Une diversité d'expériences pour les ambassadeurs jeunesse de Développement et Paix

Dans
16 juin 2016
par 
Brenda Chaput-Saltel

Pour une deuxième année consécutive, Développement et Paix a offert une opportunité de développement et d'apprentissage professionnel unique pour des jeunes leaders à travers le pays grâce à son programme des ambassadeurs jeunesse. En décembre 2015, 12 jeunes ont été sélectionnés pour travailler aux côtés de nos animateurs régionaux dans les différentes provinces du pays, de la Nouvelle-Écosse à Vancouver. Ces douze jeunes ont formé un groupe culturellement diversifié, enthousiaste et passionné !

En plus de fournir une expérience de développement professionnel aux étudiants post-secondaires dans le domaine du développement international, le programme des ambassadeurs jeunesse fait partie d'une stratégie globale visant à accroître la visibilité de Développement et Paix chez les jeunes à travers le Canada et à les engager dans la mission de solidarité internationale de l'organisme.

Les ambassadeurs jeunesse ont travaillé en étroite collaboration avec les animateurs régionaux, mais aussi des jeunes dirigeants ainsi que des conseils diocésains, pour engager les jeunes dans leurs communautés sur des questions liées à la justice dans le monde. Leur travail acharné et leur importante contribution au travail de Développement et Paix ont été grandement appréciés !

Voici des billets de blogue écrits par chaque ambassadeur jeunesse au sujet de leurs expériences les plus mémorables à Développement et Paix.

 

Valentine Gilloots photo

Valentine Gilloots, ambassadeur jeunesse nationale

Valentine a été sensibilisée à la question des droits humains comme étudiante en échange à l’Université Saint-Paul d’Ottawa, ce qui l’a convaincu de devenir une ambassadrice jeunesse à Développement et Paix. « C’est une opportunité fantastique de participer à la sensibilisation des jeunes aux questions de justice sociale et de voir à quel point Développement et Paix est présent dans ce domaine primordial. »

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Noemie Delva photo

Noémie Delva, Gatineau

Noémie est titulaire d’une licence en droit civil et poursuit des études en développement international. «  En voyageant, j’ai pu constater que des principes fondamentaux tels que la justice sociale et économique ainsi que les droits humains ne sont pas respectés partout dans le monde. » Ainsi, grâce à son poste d’ambassadrice jeunesse elle a pu bénéficier d’une expérience enrichissante auprès d’une organisation qui prône l’entraide, la paix le bien commun et la dignité humaine.

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Pascal Vallieres photo

Pascal Vallières, Québec

Pascal, étudiant au doctorat, travaille actuellement sur la rédaction de sa thèse en anthropologie social et culturelle à l’Université de Laval. Dans son rôle d’ambassadeur jeunesse, il appuie les activités du comité Développement et Paix de son université. « Les valeurs de justice sociale et économique promues par Développement et Paix m’ont interpellé et motivé à m’impliquer plus activement au sein de l’organisme. »

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Carolyne Lemieux-Houle photo

Carolyne Lemieux-Houle, Montréal

Un stage en Haïti grâce au programme Québec Sans Frontières en 2013 auprès d’une organisation paysanne qui lutte pour la souveraineté alimentaire a motivé Carolyne de poursuivre un certificat en Coopération Internationale à l’Université de Montréal. « Être ambassadeur jeunesse est un très bon apprentissage pour moi, ainsi qu’une belle occasion de collaborer avec des jeunes de la grande région de Montréal. »

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Une rentrée prometteuse pour les nouveaux ambassadeurs jeunesse de Développement et Paix

Considérant le succès du programme de jeunes stagiaires l’année dernière, Développement et Paix a décidé de renouveler l’expérience en 2016 en créant le programme des ambassadeurs jeunesse. Cette fin de semaine marquait alors pour nous, les nouveaux ambassadeurs jeunesse, le début d’une nouvelle aventure. Nous avons eu l’occasion de participer à trois jours de formation préliminaire à Montréal.

Arrivant de part et d’autre du Canada et faisant ainsi le déplacement de plus ou moins loin, nous nous sommes retrouvés au bureau montréalais de Développement et Paix pour prendre nos fonctions d’ambassadeurs jeunesse. Nous, une douzaine d’étudiants ou fraîchement diplômés, aux parcours et origines bien différents, mais présentant un même intérêt pour la justice sociale et les enjeux qui y sont liés.

Après une première rencontre et un souper collectif, la formation démarra rapidement. En effet, il y a quand même beaucoup de choses à apprendre concernant Développement et Paix! D’une part, nous avons pu découvrir plus en détails des sujets variés tels que son organisation, ses programmes internationaux et régionaux, les interventions d’urgence en Syrie et dans la région, le fonctionnement des partenariats, etc. D’autre part, nous avons pu recevoir des précisions concernant nos fonctions en tant qu’ambassadeurs jeunesse. Aussi, d’un bout à l’autre du Canada, notre rôle sera de sensibiliser la jeunesse à l’importance de changer les styles de vie, les modèles de production et de consommation, les structures de pouvoir établies qui régissent aujourd’hui les sociétés, ainsi que l’action de Développement et Paix dans ce domaine.

