Notre programme

L’Afghanistan se relève à peine d’une guerre qui a duré de 2001 jusqu’en 2014. Notre programme vise donc à soutenir la participation citoyenne dans cette jeune démocratie, à améliorer les conditions sociétales des femmes et à promouvoir la paix à tous les niveaux de la société.

Après des années d’intervention étrangère, les institutions démocratiques du pays demeurent fragiles et nos partenaires encouragent la participation citoyenne à la gouvernance et aux processus de paix.

« Auparavant, comme je ne savais ni lire ni écrire, je devais signer avec mon pouce, sans comprendre les documents. Grâce aux cours d’alphabétisation que j’ai suivi avec l’AWRC, je peux d’abord lire et ensuite signer. » Roya, une membre d’AWRC qui n’a pas pu aller à l’école à cause des restrictions des talibans.

Comme les femmes sont encore très marginalisées en Afghanistan, notre priorité demeure l’amélioration de leur statut social, le renforcement de leurs droits et la contribution à leur autonomie financière. Nos partenaires sont présents au niveau local, régional et national pour susciter le changement et faire en sorte que les voix de la population soient entendues dans le processus de reconstruction, incluant celles des personnes les plus marginalisées.

La situation

L’Afghanistan est l’un des pays les plus pauvres et les plus corrompus au monde. En 40 ans, il a été le théâtre de deux guerres dévastatrices : la guerre soviéto-afghane de 1979 à 1989 et la guerre d’Afghanistan de 2001 à 2014, déclenchée par les attaques du 11 septembre 2001 sur la ville de New York. Dans les deux cas, la forte intervention étrangère a eu un impact majeur sur la gouvernance du pays et les luttes de pouvoir continuent de nuire au processus électoral.

L’Afghanistan est le pays du monde où l’égalité entre les femmes et les hommes est à son plus bas niveau. Les femmes continuent de vivre des formes extrêmes de discrimination et d’exclusion qui limitent leur accès aux ressources financières, au marché de l’emploi et aux services d’éducation et de santé. Même la fameuse loi présidentielle de 2009, la Loi sur l’élimination de la violence contre les femmes, est demeurée lettre morte.

Suite au retrait des forces de combat de l’OTAN en décembre 2014, l’insécurité et les pertes civiles demeurent élevées dans le pays. L’intensification des combats contre le groupe État islamique et les talibans sur différents fronts entraîne de nombreuses pertes du côté de la population civile afghane.