Parlons Justice écologique au FSM !

Dans
12 août 2016
par 
Khoudia Ndiaye, agente de communications

Le premier atelier organisé par Développement et Paix au FSM, sous le thème Nos rivières et nos montagnes ne sont pas à vendre, a été un franc succès. Réunissant près d’une centaine de participantes et de participants d’horizons divers, il a permis à des panélistes venus du Brésil, du Honduras, du Nigéria, des Philippines et de Toronto d’échanger sur la signification même de la justice écologique, ses enjeux et ses défis, tout en présentant de manière concrète les luttes que doivent mener des communautés à travers le monde pour faire respecter leurs droits, leur dignité et préserver leur environnement.  


 
Premier panéliste à prendre la parole, Isaac ‘Asume’ Osuoka, directeur de l’organisme Social Action au Nigéria, l’un de nos partenaires, a expliqué de manière poignante la manière dont les violences qui sévissent actuellement au nord du Nigéria, sont en premier lieu liées à une crise des ressources. « L’enlèvement de 276 jeunes filles à Chibok [dans l'État de Borno au nord du Nigeria], qui a donné lieu au très populaire mouvement Bring back our girls (Rendez-nous nos filles), a été relayé dans les médias comme étant avant tout lié à des groupes religieux extrémistes. La vérité est que ces groupes ont pu se constituer à cause des effets des changements climatiques et notamment de la pression qu’ils exercent sur les ressources naturelles, dans une région qui compte majoritairement des agriculteurs et des éleveurs.»


 
À la question posée par Marjolaine, une membre de Développement et Paix, sur la manière dont nous pouvons initier le changement, ici, au Canada, sans effrayer nos concitoyens, les panélistes ont répondu qu’en plus d’un changement du système mondial immédiat, les transformations devaient avant toute chose venir d’une prise de conscience individuelle. Ainsi, Lidy Nacpil, co-coordonatrice du Jubilee South – Asia Pacific Movement on Debt and Development (JSAPMDD) ainsi que de la Global Campaign to Demand Climate Justice (DCJ) et vice-présidente du Freedom From Debt Coalition, a résumé sa pensée en déclarant que «  vivre plus simplement signifie vivre de manière plus paisible ».


 
La matinée s’est terminée avec la présentation du livre Karuara, peuple de la rivière, co-financé en partie par Développement et Paix et qui traite de la justice écologique au Pérou, ainsi que de la projection d’un extrait du documentaire du même nom, réalisé par Stéphanie Boyd et dont voici l’extrait :