Les membres de la ville de Québec réclament une voix pour la justice!

10 février 2014
par 
Elana Wright, agente au matériel pédagogique

Les membres de Développement et Paix de la ville de Québec ont mené la campagne Une voix pour la justice dans leur région en effectuant une tournée d’une semaine à laquelle prenait part Ramsey Hart de Mines Alerte. Le programme d’activités de la tournée, qui réunissait des représentants de Développement et Paix, des Ami(e)s de la Terre, de Carrefour Tiers-Monde et de Femmes Autochtones du Québec ainsi que plusieurs citoyens engagés de la région de Québec, a été organisé pour souligner l’urgente nécessité d’aider les communautés du Sud dont la santé, l’environnement et le mode de vie sont affectés par l’exploitation minière à obtenir justice.

La tournée a débuté à Wendake, une communauté huronne située tout près de la ville de Québec. Deux représentants venus de Schefferville, située au cœur du territoire naskapi et innu, dans le Nord du Québec, ont fait état des réalités auxquelles font face leur communauté depuis que les activités d’extraction du minerai de fer ont repris dans leur région en 2011 et que les minières ont commencé à creuser des trous autour de leur village. Il est clairement ressorti de ces présentations que les communautés du Sud et celles du Nord canadien sont aux prises avec des défis communs et peuvent établir des rapports de solidarité.

Près d’une centaine de personnes étaient présentes lors de la projection du documentaire intitulé El oro o la vida (L'or ou la vie) au cinéma Cartier à Québec. Le film explore les impacts sur les droits humains et sur l’environnement des activités minières des entreprises canadiennes au Guatemala. Au cours de la période de discussion passionnée qui a suivi la projection, certains membres de l’auditoire ont exprimé leur sentiment de honte devant les dommages infligés par les entreprises canadiennes aux communautés du Guatemala, et se sont dits fiers de la campagne menée par Développement et Paix.

La tournée comportait également un événement public qui a eu lieu à l’Université Laval, organisé par le groupe étudiant de Développement et Paix de l’Université, des réunions de stratégie pour les militants, un dialogue public dans la vieille ville de Québec et de nombreuses entrevues dans les médias qui ont révélé en quoi un ombudsman pourrait procurer un accès à la justice aux communautés touchées par les activités des sociétés minières canadiennes.

Dans le cadre de la campagne Une voix pour la justice, les membres de la ville de Québec ont rencontré leurs députés, notamment le ministre Maxime Bernier, député conservateur de  Beauce, et Annick Papillon, membre du NPD et députée de la circonscription de Québec. Plus de 3000 personnes de la région de Québec ont signé des cartes appelant à l’action adressées à leur député et réclamant l’établissement d’un mécanisme d’ombudsman pour l’industrie extractive canadienne. La signature et l'envoi des cartes se poursuit afin de respecter l’échéance de la mi-mars.

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