COVID-19 – nouvelles du terrain

L’impact de la pandémie COVID-19 causée par le coronavirus qui sévit actuellement se fait déjà sentir sur l’ensemble de la grande famille humaine.

Dans plusieurs pays du Sud, la pandémie vient mettre davantage de pression sur les communautés et les ressources précaires dont elles disposent et exacerbent certains problèmes causés par la pauvreté, la faim, les changements climatiques et l’instabilité politique. Cependant, les communautés répondent déjà avec une solidarité et une résilience remarquable.

Ce fil de nouvelles présente le travail des partenaires de Développement et Paix sur le terrain et leur impact, afin de soutenir les communautés affectées par la crise du coronavirus.

 

Il y a 3 semaines

Dénoncer le despotisme au Honduras

Au Honduras, où 1 270 personnes ont été testées positives à la COVID-19 et 93 personnes en sont mortes, le gouvernement a déclaré l'état d'urgence et la plupart des activités économiques ont été interrompues. Cependant, plutôt que de servir comme moyen pour contenir la propagation de la pandémie, le confinement semble être utilisé à des fins méprisables et odieuses.

Le partenaire de Développement et Paix, le Centre hondurien pour la promotion du développement communautaire (CEHPRODEC), promeut la souveraineté alimentaire, l'agriculture durable et les droits humains dans les régions rurales les plus pauvres du pays. Alarmé par l'impact de la pandémie sur son travail et sur celui d'autres organisations de défense des droits et de la solidarité, le CEHPRODEC a publié une déclaration audacieuse dénonçant d’une manière catégorique les récentes actions du gouvernement.

La lettre ouverte du CEHPRODEC est un appel à :

  • une distribution plus équitable de l'aide publique;
  • à la fin de l'intimidation des défenseurs des droits humains;
  • à un meilleur accès à la justice;
  • à une surveillance plus étroite du traitement réservé aux défenseurs de l'environnement et des droits humains par les forces de sécurité de l'État.

Pour plus de détails, veuillez consulter le texte original de la lettre ouverte du CEHPRODEC en espagnol ou lisez sa traduction en français.

Un comité de défense de l'environnement inspiré par l'encyclique du pape François, Laudato Si', se réunit à Gualaco, dans le département hondurien d'Olancho.

Il y a 1 mois

Au Pérou, les communautés touchées par les activités minières vulnérables face à la Covid-19

Le partenaire de Développement et Paix — Caritas Canada, le Centro Labor a lancé début avril la campagne solidaire « unis face au coronavirus » dans la région de Pasco, un important centre minier au Pérou.

Dans cette région, les communautés sont fortement affectées par les activités minières et plusieurs familles souffrent d’un taux élevé de métaux lourds dans leur sang causé par la pollution des opérations minière. Ces niveaux élevés de métaux lourds dans leur sang affaiblissent leur système immunitaire, les rendant plus vulnérables à la Covid-19.

Afin de les aider à traverser la pandémie, le Centro Labor a rapidement adapté ses activités et procède à la distribution d’aliments auprès des familles les plus pauvres et les plus affectées dans ces communautés. Les intervenants profitent de la distribution pour rappeler les mesures de prévention essentielles dans le respect de la quarantaine, soit le lavage des mains, la distanciation physique et l’usage de masques.

Cette campagne solidaire est possible grâce à vos dons à Développement et Paix qui permettent à nos partenaires de poursuivre leurs activités et de s’adapter en ces temps de pandémie.

 

Il y a 1 mois

Lutter contre la maladie et le déni au Brésil

Après avoir comparé la COVID-19 à une “petite grippe” et avoir congédié son ministre de la santé, le président Jair Bolsonaro s’est joint à des manifestations contre le confinement visant à contenir la pandémie. Pendant ce temps, plus de 40 000 Brésiliens ont été testés positif à la COVID-19 et plus de 2 500 personnes en sont mortes, ce qui représente plus de la moitié des décès associés à la COVID en Amérique du Sud.

De manière inquiétante, la pandémie a atteint des populations éloignées dont les vulnérabilités sont multipliées par la pauvreté et un système de santé fragilisé. Au moins un décès a été rapporté parmi les Muras de Manaus, une communauté autochtone au cœur de notre campagne Pour notre maison commune.

