À Madagascar, la pandémie aggrave l'insécurité alimentaire déjà existante

Il y a 1 mois
À Madagascar la pandémie est venue exacerber un contexte déjà extrêmement précaire. En date du 31 juillet , plus de 10 000 cas de COVID-19 ont été déclarés, une progression préoccupante depuis le mois de juin, dans un contexte où les installations sanitaires sont insuffisantes et les capacités de dépistage sont limitées. Les craintes associées à la pandémie et à une flambée des prix des denrées alimentaires ont poussé de nombreuses personnes à fuir la capitale Antananarivo dès le mois de mars, pour se rendre vers les villages et les zones de production agricole. 
 
Les conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire sont très palpables. Avec 75 % de la population qui vit avec moins de 1.9 $ par jour (Banque Mondiale, 2019) et 50 % des enfants de moins de cinq ans qui souffrent de retard de croissance, la situation fait craindre une crise alimentaire et sociale.
 
Devant les risques d’une aggravation de l’insécurité alimentaire déjà existante, nous avons débloqué 35 000 $ de notre Fonds solidarité pour la Covid pour soutenir notre partenaire, la Commission Pastorale Sociale du Diocèse de Tsiroanomandidy afin d’acheter, de stocker, et de vendre du riz paddy. Le projet financé, complémentaire aux projets déjà menés auprès des regroupements paysans, cherche à mitiger l’insécurité alimentaire tout en générant un fonds d’aide alimentaire autogéré par les paysans et paysannes pour faire face aux chocs sanitaires et climatiques dans la région enclavée de Melaky. Plus de 1600 personnes pourront bénéficier de ce projet.