de dispenser des cours, le volet éducatif du CDA offre des formations professionnelles aux jeunes afin de les aider à apprendre un métier ou à se perfectionner. Il y en a pour tous les goûts ! Les jeunes y apprennent la coiffure, la couture, la cuisine, la mécanique, la menuiserie, la sidérurgie… Autant de métiers pratiques qui leur permettront de trouver plus facilement un emploi et de renforcer leur estime d’eux-mêmes. Une fois les cours théoriques complétés, le CDA aide les jeunes à trouver un stage pratique en entreprise, puis à trouver un emploi rémunéré. C’est une tâche qui n’est pas évidente, surtout en ce moment, car la crise politique et économique qui touche Madagascar perturbe la vie de la plupart des citoyens.

Un magasin artisanal au CDA. Il y en a pour tous les goûts!L’autre domaine d’intervention du CDA est celui de la promotion des activités génératrices de revenu. On trouve ainsi au CDA un salon de coiffure et une boutique qui vend principalement de l’artisanat. Ces deux commerces créent des emplois et génèrent des revenus pour l’organisme. Le CDA est un modèle pour les autres quartiers pauvres d’Antananarivo. Ainsi, l’organisme travaille étroitement avec les instances locales dans cinq autres quartiers. Progressivement, le CDA fait une différence dans la vie des Malgaches les plus pauvres. Je leur lève mon chapeau !

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