Aysha FR

Aysha,

de la Syrie au Liban

Devp temoignages aysha 2018

Aysha est une Syrienne réfugiée au Liban depuis 2012. Elle vit dans un camp de fortune avec ses quatre enfants et est en attente de nouvelles de son mari, parti pour l’Allemagne dans l’espoir d’y faire venir sa famille.

« La ville la plus proche de chez nous était divisée entre le régime et l’Armée syrienne libre. [Pour s’y rendre], il fallait passer des contrôles militaires. La vie quotidienne devenait impossible, alors nous avons dû partir.

Notre village est désormais une zone militaire. Hier encore, quelqu’un nous a dit qu’une personne y avait été égorgée. Comment pourrions-nous même penser à retourner chez nous dans ces conditions ? »

Avec la guerre qui s’éternise, il y a de moins en moins de services pour les personnes réfugiés. Avec le soutien du gouvernement canadien, Développement et Paix continue de travailler avec son partenaire Caritas Liban afin d'offrir des soins médicaux et psychologiques à 41 685 réfugiés syriens et irakiens ainsi qu'à des Libanais vulnérables.

« Les femmes qui participent aux groupes de discussion que nous organisons sont capables d'exprimer leurs frustrations, de partager leurs problèmes et de nouer des amitiés. Elles nous ont également dit que ces groupes leur permettaient d’apprendre à mieux gérer leur anxiété et leurs émotions, et à s'affirmer davantage », affirme Carla Nammar, chargée de projets à Caritas Liban.

 

La plus grande crise de réfugiés au monde

Pour une majorité de Syriennes et Syriens, tout ce qui reste de leur chez-soi sont leurs souvenirs des paysages, des odeurs, des marchés et des visages familiers qui composaient leur quotidien. Depuis le début de la guerre civile en 2011, les frappes aériennes, les combats et les obus de mortier ont détruit des quartiers entiers, forçant 12,5 millions de Syriens à fuir leur foyer.

 

6,2 millions de personnes déplacées internes ;
6,3 millions de personnes réfugiées