Malgré le programme chargé, la bonne ambiance fut au rendez-vous pendant les heures de formation. Les membres du personnel venus pour l’occasion furent ouverts aux questions et leur énergie nous a d’autant plus donné envie de nous surpasser. Les moments de discussion en groupe ont été d’excellentes occasions pour partager nos expériences, ce qui était également le cas lors des instants réservés aux repas, pauses et sorties qui nous ont permis de nous rapprocher et nous détendre.

Alors que débute notre mandat d’ambassadeurs jeunesse, nous souhaitons remercier les membres du personnel pour leur présence, les équipes de traduction pour leur travail, Brenda, l’agente de programmation jeunesse de Développement et Paix, pour sa gentillesse et sa disponibilité et toutes celles et ceux qui ont contribué à organiser cette fin de semaine. Cette formation fut studieuse, mais enrichissante et pleine de promesses pour l’avenir : que ce soit en Colombie-Britannique, en Alberta, en Ontario, au Manitoba, au Québec ou en Nouvel Ecosse, les prochains mois au sein de Développement et Paix s’annoncent palpitants!

Au menu : la sécurité alimentaire et la défense des droits des femmes

Suite au succès de la soirée traditionnelle haïtienne portant sur l’importance des radios communautaires dans les pays du Sud qui avait été organisée par l’animateur régional de Gatineau, Alfonso Ramirez et l’ambassadrice jeunesse de la région (moi-même), nous avons décidé de renouveler l’expérience. Nous avons donc coordonné un panel de discussion portant sur deux thèmes liés au développement social et économique.

Le 6 mai 2016, une table ronde portant sur la sécurité alimentaire et sur la défense des droits des femmes a eu lieu au Dépanneur Sylvestre à Gatineau. Né de la fusion de deux entités, soit d’une coopérative solidaire de transformation agroalimentaire et d’un organisme sans but lucratif appelé Dépannage, Entraide, Partage (DEP), cet emplacement se voulait stratégique. Ainsi, dans le même état d’esprit, un repas communautaire végétarien fût servi à la fin de l’activité.

De nombreux professionnels du milieu ont été invités à partager leurs connaissances ainsi que leur expertise. Parmi les organismes locaux présents, on retrouvait Moisson Outaouais, Le Groupe Entre-Femmes de l’Outaouais et Le Groupe de Femmes d’Ottawa. De plus, Annel et Juana, deux stagiaires réciprocité du programme Québec sans frontières, en provenance de la Bolivie, se sont joints à nous afin de nous faire part de deux réalités dans leur pays, dont le défi de la malnutrition et le rôle important que les femmes jouent dans la société bolivienne. Les deux stagiaires s’y connaissent bien en la matière, car elles sont activement impliquées auprès du CEPROSI (Centro de Promoción y Salud Integral), un organisme de promotion de la santé globale en Bolivie, partenaire de longue date de Développement et Paix

Pour couronner le tout, un employé du Dépanneur Sylvestre nous a chaleureusement présenté l’historique et la mission de cet organisme. L’expérience avait pour but d’éduquer et de sensibiliser le public à la faim et à la pauvreté dans la région tout en présentant un portrait global de la situation en Bolivie. Nous tenons à remercier toutes celles et ceux qui y ont assisté ou qui ont aidé à la préparation de cet événement. Pour terminer, merci à nos invités d’avoir échangé avec nous !

Spectacle solidaire de Développement et Paix à l'Université Laval

Le 9 avril dernier a eu lieu sur le campus de l'Université Laval (Québec), un spectacle solidaire au profit de Développement et Paix. Organisé par le comité Développement et Paix de l'Association Étudiante Catholique, ce spectacle a permis de réunir sur scène des artistes locaux de grand talent, qui ont su gratifier le public de leurs créations inspirées par les thèmes de la solidarité et de la paix. De courtes vidéos, visant à informer le public sur la campagne Créons un climat de changement, ont été projetées entre les performances des artistes. Un témoignage de Kristine Ford, ayant réalisé un stage de solidarité internationale avec le programme Québec sans frontières, nous a permis de découvrir la mission du CEPROSI (Centro de Promoción y Salud Integral) situé à la Paz en Bolivie, un partenaire de Développement et Paix depuis de nombreuses années.