La situation à Piquiá de Baixo illustre parfaitement la manière dont la pandémie affecte des crises préexistantes. Alors qu’elle souffre déjà des décennies de pollution industrielle, la communauté Maranhão a été frappée par des pluies torrentielles le mois dernier, ce qui a provoqué une fissure dans un barrage local, détruisant des maisons et déplaçant des centaines de personnes.

En s’assurant de respecter le principe de distanciation et avec l’équipement de protection requis, des petites équipes de notre partenaire, Justiça nos Trilhos, aident à reconstruire les maisons et sensibilisent la population à la COVID-19 et aux mesures d’hygiène. Un expert se rend également sur place chaque semaine afin de fournir un soutien psychosocial aux communautés affectées.

Partout au Brésil, nos partenaires locaux :

  • Travaillent de la maison et font des rencontres en ligne, autant que possible.
  • Mettent en place des mesures d’hygiène strictes et des protocoles de distanciation lorsque des rencontres en personne sont nécessaires.
  • Mènent des campagnes d’éducation publique, au moyen d’affiches, des médias sociaux et de baladodiffusions.
  • Luttent contre la désinformation du gouvernement et des sources corporatives.
  • Font campagne pour de meilleurs soins de santé, l’accès à des services sociaux et des mesures de confinement pour les communautés autochtones.
  • Soutiennent les efforts des gouvernements locaux pour contrer la pandémie, ceux-ci agissant de manière responsable contrairement au gouvernement central.
  • Appellent à un moratoire sur l’exploitation minière et forestière et l’agriculture industrielle dans les zones protégées et les communautés autochtones.
Il y a 1 mois

Prendre des mesures préventives au Bangladesh

La COVID-19, qui a déjà infecté 88 personnes au Bangladesh et a fait huit morts, constitue un risque réel pour environ un million de personnes réfugiées Rohingya et les communautés hôtes. 

Afin de se préparer à la pandémie, notre partenaire Caritas Bangladesh a distribué plus de 114 080 dépliants et 400 affiches à près de 225 000 personnes afin de leur transmettre des informations relatives à la santé et la sécurité fournies par le gouvernement et de l’Organisation mondiale de la santé. Caritas Bangladesh a aussi :

  • distribué des fournitures hygiéniques;
  • libéré des fonds d’urgence pour ses bureaux locaux;
  • formé des comités de vigilance nationaux, régionaux et locaux;
  • annulé la majorité de ses réunions, rencontres et déplacements;
  • forcé l’isolement de son personnel rentrant de l’étranger;
  • mis en place des politiques de télétravail;
  • centralisé l’information et les ressources pour son personnel;
  • réorganisé le travail afin de minimiser le travail de terrain.

À Cox’s Bazar, Caritas Bangladesh a dû suspendre une grande partie de ses activités dans le camp de réfugiés jusqu'au 14 avril au moins. Du savon et de l’eau ont été mis à disposition à l’entrée des camps, et des petites équipes de travail formées aux procédures de sécurité ont continué de distribuer des ensembles de préparation pour la mousson et de superviser le maintien des infrastructures de base.

Il y a 2 mois

Les partenaires de Développement et Paix en Haïti se mobilisent

Alors qu'apparaissaient les premiers cas de la COVID-19 testés positifs en Haïti, les partenaires de terrain de Développement et Paix ont mis en place des activités de sensibilisation de la population sur le coronavirus. La plupart d'entre eux continuent de mener plusieurs activités dans leurs espaces d’intervention, avec certainement des restrictions. Emmanuel Noël, agent de suivi des projets de Développement et Paix en Haïti, offre un aperçu du travail de nos partenaires haïtiens en réponse à la pandémie du coronavirus. En savoir plus.
Il y a 2 mois

En Somalie, Trocaire se prépare à répondre à la pandémie

Le 16 mars dernier, le Ministère de la Santé de la Somalie annonçait un premier cas de la COVID-19 dans la capitale, Mogadishu. Rapidement, les vols internationaux ont été suspendus et à l’instar des mesures prises dans plusieurs pays du monde, le premier ministre Hassan Ali Khaire n’a pas tardé à annoncer la fermeture des établissements d’enseignement et l’annulation des événements publics et des rassemblements.

