Droits et responsabilités

Tous les êtres humains ont droit de répondre aux nécessités que requiert la dignité humaine. Les droits découlent de ce que nous devons vivre selon le dessein de Dieu. Ceux-ci sont naturellement liés à notre responsabilité de protéger les droits d’autrui — en ne prenant pas au détriment d’autrui plus ce que ce qui est nécessaire pour satisfaire nos droits. 


Êtres essentiellement sociables, les hommes ont à vivre les uns avec les autres et à promouvoir le bien les uns des autres. Aussi, l'harmonie d'un groupe réclame-t-elle la reconnaissance et l'accomplissement des droits et des devoirs. Mais en outre chacun est appelé à concourir généreusement à l'avènement d'un ordre collectif qui satisfasse toujours plus largement aux droits et aux obligations. (Saint Jean XXIII, Pacem in Terris, 31)

On a souvent noté une relation entre la revendication du droit au superflu ou même à la transgression et au vice, dans les sociétés opulentes, et le manque de nourriture, d’eau potable, d’instruction primaire ou de soins sanitaires élémentaires dans certaines régions sous-développées ainsi que dans les périphéries des grandes métropoles. Cette relation est due au fait que les droits individuels, détachés du cadre des devoirs qui leur confère un sens plénier, s’affolent et alimentent une spirale de requêtes pratiquement illimitée et privée de repères. L’exaspération des droits aboutit à l’oubli des devoirs. (Pape Benoit XVI, Caritas in veritate, 43)

Exemple en action :

Chaque année, Développement et Paix dirige une campagne de sensibilisation qui souligne nos rôles et nos responsabilités en tant que citoyennes et citoyens du monde.

La campagne d’automne est conçue pour aider les gens d’ici à comprendre les causes profondes de la pauvreté et notre relation avec les problèmes mondiaux afin que nous puissions prendre des mesures ici chez nous pour nous attaquer aux causes de l’injustice. Par exemple, dans le cadre d’une campagne, les membres de Développement et Paix ont sensibilisé la population canadienne aux injustices environnementales et aux violations des droits humains causées par les opérations des minières canadiennes à l’étranger et réclamé la création d’un poste d’ombudsman indépendant chargé de recevoir et de traiter les plaintes des communautés touchées. Nous profitons de ces opérations minières, directement, par exemple par les métaux utilisés dans nos appareils électroniques, ou indirectement à travers les investissements. Nous devons reconnaître notre complicité dans la perpétuation de la pauvreté et agir pour que tous les êtres humains bénéficient également des ressources de la terre. Un demi-million de Canadiennes et de Canadiens ont répondu en soutenant l’appel à la justice de Développement et Paix.