C’est reparti !

Au moment où vous lirez ces lignes, je serai déjà au Kenya. Cette mission s’inscrit dans le suivi de nos actions dans la Corne de l’Afrique suite à la sécheresse. En novembre dernier, nous avions visité l’Éthiopie. J’étais alors avec Kelly Di Domenico, agente de communications, et Danielle Gobeil, directrice adjointe au Service des programmes internationaux. Cette fois, un peu tristement… je serai seul.
 
On évalue à 3 750 000 le nombre de personnes souffrant d’insécurité alimentaire à cause de la sécheresse. La moitié de la population du Québec. À ce niveau, je ne sais plus ce que veulent dire ces chiffres.
 
Au cours de mon séjour, je vous parlerai du camp de réfugiés de Daadab, le plus grand au monde, du Somaliland, territoire indépendant mais non reconnu, de Nairobi, cette métropole africaine qui est maintenant devenue dangereuse, et enfin des projets que nous appuyons avec Caritas Kenya que j’irai visiter.
 
Après mon passage au Kenya, j’irai à Caritas Internationalis, à Rome, pour participer à un « sommet régional » sur la Corne. Toutes les Caritas impliquées y seront. Nous ferons le bilan des interventions faites jusqu’à maintenant et élaboreront les pistes pour les mois et années à venir. Une occasion privilégiée d’avoir un portrait global de la situation, de discuter ensemble d’une conjoncture tout à fait particulière, mais aussi de rencontrer de visu tous ceux avec qui je communique par courriel ! Cela facilite tellement le travail pour la suite.
 
À très bientôt.

Par Dominique Godbout, chargée de programme – aide humanitaire

Les femmes sont impliquées de près dans la détermination des priorités de conception des abris dans les camps de réfugiés rohingyas.

Cela fait maintenant quatre ans que l’afflux massif de réfugiés rohingyas du Myanmar vers le Bangladesh a commencé. Quatre ans que Caritas Bangladesh, par le biais de son programme d’intervention d’urgence, travaille sans relâche pour répondre aux besoins critiques des femmes, filles, garçons et hommes rohingyas qui vivent dans les camps de réfugiés à Cox’s Bazar.

Également, depuis 2017, grâce au soutien de milliers de Canadiens et d’Affaires mondiales Canada, Développement et Paix — Caritas Canada aide Caritas Bangladesh à fournir des abris dignes et sûrs aux familles dans des camps encombrés et exposés aux catastrophes.

La politique d’aide internationale féministe du Canada a motivé notre engagement à faire en sorte que les abris répondent aux besoins spécifiques de ceux qui y passent le plus de temps : les femmes, les adolescentes et les autres groupes vulnérables. Cela signifie que les abris doivent être fabriqués avec des matériaux durables, être bien ventilés, disposer d’espaces sécurisés pour cuisiner et se laver, de cloisons pour une meilleure intimité et de serrures pour la sécurité.

L’approche de Caritas Bangladesh en matière de réhabilitation et de construction d’abris, sensible à la dimension de genre et dirigée par la communauté, a eu des effets significatifs sur la communauté, en particulier pour les femmes, les filles et les groupes vulnérables. Les femmes participantes ont acquis la confiance nécessaire pour exprimer leurs besoins et participer aux décisions concernant l’amélioration de leurs abris. Elles ont également acquis des compétences, des connaissances et de l’autonomie en matière de réhabilitation/construction de logements. L’utilisation de ces nouvelles compétences et capacités a également permis de renforcer la cohésion et la fierté de la communauté. Les femmes ressentent également un plus grand sentiment de sécurité et de confiance dans la capacité de leurs abris à résister aux récurrences de phénomènes météorologiques extrêmes.

Caritas Bangladesh aide les femmes Rohingya à acquérir des compétences en matière de planification, de construction et d’entretien des abris.

Au cours de l’année écoulée, les incendies, les inondations, les cyclones et la pandémie de COVID-19 ont créé plusieurs embuches dans la mise en œuvre de la réponse humanitaire. Cela a eu des répercussions négatives sur la sécurité et le bien-être des réfugiés, surtout pour les ménages les plus vulnérables. Malgré ces difficultés, Développement et Paix reste déterminé à soutenir les efforts continus de Caritas Bangladesh pour assurer la dignité des Rohingyas et pour améliorer leur avenir.