Notre partenaire Trocaire, qui intervient dans la région de Gedo principalement en matière de santé, a rapidement mis en place certaines mesures afin de protéger les communautés locales du virus, tout en maintenant les services essentiels dans les domaines de la santé, de l’alimentation, de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène, ainsi qu’en protection.

Des locaux d’isolement conformes aux normes sont en préparation et des équipements essentiels ont été sécurisés pour le personnel et les patients. Travaillant avec le ministère de la santé, l’Organisation mondiale pour la santé, et avec leurs partenaires locaux, Trocaire a formé plus de 60 influenceuses communautaires afin de travailler sur les bonnes pratiques d’hygiène dans les communautés.

 

Il y a 2 mois

Caritas Liban fournit des soins de santé de première ligne aux communautés touchées par la crise

Au Liban, où une crise financière a limité la capacité des soins de santé et où les structures familiales multigénérationnelles, ainsi qu’une importante population de réfugiés rendent difficile la distanciation physique, la COVID-19 constitue une grave menace. La pandémie a déjà touché 248 personnes et fait quatre morts.  
 
Le partenaire de Développement et Paix, Caritas Liban, suit activement la situation et collabore avec l'Organisation mondiale de la santé et le ministère de la santé. Trois des membres de son personnel ont reçu une formation en santé et sécurité en lien avec la COVID-19 et transmettent ces compétences à d'autres personnes.  
 
Les centres de santé de Caritas Liban ont mis en place des protocoles pour identifier et isoler les personnes présentant les symptômes de COVID-19, pour utiliser des équipements de protection individuelle et pour désinfecter les espaces. Le personnel a été formé à l'hygiène respiratoire, au lavage des mains et à la distanciation sociale et a accès à une ligne d'assistance interne. En suivant des mesures de sécurité très strictes, une unité d'intervention d'urgence distribue des kits alimentaires aux communautés touchées par la COVID-19.
Il y a 2 mois

Décentraliser les actes de solidarité aux Philippines

Des semaines avant que le gouvernement philippin ne déclare un "état d’urgence", les partenaires de Développement et Paix avaient déjà limité les réunions en personne et réduit le travail non essentiel sur le terrain. Aujourd'hui, le personnel travaille à domicile, aux prises avec un transport en commun limités ou en s'isolant de peur d'avoir contracté la COVID-19.   

Pour s'assurer que les personnes vulnérables reçoivent l'aide dont elles ont besoin dans ces circonstances difficiles, Caritas Philippines est en train de décentraliser la distribution de l'aide. Au lieu de coordonner le travail humanitaire au niveau central, elle demande aux paroisses et aux diocèses touchés par la COVID-19 de mettre en place des "stations de la bonté" au niveau des barangay (villages/régions).  

Dans ces stations, les gens sont appelés à prendre ce dont ils ont besoin, à en laisser pour les autres et à y partager eux-mêmes des produits de base. En facilitant ainsi la solidarité, nos partenaires aident les communautés à faire face à cette crise sanitaire. 

Il y a 2 mois

En Équateur: une autonomisation qui passe par l’information

Les partenaires équatoriens de Développement et Paix, l'Association latino-américaine d'éducation populaire et de communication (ALER) et l'Agence latino-américaine d'information (ALAI), font la promotion de la paix, de la bonne gouvernance et de la citoyenneté active en diffusant des informations pertinentes sur le plan social.  
 
En tant que coalition de stations de radio communautaire, l'ALER répond à la crise de COVID-19 en diffusant des programmes spéciaux à l'intention des communautés hispanophones en Amérique du Sud. Leurs émissions fournissent des informations précises, dissipent les mythes, transmettent des messages qui sont importants pour la santé publique, encouragent la solidarité communautaire et offrent des conseils pour faire face à la pandémie du coronavirus. 
 
En tant qu'organisation dédiée à la démocratisation de l'information, l'ALAI propose des contenus afin d’aider les gens à comprendre les enjeux de justice sociale, économique et de genre dans le contexte de la pandémie causée par le coronavirus.