Au Burundi : un toit retrouvé après des pluies diluviennes

Dans la nuit du 9 au 10 février, les habitants des quartiers Nord de Bujumbura, la capitale du Burundi, se sont réveillés en pleurant les leurs. Ils ont été submergés par de fortes inondations, un mélange d’eau et de sédiments, provoqué par des pluies diluviennes. Ces eaux destructrices ont causées la mort de 76 personnes dont de nombreux enfants et 708 personnes ont été blessées.

Les quartiers populaires de Kamenge, Kinama et Buterere figurent parmi les plus touchés par les dégâts. Au total, 4 655 maisons ont été inondées, dont 2 361 ont été complètement détruites, laissant ainsi dans les rues jonchées de boue et de pierres, des milliers de familles vulnérables sans-abris. Les pluies ont également emportées avec elles bétail, terres arables, ponts et routes, privant des quartiers entiers d’eau potable et d’électricité durant plusieurs semaines.

Afin de venir en aide aux familles sinistrées, Développement et Paix a octroyé la somme de 50 000$ à son partenaire de longue date, le Centre Jeunes Kamenge, un organisme qui opère dans la périphérie nord de la ville de Bujumbura, et dont les activités s’étendent sur 6 communes sur les 13 qui composent la capitale. Grâce à ce financement, 67 familles sinistrées vivant dans les communes de Kinama et Buterere verront leur maison reconstruites ou rénovées.

Ce projet de secours est actuellement mis en œuvre par les jeunes adultes qui participent au camp d’été du Centre. Ils façonnent les briques des maisons et distribuent aux 67 familles les matériaux de finition (tôles, fenêtres, portes, etc.) . « Les résultats sont vraiment encourageants et les jeunes prennent vraiment à cœur la mission qui leur a été confiée » déclare Guy Des Aulniers, chargé de programme pour les secours d’urgences à Développement et Paix, avant d’ajouter « qu’il faut toutefois poursuivre les efforts engagés. En plus de reconstruire l’habitat de ces familles qui ont tout perdu, il faut leur permettre de retrouver leur dignité et leur place au sein de la communauté ».

Durant l’été, les jeunes de différents horizons sont appelés à participer aux camps d’été organisés par le Centre Jeunes Kamenge afin de participer à la reconstruction et à vivre ensemble dans un esprit de fraternité, de réconciliation et de convivialité mais aussi de solidarité en vue de bâtir ensemble le pays.

Par Dominique Godbout, chargée de programme – aide humanitaire

Les femmes sont impliquées de près dans la détermination des priorités de conception des abris dans les camps de réfugiés rohingyas.

Cela fait maintenant quatre ans que l’afflux massif de réfugiés rohingyas du Myanmar vers le Bangladesh a commencé. Quatre ans que Caritas Bangladesh, par le biais de son programme d’intervention d’urgence, travaille sans relâche pour répondre aux besoins critiques des femmes, filles, garçons et hommes rohingyas qui vivent dans les camps de réfugiés à Cox’s Bazar.

Également, depuis 2017, grâce au soutien de milliers de Canadiens et d’Affaires mondiales Canada, Développement et Paix — Caritas Canada aide Caritas Bangladesh à fournir des abris dignes et sûrs aux familles dans des camps encombrés et exposés aux catastrophes.

La politique d’aide internationale féministe du Canada a motivé notre engagement à faire en sorte que les abris répondent aux besoins spécifiques de ceux qui y passent le plus de temps : les femmes, les adolescentes et les autres groupes vulnérables. Cela signifie que les abris doivent être fabriqués avec des matériaux durables, être bien ventilés, disposer d’espaces sécurisés pour cuisiner et se laver, de cloisons pour une meilleure intimité et de serrures pour la sécurité.

L’approche de Caritas Bangladesh en matière de réhabilitation et de construction d’abris, sensible à la dimension de genre et dirigée par la communauté, a eu des effets significatifs sur la communauté, en particulier pour les femmes, les filles et les groupes vulnérables. Les femmes participantes ont acquis la confiance nécessaire pour exprimer leurs besoins et participer aux décisions concernant l’amélioration de leurs abris. Elles ont également acquis des compétences, des connaissances et de l’autonomie en matière de réhabilitation/construction de logements. L’utilisation de ces nouvelles compétences et capacités a également permis de renforcer la cohésion et la fierté de la communauté. Les femmes ressentent également un plus grand sentiment de sécurité et de confiance dans la capacité de leurs abris à résister aux récurrences de phénomènes météorologiques extrêmes.

Caritas Bangladesh aide les femmes Rohingya à acquérir des compétences en matière de planification, de construction et d’entretien des abris.

Au cours de l’année écoulée, les incendies, les inondations, les cyclones et la pandémie de COVID-19 ont créé plusieurs embuches dans la mise en œuvre de la réponse humanitaire. Cela a eu des répercussions négatives sur la sécurité et le bien-être des réfugiés, surtout pour les ménages les plus vulnérables. Malgré ces difficultés, Développement et Paix reste déterminé à soutenir les efforts continus de Caritas Bangladesh pour assurer la dignité des Rohingyas et pour améliorer leur avenir.