Notre programme

Développement et Paix a une longue histoire avec le Brésil. Notre programme s’est développé au fil des ans à partir des interactions avec les commissions pastorales de l’Église brésilienne qui avaient été créées pour répondre à certains enjeux socio-économiques spécifiques du pays. La Commission pastorale de la Terre (CPT) de l’Église demeure un important partenaire de Développement et Paix pour le renforcement des droits des paysans.

À travers ces partenariats, le programme de Développement et Paix au Brésil cherche à redresser les injustices et dénoncer les abus dont sont victimes les communautés pauvres et marginalisées au nom de projets de développement qui ne bénéficient qu’aux grandes entreprises, tels les projets miniers, l’agriculture de monoculture à grande échelle et la construction de barrages hydro-électriques. Que ce soit en milieu rural ou urbain, les personnes pauvres et vulnérables ne profitent que rarement de la richesse générée par ces projets. Le Brésil se retrouve ainsi aux premiers rangs mondiaux en termes d’inégalité des revenus. Le travail de Développement et Paix a pour but d’assurer que les voix de ces communautés soient entendues et que leurs droits soient respectés au niveau municipal, des États et national.

La situation

Même si le Brésil est considéré comme un pays émergent, le taux d’inégalité entre les riches et les pauvres est l’un des plus élevés au monde. La richesse du pays s’est construite aux dépens des communautés pauvres et marginalisées, ainsi que par une exploitation effrénée de ses ressources naturelles. Les communautés autochtones ont été témoins de la destruction et de la contamination de leurs terres ancestrales de la forêt tropicale amazonienne; les paysans ont été chassés de leurs fermes; et en ville, les communautés des favelas sont privées des services de base. À Minas Gerais, en novembre 2015, un grave désastre minier a démontré les risques liés aux industries extractives dans le pays et le manque de régulation de ce secteur.

Récemment, la destitution de la Présidente Dilma Roussef a placé au pouvoir un gouvernement non élu, menaçant ainsi la démocratie ainsi que les récentes réformes et programmes visant la création d’une société plus juste. En parallèle, les défenseurs de droits humains, les activistes environnementaux et les communautés pauvres se sont vus de plus en plus criminalisés.

Les commissions pastorales de l’Église continuent d’œuvrer pour la justice sociale et l’Église catholique brésilienne demeure un acteur infatigable dans cette lutte pour la justice sociale au Brésil. Elle participe activement au réseau latino-américain « Églises et Industries minières », ainsi qu’au Réseau ecclésial pan-amazonien, tous les deux soutenus de différentes manières par Développement et Paix.