Les Muras de Manaus

Les Muras de Manaus

Les autochtones Muras, qui vivent de chasse, de pêche et de cueillette, ont une fière histoire de résistance au colonialisme. Ils vivent dans 38 villages autour de Manaus, la capitale de l’État d’Amazonas au Brésil.

 

 

 

 

La mine de la misère

La terre, les modes de vie et les moyens de subsistance des Muras sont menacés par une mine de potasse construite par Potássio do Brasil, une compagnie extractive qui reçoit du financement d’un fonds d’investissement basé à Toronto. Le projet d’exploitation minière aura pour effet :

  • d’encourager l’accaparement de terres et l’expulsion des Muras
  • d’accroitre la pollution et la déforestation
  • d’appauvrir les communautés Muras

Contrairement à ce qu’elle affirme, la compagnie minière n’a pas obtenu le consentement libre et éclairé des Muras, mais a plutôt eu recours à l’obscurantisme, à la fausse représentation et à la corruption. Celles et ceux qui refusent d’être cooptés et osent résister sont criminalisés et persécutés.

 

Développement rapide, petite victoire

Le forage exploratoire de la mine a commencé en 2010 et les permis ont été accordés en 2015. En 2017, la compagnie a investi 180 millions $ sur une mise de fonds prévue de 2 milliards $. Récemment, les Muras ont gagné une injonction intérimaire contre la mine, sur la base de consultations insuffisantes. Mais cela ne va sans doute pas durer puisque la mine dispose de l’appui de solides groupes d’intérêt. 

 

L’appui de notre partenaire le Réseau ecclésial panamazonien

Le Rede Eclesial Pan-Amazônica (REPAM, le Réseau ecclésial panamazonien) est un réseau de l’Église catholique soutenu par la Conférence des évêques d’Amérique latine. Dans les neuf pays de l’Amazonie, le REPAM fait la promotion des droits humains, aide les communautés marginalisées à vaincre l’injustice et attire l’attention du monde entier sur la dégradation de l’Amazonie et les menaces qui pèsent sur ses peuples autochtones.

Ensemble, agissons POUR NOTRE MAISON COMMUNE!