Option préférentielle pour les pauvres

On mesure la moralité d’une société à la manière dont elle traite ses membres les plus vulnérables. Tout comme l’amour de Dieu est universel, ce principe ne vise pas à concentrer nos efforts sur les pauvres à l’exclusion de tous les autres, mais il indique plutôt que nous sommes appelés à donner la priorité à ceux et celles qui ont le plus besoin de notre solidarité.


Les besoins des pauvres doivent avoir priorité sur les désirs des riches, les droits des travailleurs sur la maximisation des profits, et la préservation de l'environnement sur l'expansion industrielle incontrôlée, et la production répondant aux besoins sociaux sur la production à des fins militaires. (Saint Jean Paul II, Toronto 1984)
 
C'est là une option, ou une forme spéciale de priorité dans la pratique de la charité chrétienne dont témoigne toute la tradition de l'Église. Elle concerne la vie de chaque chrétien, en tant qu'il imite la vie du Christ, mais elle s'applique également à nos responsabilités sociales et donc à notre façon de vivre, aux décisions que nous avons à prendre de manière cohérente au sujet de la propriété et de l'usage des biens. Mais aujourd'hui, étant donné la dimension mondiale qu'a prise la question sociale, cet amour préférentiel, de même que les décisions qu'il nous inspire, ne peut pas ne pas embrasser les multitudes immenses des affamés, des mendiants, des sans-abri, des personnes sans assistance médicale et, par-dessus tout, sans espérance d'un avenir meilleur.  (Compendium de la doctrine sociale de l’Église, 182)

Il faut rappeler toujours que la planète appartient à toute l’humanité et est pour toute l’humanité, et que le fait d’être nés en un lieu avec moins de ressources ou moins de développement ne justifie pas que des personnes vivent dans une moindre dignité. Il faut répéter que «les plus favorisés doivent renoncer à certains de leurs droits, pour mettre avec une plus grande libéralité leurs biens au services des autres.» (Pope Francis, Evangelii Gaudium, 190)

Exemples en action :

Développement et Paix cible les populations les plus vulnérables dans ses programmes à l’étranger. Dans les situations d’urgence, nous collaborons avec des partenaires locaux qui sont les mieux placés pour rejoindre et acheminer des secours aux plus vulnérables, comme les veuves et les mères célibataires.  

Nos partenaires représentent les plus pauvres et les plus vulnérables, et leurs voix ont la priorité dans nos documents éducatifs, offrant une tribune dans notre société canadienne à ces voix qui, autrement, risqueraient de ne pas être entendues.

Développement et Paix favorise la sensibilisation à la façon dont notre vie ici au Canada a un impact sur la vie des autres – que ce soit à travers nos achats, nos investissements ou nos politiques nationales. Certains de nos membres payent plus cher pour du café équitable, sachant qu’ils auront soit moins d’argent à dépenser ou devront boire moins de café. D’autres membres investissent dans des fonds éthiques qui peuvent porter un taux de rendement inférieur à celui des fonds non éthiques disponibles, pour veiller à ce que la richesse du monde soit répartie équitablement.