Niam baye : le mode de vie cambodgien!

30 juillet 2019
par 
les stagiaires du groupe Québec sans frontières au Cambodge

Sept jeunes québécoises effectuent actuellement un stage d’initiation à la solidarité internationale au Cambodge dans le cadre du programme Québec sans frontières (QSF). Elles participent aux activités d'une coopérative agricole locale membre de Development and Partnership in Action (DPA), partenaire de Développement et Paix – Caritas Canada.

La mission de DPA est de soutenir les Cambodgiennes les Cambodgiens les plus pauvres, particulièrement dans les secteurs ruraux, en contribuant activement à la création d'un environnement propice au développement durable et équitable. Dans le cadre de son programme, DPA offre un appui aux organisations communautaires de base, telles que la coopérative Raksmey Samaky Amatak (RSA), où se déroule le stage QSF. Au courant de leur séjour, le groupe nous partage le récit de leurs expériences.

Niam baye : le mode de vie cambodgien!

Le Cambodge, reconnu mondialement pour son riz de qualité exceptionnelle, a remporté le prix du meilleur riz parfumé au monde pour la quatrième fois en 2018 . Cela fait honneur à l’expression populaire « Niam baye » qui signifie en Khmer manger du riz, mais qui est aussi utilisée pour parler de l’action de manger un repas. Le riz est omniprésent dans le quotidien des familles cambodgiennes. Avec 80% de la population qui habite en région rurale, l’agriculture demeure la principale source d’emploi au Cambodge . La grande majorité de ces habitants possèdent des terres et cultivent le riz à des fins de consommation personnelle. Les récoltes dépendent des saisons sèches et pluvieuses qui caractérisent le climat du pays; il y a deux récoltes par année, donc une par saison.

Notre expérience dans la communauté est grandement influencée par ce mode de vie. Dans un contexte où la barrière de la langue constitue un obstacle à la communication, les repas à base de riz sont synonymes de rassemblement et de partage au sein de notre communauté d’accueil. On le retrouve à chaque repas et sous toutes ses formes : nouilles, pâtisseries, boissons et en accompagnement. Pour une parcelle de terre de 6 000 m2, on peut récolter en moyenne trois tonnes de riz chaque année. Ce riz est utilisé pour l’alimentation des familles et parfois du bétail. Les surplus peuvent être revendus ou transformés pour apporter un revenu supplémentaire aux familles. Une tonne de riz est consommée en moyenne en 4 à 5 mois par une famille de 6 personnes. Les familles qui ne parviennent pas à produire suffisamment de riz pour leur propre consommation peuvent avoir recours à un prêt provenant de la banque de riz. Ce modèle remarquable est géré par la coopérative agricole Raksmeisamki Amatak dans un esprit de solidarité et d’entraide.

Rappelons-nous que chaque grain de riz symbolise la culture, le mode de vie et la solidarité des habitants du Cambodge.