Voici quelques mots afin de présenter ces artistes qui ont généreusement accepté de participer à l'événement pour appuyer la mission de Développement et Paix. Augustin Betchi, auteur-compositeur-interprète camerounais et président du Conseil diocésain de Développement et Paix à Québec, nous a gratifié de quelques-unes de ses compositions. S'accompagnant à la guitare, celui qui se présente comme le « confident de l'âme » a su marquer le début de la soirée par sa présence chaleureuse et sa voix réconfortante. Accompagnée de Philippe Gagné au handpan (un instrument à la fois percussif et mélodique), Gabrielle Harrison nous a quant à elle livré un conte intitulé « La femme du désert », abordant de manière créative et sensible la question des changements climatiques. Pour sa part, Dhiaeddine Zaatour, étudiant en génie industriel, nous a offert une performance au oud (luth d'origine arabe), en interprétant des adaptations de chansons d'Oum Kalthoum et de Marcel Khalifa, intégrant à celles-ci des improvisations marquées par une grande virtuosité.

À la fois auteure-compositrice-interprète et globe-trotter, Julie Rousseau nous a présenté certaines de ses compositions portant sur la paix et la justice sociale, dont l'une constitue un vibrant hommage aux enfants, aux femmes et aux hommes de Syrie qui subissent chaque jour les horreurs de la guerre. S'accompagnant à la guitare classique et au piano, cette jeune artiste, qui a déjà deux albums à son actif, a su faire vibrer le public par sa voix maîtrisée et chaleureuse ainsi que par la profondeur de ses textes.

La soirée s'est terminée avec brio par le récital de la chanteuse brésilienne Flavia Nascimento, accompagnée du pianiste Manoel Vieira. Cette lumineuse artiste polyvalente s'est fait connaître dans le paysage culturel de Québec ces 15 dernières années, notamment à titre de chef de file des groupes Pé na Rua et Forrossanova. Par son magnétisme et son énergie débordante, elle a su conquérir le public et l'amener à se lever et à danser sur des sonorités chaudes et enlevantes.
Malgré les contraintes de temps liées à leurs études, les étudiants qui composent le comité Développement et Paix de l'Université Laval ont su relever le défi d'organiser un événement qui a remporté un franc succès, marquant ainsi leur engagement envers l'organisme pour lequel ils ont su récolter près de 650 dollars. L'expérience a été réussie et mérite d'être renouvelée et bonifiée au cours des prochaines années.

Un jeûne enrichissant !

Alors c'est fait ! Je détiens ma première expérience de jeûne de 24 heures. Ce fut... spécial!
Tout d'abord, j'ai été surprise. Surprise de constater à quel point le fait de manger à sa faim est une chose acquise ici, en Amérique du Nord. Tellement acquise qu'on n'apprécie parfois plus nos aliments à leur juste valeur.
Je songeais aux familles dans les pays en développement qui ne mangent pas à leur faim, alors que l'une des causes importantes de cette problématique est celle des changements climatiques entraînant des perturbations agricoles et des perturbations financières, voire scolaires pour les enfants d'agriculteurs. Rappelons que nous sommes, les pays occidentaux, en grande partie responsables de ces perturbations climatiques.

Ensuite, au niveau personnel et corporel, j'ai remarqué que je me sentais plus près de mes émotions. J’étais plus sensible au monde qui m'entoure. À certains moments je me suis sentie plus faible, en manque d'énergie et de concentration. Ce n'était pas vraiment grave puisque je faisais ce jeûne avec mon copain, nous pouvions discuter et partager nos états d'âmes et nos sensations intérieures. À un moment, nous n'avions plus faim. C’est bizarre mais je ne sentais plus mon ventre. Tant mieux, cela a facilité l'expérience! Par contre, le lendemain matin, au réveil je n'avais pas faim, et c'est après 1h30 que je me suis sentie faible et que j'ai eu envie de manger. 

Je trouvais cela fou de me dire que je pouvais briser mon jeûne bientôt, car ce que je vivais était une expérience. Or, cette expérience est malheureusement la réalité que vivent plusieurs enfants et familles des pays du Sud.

Pour moi, la souveraineté alimentaire est ultimement importante, tout comme la protection de l'environnement. En tant qu'êtres vivants, nous nous devons de protéger nos milieux et sources de vie. Je crois donc en une agriculture saine et biologique, respectueuse de la Terre et des personnes travaillant la terre, et je pense que nous devrions tous réapprendre les bases de ce savoir, et ne pas le laisser aux mains de multinationales spécialisées dans l’agrobusiness.

Je suis donc en faveur d’initiatives de la société civile qui prennent en main leur production alimentaire, tout en respectant et en protégeant l'environnement. C'est pourquoi, cet été, je souhaite tranquillement commencer à incarner ce en quoi je crois! Avec des amis, je m'implique bénévolement dans un jardin collectif dirigé par la Coop Bioma, qui fait du Spin Farming (cultiver le plus de légumes possible sur une petite surface), où nous apprenons les bases de l'agriculture urbaine et mettons nos mains dans la terre!

Cette expérience m'a aussi fait réfléchir sur la valeur de la nourriture. Elle est tellement abondante chez nous, que nous tendons donc à la prendre pour acquise. Mon jeûne de 24h m’a aidé à remettre les choses en perspective et m'a fait apprécier la nourriture pour ce qu'elle est... une source de vie!