Un avent de l’espoir : L’histoire de Victoria Filibus

Une personne moins courageuse aurait pu sombrer dans le désespoir. Mais Victoria Filibus n’a pas abandonné, parce qu’on ne l’a pas laissée tomber.

Les problèmes de Victoria ont commencé lorsque son mari est tombé malade en 2010. Il avait besoin de traitements spécialisés à Ibadan, loin de leur village nigérian près de la frontière camerounaise.

Tragédie et terreur

En 2013, son état s’est aggravé. Il a perdu la vie quand leur village fut assiégé par des militants de Boko Haram, l’empêchant de se rendre à l’hôpital d’Ibadan.

La famille se relevait à peine de la perte de son chef de famille lorsque Boko Haram est revenu, menant cette fois une attaque en règle sur le village. « Ils ont commencé à tirer. Les gens couraient partout », se rappelle Victoria.

Avec ses neuf enfants, alors âgés entre deux et 19 ans, elle réussit avec peine à s’enfuir, en plein milieu de la nuit. « Ils nous pourchassaient. Nous avons gravi une montagne pour leur échapper », raconte Victoria. Le lendemain, elle aidait à ramasser les corps dans des charrettes. Puis, elle et ses enfants sont partis pour Maiduguri.

« C’était un voyage terrible. Nous étions pieds nus. Nous n’avions pas de nourriture, pas d’eau », se souvient Victoria. À Maiduguri, la famille s’est retrouvée dans un camp de personnes déplacées internes, où ils vivent encore aujourd’hui.

Une crise complexe

Victoria a partagé cette histoire déchirante avec des Canadiennes et des Canadiens en novembre dernier. Elle participait au lancement d’un rapport sur les causes et les conséquences du conflit avec Boko Haram dans le bassin du lac Tchad.

Ce rapport a été produit par Social Action, un partenaire nigérian de Développement et Paix — Caritas Canada. Il démontre comment le « mal-développement », la corruption et les changements climatiques peuvent contribuer aux conflits et au déplacement de personnes comme Victoria.

Selon le Dr. Isaac Asume Osuoka, co-auteur de ce rapport, « l’histoire de Victoria est une histoire très triste. Mais c’est aussi une histoire qui démontre la résilience humaine.»

De l’espoir en des temps difficiles

Victoria se souvient de leurs premiers jours au camp comme d’une période difficile. Elle n’y connaissait personne et les rations alimentaires étaient souvent insuffisantes pour sa nombreuse famille. Mais c’est aussi dans ce camp que sa chance a commencé à tourner.

La solidarité et les contributions de milliers de Canadiennes et de Canadiens ont redonné de l’espoir à des centaines de « Victoria » au Nigéria.

Avec le soutien continu de Développement et Paix, Social Action offre des services à long terme dans les camps de personnes déplacées. Leurs programmes de formation ont mené Victoria vers une certaine autonomisation économique. Guidée par leurs conseillers, elle a mis ses enfants à l’école. L’un d’entre eux a même fini l’université et commencé à travailler pour Social Action.

Victoria a elle-même parcouru un long chemin. Elle est devenue une leader dans la communauté du camp. Avec une trentaine d’ambassadeurs et ambassadrices des droits humains, elle sensibilise les communautés aux enjeux des droits des femmes, des changements climatiques et de la gestion des ressources naturelles. Elle dirige actuellement une équipe d’éducateurs et éducatrices de Social Action qui font de la sensibilisation sur la COVID-19 et de la formation pour la prévention des infections.

Répandre la solidarité

Grâce à votre solidarité, vous contribuez à apporter de l’espoir et de la dignité à des centaines de milliers de personnes comme Victoria. Votre générosité permet à nos partenaires sur le terrain d’apporter des réponses à court terme aux désastres, et des solutions à plus long terme aux problèmes récurrents de pauvreté, de faim, d’exploitation et d’injustice.

En cette saison des Fêtes, nous vous invitons à continuer de répandre la solidarité.

 

Ce Noël, offrez l’espoir en cadeau!

 

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